Identifier les signes d'une baisse de moral permet d'agir rapidement et d'éviter que la situation ne s'aggrave. Plusieurs facteurs peuvent être responsables d'un état de déprime passager.
Les facteurs déclencheurs
Les changements de saison affectent particulièrement notre moral. Les jours diminuent et notre organisme manque de lumière naturelle, ce qui impacte directement notre production de sérotonine, aussi appelée « hormone du bonheur ».
La fatigue liée au surmenage épuise nos réserves énergétiques et rend notre système nerveux plus vulnérable. Lorsque nous puisons continuellement dans nos ressources sans nous accorder de temps de récupération, notre organisme finit par montrer des signes de faiblesse.
Les périodes de changements importants dans notre vie, qu'elles soient professionnelles ou personnelles, constituent des facteurs de stress qui peuvent déclencher une baisse de moral. Un déménagement, un changement de poste, une rupture ou un deuil sont autant d'événements qui sollicitent notre capacité d'adaptation.
Les carences nutritionnelles privent notre cerveau des nutriments essentiels à son bon fonctionnement. Notre système nerveux a besoin d'un apport régulier en vitamines, minéraux et acides gras pour maintenir son équilibre.
Un manque de sommeil prolongé perturbe la consolidation de nos émotions et l'équilibre de nos neurotransmetteurs. C'est durant le sommeil que notre cerveau se régénère et traite les informations émotionnelles de la journée.
L'isolement social prive notre système nerveux des stimulations relationnelles nécessaires à son équilibre. Nous sommes des êtres sociaux, et le contact avec autrui nourrit notre équilibre mental.
Les manifestations d'une baisse de moral
Une déprime peut se traduire de différentes manières.
Une difficulté à se projeter dans l'avenir s'installe progressivement. L'énergie et la motivation diminuent, rendant même les tâches simples plus difficiles à accomplir.
Le sommeil devient perturbé, que ce soit par des insomnies, ou au contraire, par une hypersomnie où l'on dort beaucoup sans pour autant se sentir reposé.
L'appétit se modifie, parfois avec des excès (envies de grignotage), ou au contraire par une perte partielle ou totale d'appétit.
Les activités qui étaient habituellement source de plaisir perdent leur attrait. Nous n'avons plus envie ou n'arrivons plus à faire des activités plaisantes (voir ses amis, pratiquer une activité physique, etc).
Une irritabilité associée à une hypersensibilité émotionnelle apparaît fréquemment. On se sent à fleur de peau, on pleure facilement.
D'autres symptômes peuvent être associés comme une fatigue persistante malgré le repos, un sentiment de tristesse ou de vide qui s'installe, ainsi que des difficultés de concentration qui rendent le travail ou les études compliquées. Ou encore, un ralentissement général de notre système cognitif, rendant nos gestes et nos pensées plus difficiles.
Quand consulter un professionnel ?
Dans certaines situations, il devient important de consulter un professionnel de santé sans attendre. Si les symptômes persistent plus de deux semaines sans amélioration, si des pensées sombres ou des idées suicidaires apparaissent, si vous devenez incapable d'accomplir vos tâches quotidiennes, si l'isolement social devient complet ou si une perte d'espoir totale s'installe, ne restez pas seul face à ces difficultés.
Ces signaux nécessitent une prise en charge médicale rapide. Parler à un professionnel n'est pas un signe de faiblesse ; c'est, au contraire, une démarche courageuse et responsable envers soi-même. Votre médecin traitant, un psychologue ou un psychiatre sont là pour vous accompagner dans ces difficultés.