Maternité : votre guide bien-être de la grossesse au post-partum

Quel événement plus exceptionnel existe-t-il que celui d’un corps qui crée la vie ? La grossesse et le post-partum sont des périodes d’une intensité inégalée dans la vie d’une femme, un effort physique maximal et une réorganisation totale pour accueillir ce nouvel être au creux de ses bras. En dehors des clichés de béatitude et de rose layette véhiculés pendant des années, la parole s’est libérée sur le vécu réel et ambivalent des femmes à leur maternité, des couples à leur parentalité. La science avance et éclaire d’un œil nouveau cette période de vie magique, mais exigeante. Faisons le point sur tout cela ensemble, avant de vous transmettre les clefs pour une grossesse et un post-partum conscients, joyeux et sereins.

Temps de lecture : +4 min.

La grossesse pas à pas

Les variations hormonales

La grossesse et le post-partum représentent un ballet hormonal inédit pendant la vie d’une femme, millimétré et tellement bien orchestré. C’est le moment où les taux hormonaux seront les plus élevés, puis chuteront le plus brutalement quelques jours après l’accouchement.

Dès la fécondation, une nouvelle hormone entre en jeu : la Beta HCG. C’est elle que l’on dose dans les tests de grossesse, elle est produite par les cellules du placenta et augmente très rapidement pour atteindre un pic autour de 8 à 10 semaines puis se stabiliser jusqu’à l’accouchement. Elle est produite par l’embryon lui-même afin d’assurer sa survie ! Magie de la nature humaine !

Dès l’ovulation, la progestérone s’installe dans le corps de la femme et perdurera jusqu’à la fin de la grossesse grâce au placenta là où, dans un cycle menstruel sans fécondation, elle rechute avant l’arrivée des règles. C’est une hormone qui permet le maintien de la grossesse, évite les contractions et a aussi un effet de ralentissement et relâchement sur différentes fonctions du corps pouvant ainsi causer de la fatigue, de la constipation, des remontées acides, un relâchement ligamentaire.

En parallèle, les œstrogènes qui sont présents tout au long du cycle menstruel à des taux variables, vont en cas de grossesse grimper continuellement à leurs niveaux les plus hauts pour ne chuter que 3 jours environ après l’accouchement. Cette chute hormonale occasionne chez de nombreuses femmes cet état de tristesse inexpliquée appelée le "baby blues". Les œstrogènes servent quant à eux à la croissance de l’utérus, l’augmentation du flux sanguin, le développement des seins en vue de l’allaitement, mais peuvent aussi causer une sensibilité mammaire, de la rétention d’eau et le fameux masque de grossesse.

Enfin, sur la fin de la grossesse, deux autres hormones vont jouer un rôle clef : l’ocytocine, aussi appelée l’hormone de l’amour qui est essentielle au déclenchement de l’accouchement ainsi qu’à la création du lien d’attachement entre le bébé et ses parents (car oui le père aussi voit ses taux d’ocytocine augmenter et même ses taux de testostérone diminuer légèrement au contact de son enfant). Puis la prolactine qui est l’hormone permettant la lactation et qui a également pour effet de bloquer, pendant un certain temps dépendant des femmes, la possibilité d’ovuler à nouveau.


Les changements physiques

Pendant 9 mois, le corps va petit à petit évoluer, se modeler à la vie qui grandit en lui, puis en quelques jours ou semaines seulement, retrouver certains fonctionnements d’avant là où d’autres prendront bien plus de temps. Le corps est incroyable d’adaptabilité.

Les premiers signes physiques de la grossesse

Les premières modifications du corps qui sont bien souvent les signaux précoces annonciateurs d’une grossesse sont la fatigue, une sensibilité accrue dans la poitrine accompagnée d’une augmentation de volume et d’aréoles plus foncées, des tiraillements dans le bassin et parfois une sensation d’être nauséeuse.

Pendant les 3 premiers mois de grossesse, la mère et l’embryon fabriquent conjointement un nouvel organe : le placenta qui servira à produire la fameuse hormone Beta HCG, assurer les échanges d’oxygène et de nutriments, mais aussi filtrer certains déchets (attention, certains passent néanmoins la barrière placentaire).

L'évolution du ventre et l'adaptation du corps

Ensuite évidemment, couplé aux variations hormonales évoquées précédemment, le ventre va petit à petit s’arrondir et l’utérus s’agrandir pour passer de la taille d’une poire avant grossesse, à la taille d’une pastèque en fin de grossesse. Les organes de l’abdomen vont donc tous devoir se réadapter et se réorganiser au fil de la croissance du bébé et le centre de gravité va lui aussi légèrement changer, faisant basculer le bassin vers l’avant et pouvant causer différentes douleurs dans le dos. C’est tout l’équilibre du corps de la femme enceinte qui évolue.

Le système digestif peut lui aussi être bouleversé, d’abord par les épisodes de nausées, voire vomissements, puis par d’éventuels troubles de constipation, de brûlures d’estomac, d’hémorroïdes. Cela est parfois couplé à un changement de régime alimentaire dirigé par de nouvelles pulsions et envies inédites.

Le cœur quant à lui va fonctionner de manière accélérée, car il va devoir pomper non seulement le réseau sanguin de la mère, mais aussi celui du bébé, le volume sanguin augmente d’environ 40 à 50% pendant la grossesse. Cela explique notamment l’essoufflement que certaines femmes peuvent vivre ainsi que les éventuelles jambes lourdes ou varices. D’autres organes comme la thyroïde vont également voir leur activité décuplée pour maintenir le corps qui crée la vie.

Les changements de la peau

La peau aussi va être modifiée, en particulier dans la zone du ventre, des cuisses et des fesses sur lesquelles le volume va augmenter et donc la peau s’étirer. La peau du visage va également être modifiée sous l’effet des hormones, on peut vivre le fameux « Mama glow » et voir sa peau rayonnante mais aussi se trouver face à des problématiques d’acné spécifiques à cette période de grossesse. Quoi qu’il en soit, les taux élevés d’œstrogènes exposent la peau à des risques de tâches en contact avec le soleil, le fameux melasma ou masque de grossesse.

Les variations émotionnelles

Enfin, certaines modifications plus subtiles font aussi partie du lot comme une intuition exacerbée, des rêves ou cauchemars particuliers, un comportement un peu plus tête en l’air que d’habitude. On attribue cela aux modifications du cerveau pendant la grossesse que de récentes études ont permis de démontrer. En effet, pendant la grossesse, la matière grise et l’épaisseur de la couche externe du cortex cérébral d’une femme diminue et en parallèle la structuration de la matière blanche et la connectivité cérébrale augmentent. Cela permettrait notamment un meilleur traitement des émotions et des fonctions cognitives plus intuitives.

Les émotions seront plus à fleur de peau sous l’effet des hormones, la femme apprivoise une nouvelle expérience de vie, une nouvelle facette de sa personnalité, cela peut occasionner des réflexions sur sa propre naissance et enfance, des projections et conversations au sein du couple, des réactions peu habituelles et une plus grande sensibilité. Tout cela est tout à fait normal.


Maux fréquents et solutions naturelles

À chaque stade de la grossesse ses découvertes, ses joies et parfois aussi ses désagréments. Chaque grossesse est différente et les femmes ne souffrent pas toutes des mêmes maux, l’idéal est donc d’individualiser la prise en charge de chacune en vous référant à votre professionnel de santé : sage-femme, gynécologue ou médecin généraliste.

La fatigue du premier trimestre

Parmi les maux les plus fréquents, on retrouve la fatigue intense du 1er trimestre qui est due principalement aux changements hormonaux auxquels le corps fait face. On estime que la grossesse demande, chaque jour pendant 9 mois, la même énergie nécessaire à courir un marathon(1). On comprend donc que le corps soit fatigué et on l’accompagne au mieux. Pour cela, pas de solution miracle si ce n’est adopter les micro-siestes, une vingtaine de minutes pour fermer les yeux et si possible s’allonger afin de recharger les batteries. Pensez également à vous coucher plus tôt et à adapter votre agenda autant que possible. De même, une alimentation équilibrée, composée d’un petit déjeuner protéiné et stabilisant autant que possible la glycémie permettra de maintenir une énergie stable tout au long de la journée.

Les nausées et les troubles digestifs

Le début de la grossesse peut aussi rimer pour de nombreuses femmes avec des nausées, des brûlures d’estomac, des difficultés à s’alimenter. Quelques conseils simples peuvent vous sauver la mise : fractionner vos repas afin de manger régulièrement et en petite quantité, vous alimenter avant même d’avoir posé le pied au sol le matin (la parfaite occasion de se faire servir le petit-déjeuner au lit), boire des tisanes ou jus de gingembre  ou encore de l’eau gazeuse infusée avec quelques feuilles de menthe fraîche. Si ces inconforts perdurent après le 1er trimestre, pensez à en parler avec votre professionnel de santé pour vous assurer qu’il n’y a pas de complications et trouver des solutions afin de vous soulager.

Certaines femmes peuvent également subir des difficultés de transit, et notamment de la constipation induite par la progestérone qui a tendance à ralentir les processus physiologiques ou des hémorroïdes dues à la congestion dans la zone du petit bassin. Il est important de ne pas laisser traîner ces troubles et de se faire aider pour éviter les complications. La première chose à faire est de bien s’hydrater, puis de s’assurer de consommer suffisamment de fibres et de bouger pour activer le péristaltisme intestinal. Les petites poches de glace périnéales appelées aussi bains dérivatifs peuvent également être très utiles dans ces situations. Si cela ne suffit pas, prenez conseil auprès de votre professionnel de santé pour trouver le protocole adapté sans causer de trop gros impact sur les intestins qui se trouvent tout proche de l’utérus.

Les défis du premier trimestre

Le 1er trimestre est bien souvent un moment déroutant, il demande de jongler au quotidien entre cette fatigue, ces éventuelles nausées, les émotions et réflexions qui fusent dans la tête tout en gardant pour la majorité des couples le secret de cette grossesse jusqu’à la fameuse échographie du 1er trimestre. Néanmoins, dans certains cas, il peut être très libérateur d’en parler à quelques personnes proches pour s’autoriser, avec eux au moins, à adapter nos horaires et extérioriser nos émotions. Parlez-en en couple afin de faire le choix qui vous convient le mieux à vous.

A différents stades de la grossesse, les femmes peuvent souffrir de douleurs ligamentaires, sciatique, pubalgie ou autres maux très douloureux et handicapants. Pour cela, un suivi par un kinésithérapeute et/ou ostéopathe sera le bienvenu, couplé avec des étirements doux, de la marche et une petite bouillotte si besoin pour soulager la zone.

Enfin, à l’approche du dernier trimestre de grossesse, on peut rencontrer des difficultés veineuses et problématiques de jambes lourdes liées à la place que prend le bébé et au cocktail hormonal. Les meilleurs conseils sont alors de rester autant que possible en mouvement doux pour stimuler la circulation veineuse et lymphatique. Vous pouvez marcher, nager, porter des bas de contention, mais aussi vous brosser la peau à l’aide d’une petite brosse à sec et enfin boire certaines plantes circulatoires en tisane comme le marronnier d’inde ou l’hamamélis.

Bon à savoir : il existe différentes applications mobiles ou calendriers permettant de suivre semaine après semaine les évolutions de votre corps et de votre bébé, c’est fascinant à découvrir et cela permet aussi de comprendre et relativiser les éventuels inconforts que l’on rencontre !

Prendre soin de soi pendant la grossesse

Dès que l’on tient son test de grossesse positif entre les mains, c’est bien souvent le branle-bas de combat pour savoir ce qu’on ne doit plus faire, plus manger, les produits que l’on ne doit plus utiliser. L’idéal serait de se pencher sur tout cela en amont pour avoir un petit mémo en tête et s’éviter un tourbillon de stress. Faisons le point ensemble sur les quelques essentiels en termes d’alimentation, de cosmétiques, d’exercices physiques pendant la grossesse.

Les besoins de la femme enceinte

Beauté

Le premier geste beauté à adopter pendant la grossesse est celui de faire un tri dans sa routine de soins afin d’éliminer les produits qui contiennent des huiles essentielles, des acides exfoliants type AHA, ou encore des perturbateurs endocriniens. Cap sur une routine simple, naturelle et adaptée aux femmes enceintes.

Il va être également important d’apporter de l’hydratation et de bien nourrir sa peau, que ce soit sur le visage, mais aussi sur le corps pour prévenir les risques de vergetures.

Adoptez par exemple un sérum à l’acide hyaluronique, ajoutez un peu d’huile végétale dans votre crème de jour et adoptez le geste simple de passer un baume ou huile de prévention des vergetures sur la zone du ventre, des cuisses, des fesses. La petite astuce ? Continuez si vous le pouvez en post-partum avec des produits adaptés pour la mère et le bébé !

Pendant la grossesse, de nombreuses choses évoluent dans le corps de la femme et la peau n’est pas en reste. Outre le fameux « Mama glow » dont nous rêvons toutes, certaines vont au contraire vivre une période d’acné de grossesse pour laquelle il pourra être intéressant de se tourner vers des masques à l’argile et des actifs à base de zinc ou d’acide salicylique.

Peut-être avez-vous déjà entendu parler du Melasma ou masque de grossesse ? En effet, la peau sera également plus sensible aux tâches causées par le soleil à cause des hormones très élevées et il est donc recommandé de porter un filtre solaire dès que vous croisez les rayons du soleil, et ce, pendant toute la grossesse et l’allaitement. Pensez également à coupler cela avec un chapeau ou une casquette pour une meilleure protection.

Nutrition

D’un point de vue alimentaire, les directives sont assez claires et souvent transmises par les professionnels de santé selon vos besoins personnels. Les aliments à mettre de côté sont principalement les suivants :

  • Les graines germées

  • La viande crue

  • Le foie

  • Les œufs crus (mousse au chocolat, mayonnaise) 

  • Les poissons fumés (saumon fumé par exemple) 

  • Les poissons et produits de la mer crus (huîtres, tarama, surimi, sushis etc)

  • La charcuterie (rillettes, foie gras, pâté etc)

  • Les fromages au lait cru surtout à pâte molle, croutes de fromage, fromage râpé (ok si vous le râpez vous même avec des ustensiles bien propres)

  • Si vous n’êtes pas immunisée contre la toxoplasmose, il faudra également faire attention à bien laver vos crudités.

Côté boisson, on met de côté l’alcool pendant la grossesse et on limite si on le peut les boissons excitantes que sont le thé et le café. Une étude a démontré que plus on avance dans la grossesse, plus le foie met de temps à dégrader la caféine or celle-ci passe la barrière placentaire alors que le bébé n’a pas les enzymes nécessaires pour le métaboliser efficacement. Il est donc préférable de limiter sa consommation à 1 ou 2 tasses par jour maximum, pour son propre corps, mais aussi celui du bébé.

Alors qu’est-ce qu’on met dans son assiette pendant la grossesse

Besoins

Informations complémentaires

Sources

Omégas 3

Ils ont un impact prouvé sur le développement du cerveau de l’enfant à naître.

On en trouve de source animale (poissons gras, algues) ou de source végétale (graines de lin, de chia ou huiles de lin, noix, colza, cameline, chanvre).

Protéines

Les protéines sont nécessaires entre autres à la structure du corps et la grossesse et l'allaitement sont les périodes de vie les plus exigeantes en protéines, c'est-à-dire environ 125g/jour pour une femme enceinte et jusqu’à 150g/jour pour une femme allaitante.

On trouve des protéines complètes ou incomplètes à la fois dans le règne animal et végétal : légumineuses, graines, oléagineux, soja, algues, quinoa, sarrasin, viande, poisson, œufs, produits laitiers.

Vitamines et minéraux

Ils sont essentiels à la globalité des fonctions du corps de la mère et au bon développement du fœtus.

On les puise dans une alimentation variée, brute, de saison. Par exemple dans les oléagineux (noix, amandes, noix du brésil, noix de cajou etc), les céréales complètes ou semi complètes, les fruits et légumes crus (bien lavés) et cuits à volonté, les jus de légumes, mais aussi les produits animaux si vous en consommez.

Indice glycémique faible

Les études ont démontré que la quantité de glucose en circulation dans le sang de la mère pendant la grossesse pourrait exposer le bébé à plus de risques de diabète au cours de sa vie or, on a tendance à consommer 3 fois plus de sucre durant la grossesse qu’en temps normal.

On évite les grignotages de sucre, en privilégiant les petits-déjeuners protéinés, les céréales semi-complètes ou complètes, les fruits, les oléagineux, les gâteaux faits maison avec des sucres et farines complets et en allant marcher un peu après les repas.

Hydratation

Environ 1,5 à 2L d’eau minimum par jour

L'idéal est une eau plate, filtrée ou minérale


Bon à savoir : s’il y a bien une idée à bannir pendant la grossesse, c'est celle de « manger pour deux ». Il ne faut pas manger deux fois plus, mais deux fois mieux, et ça dès le projet de conception et jusqu’en post-partum. Néanmoins, on sait bien que lors des nausées du premier trimestre, il est parfois difficile de bien s’alimenter alors dans ce cas précis, on fait de son mieux sans pression.

Adapter ses pratiques physiques 

Le sport et le mouvement sont bénéfiques à l’organisme tout entier, et ce, peu importe les étapes de vie d’une femme. La haute autorité de santé (HAS) recommande pour les femmes enceintes une activité physique modérée entre 150 et 180 minutes par jour, en adaptant la durée et l’intensité aux pratiques habituelles de la femme avant la grossesse. Autrement dit, vous pouvez continuer à pratiquer de la même manière qu’avant, en évitant simplement les sports extrêmes, de contact, de combat, et éventuellement les postures de torsion ou respirations intenses comme on peut en voir en yoga.

Comme toujours, restez à l’écoute de votre niveau d’énergie, de vos sensations, et ajustez la pratique en fonction de cela.

Il faudra ensuite lever un peu le pied à l’approche du 5e ou 6e mois de grossesse, pour cela n’hésitez pas à demander l’avis de votre gynécologue ou sage-femme et à suivre des cours spécifiques aux femmes enceintes.

Compléments alimentaires

Pour finir l’une des premières choses, si ce n’est la première chose à faire à la découverte de votre test de grossesse positif, est de contacter votre professionnel de santé pour savoir si vous devez ou non continuer vos traitements en cours, et contacter votre praticien en santé naturelle pour savoir si vous devez ou non continuer vos cures de compléments alimentaires et plantes en cours. Certaines molécules sont contre-indiquées pendant la grossesse, il est donc important de mettre tout cela à plat dès les premiers moments de grossesse.

Votre gynécologue, médecin ou sage-femme vous prescrira alors si ce n’est pas déjà fait (l’idéal étant de commencer 6 mois avant la procréation(2)) ,3 un complément en acide folique aussi appelé folates ou vitamine B9.  Vous pouvez demander une forme dégradée (5-MTHF ou Méthylfolate) de l’acide folique pour vous assurer sa bonne assimilation(3).

D’autres compléments alimentaires pourront être intéressants selon votre situation personnelle, notamment les omégas 3, le magnésium, le fer, les vitamines du groupe B.


Notre sélection de produits

Testé et prouvé cliniquement, dédié aux peaux sèches, fragilisées ou à tendance atopique, ce baume relipidant triple action apaise les irritations et rougeurs, réduit les démangeaisons et nourrit intensément la peau. Concentré en huile végétale d’Avoine réparatrice et en Céramide NP relipidante, sa formule anti-dessèchement renforce la barrière cutanée et protège les peaux les plus sensibles. Adapté à toute la famille dès la naissance pour le visage et le corps, il s’utilise pur ou personnalisé.

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Hydratez votre peau pendant 48 heures et retrouvez une peau de bébé, douce, souple et rebondie grâce cette crème visage hydratante qui combine acide hyaluronique nouvelle génération et acide polyglutamique.

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Cette crème fluide purifiante BIO rééquilibre, matifie et hydrate la peau tout en réduisant les imperfections. Concentrée en Zinc Hyaluronate et Acide Salicylique, elle agit sur les points noirs, resserre les pores, stimule le renouvellement cellulaire et apaise les inflammations. Sans parfum ni huiles essentielles, elle convient aux peaux grasses, à imperfections ou à tendances acnéiques. Fini mat et velouté. S’utilise en soin de jour ou nuit.

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Ce complément alimentaire associe 3 formes de magnésium pour une efficacité optimale en cumulant haute biodisponibilité et teneur élevée en magnésium : Bisglycinate de Magnésium, Magnésium marin et extrait de Laitue de mer BIO. Conseillé en cas de fatigue, stress, ainsi que pour la récupération musculaire, le magnésium contribue à la réduction de la fatigue et au bon fonctionnement du système nerveux, favorise une fonction musculaire et une synthèse protéique normale et participe à la santé osseuse. C'est aussi un supplément incontournable chez les sportifs, dont les besoins en magnésium sont accrus. La prise de 3 gélules par jour couvre les besoins quotidiens en magnésium.

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Adoptez le brossage à sec avec cette brosse en bois de Hêtre issu de forêts gérées durablement et en poils vegan en sisal, la fibre végétale de l’Agave. Ronde et facile à prendre en main, cette brosse de drainage stimule la microcirculation cutanée et procure une action exfoliante douce de la peau. Jour après jour, elle tonifie et raffermit l’épiderme, favorise l’élimination de la cellulite et des toxines, adoucit et améliore l’aspect de la peau tout en lui apportant ce fameux « glow » naturel. Le brossage à sec est aussi réputé pour agir contre la rétention d’eau et aider à retrouver une sensation de jambes légères.Pour une peau soyeuse, plus tonique et raffermie !

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Les conseils de la naturopathe pour bien vivre sa grossesse

Éliminez autant que possible les perturbateurs endocriniens de votre environnement : optez pour des vêtements en fibres naturelles (coton, lin, laine), éliminez de votre cuisine les contenants en plastique et poêles en teflon, évitez d’allumer des bougies ou de pulvériser des parfums d’ambiance, optez pour des cosmétiques bio, éloignez-vous des produits chimiques tels que les produits ménagers, la peinture, les meubles neufs qui dégagent des composés organiques volatiles.

Adoptez un suivi ostéopathique tout au long de la grossesse pour soulager les éventuels maux ligamentaires, mais aussi circulatoires, digestifs et prévoir une consultation sur le dernier mois de grossesse pour préparer l’accouchement.

Restez actives à la hauteur de votre énergie et de vos habitudes sportives, cela permet notamment de diminuer les risques de diabète gestationnel, d’hypertension et pré-éclampsie, de risques de dépression post-partum, mais aussi de diminuer le temps de travail pendant l’accouchement et de favoriser le développement neurologique du bébé in utero.

Ralentissez autant que possible pour savourer cette expérience unique et l’immortaliser au travers de photos, carnet de notes ou autre. Ces moments sont précieux.

Le post-partum

Le post-partum est un mot qui a longtemps été réservé aux ouvrages médicaux et n’est entré que récemment dans le langage courant. Il aurait fait son apparition dans le dictionnaire autour des années 1960.

Ce terme décrit cette période charnière qui fait suite à la grossesse, ce moment où l’on vit la plus grande chute hormonale que notre corps connaîtra, où l’on se remet du plus gros effort physique jamais enduré, où l’on apprend à connaître ce petit bébé au creux de nos bras, et où l’on réinvente un équilibre familial autour de lui.

On imagine bien souvent qu’il dure le temps du congé maternité, soit deux mois et demi en France, mais en réalité comme le dit la célèbre sage-femme Anna Roy dans son ouvrage du même titre : le post-partum dure 3 ans.


Quels sont les enjeux du post-partum ?

Une fois l’enfant né, la femme entre dans une phase appelée le post-partum qui est divisée en une partie de post-partum immédiat que l’on appelle souvent le 4em trimestre de grossesse, et un post-partum plus long qui dure selon les sources jusqu’à 3 ou 5 ans.

En 3 jours, les hormones œstrogènes et progestérone qui étaient à leur pic chutent pour revenir à peu près aux taux d’avant grossesse. Cette chute brutale peut occasionner le fameux Baby blues qui dure quelques jours et est à bien différencier de la dépression du post-partum. En parallèle, l’ocytocine, hormone de l’amour, et la prolactine, hormone de la lactation, grimpent en flèche pour permettre de créer du lien avec son bébé et de l’allaiter.

Dans les premiers jours après l’accouchement, l’utérus va reprendre sa taille initiale à l’aide de contractions plus ou moins douloureuses selon les femmes et que l’on appelle les tranchées. Ensuite, en quelques semaines, la muqueuse utérine va cicatriser et mettre fin aux saignements appelés les lochies, les organes vont reprendre leur place, le corps va terminer d’éliminer les fluides excédentaires à l’aide de la transpiration notamment.

Certaines femmes auront aussi peut-être eu des cicatrices pendant le cours de leur accouchement, des éraillures, des hémorroïdes ou autres inconforts. Il est primordial d’en prendre soin de manière consciencieuse en suivant les recommandations de votre professionnel de santé afin de s’assurer d’une bonne récupération et cicatrisation.

Enfin, la femme verra son cycle menstruel revenir avec ce que l’on appelle le retour de couche, dans un délai dépendant des femmes et de leur éventuel allaitement. Ce moment pourra coïncider pour certaines avec une chute de cheveux plus ou moins importante, mais tout à fait normale en période de post-partum.

Au-delà de ces changements, les études récentes ont démontré que les modifications dans le cerveau de la mère durent jusqu’à 2 ans après la naissance de l’enfant, et que le sommeil ne redevient comme avant seulement au bout de 6 ans.

Ce nouvel état, l’appréhension de ce nouveau corps, cerveau, rôle porte un nom : la matrescence. C’est la contraction des mots maternité et adolescence qui définit les changements qu’implique le fait de devenir mère. Cela peut être vécu plus ou moins facilement par les femmes, peut s’accompagner de dépression du post-partum chez 20 à 30% des mères et 10% des pères. Il est primordial que nous ne négligions pas l’impact émotionnel de ce bouleversement de vie et que nous fassions appel aux professionnels de santé compétents en cas de besoin.

Un mot est alors de mise en post-partum : patience. Avec de la douceur envers soi-même et une pointe de résilience, les choses petit à petit se mettent en place et la petite famille trouve son rythme.


Notre sélection de produits

Ce sérum capillaire sans rinçage associe peptides, extraits de Pois et de Trèfle rouge pour densifier et fortifier les cheveux dès la racine. Il prolonge la phase de croissance, favorise l’ancrage et freine la chute chronique, androgénique ou liée au stress, carences, hormones ou saisons. Texture légère, sans effet gras, parfum ni allergène, il convient à tous types de cheveux.

Sérum cheveux anti-chute Peptides & Extrait de pois

Avec 90% de taches réduites et visiblement éclaircies* : ce sérum à l’efficacité prouvée et spécialement formulé pour toutes les carnations offre une triple action anti-tache, anti-âge et éclat. Sa formule combine Hordatine, Niacinamide et extrait de Réglisse pour cibler les taches de tous les types de peaux. Pour un teint lumineux et unifié.

Sérum anti-taches à l’Hordatine & Extrait de réglisse

Cette huile de soin riche en antioxydants améliore l'élasticité de la peau, réduit visiblement les vergetures et protège grâce à 10 huiles végétales précieuses, telles que la Rose musquée et l'Avocat, offrant une nutrition intense sans effet gras. Parfaite pour les futures mamans, elle apaise et assouplit la peau, transformant chaque application en un moment de confort luxueux et doux.

Huile vergetures aux 10 huiles précieuses



Les conseils de la naturopathe pour bien vivre son post-partum

Demandez de l’aide, déléguez les tâches pour n’avoir qu’à vous concentrer sur le lien d’attachement avec votre bébé : petits plats cuisinés avec amour par une proche, courses livrées à domicile, coup de main pour les nombreuses machines de linge d’un nouveau-né, coup de fil hebdomadaire d’une amie pour prendre de vos nouvelles etc.

Communiquez avec le co-parent pour faire un vrai travail d’équipe et éviter de laisser les non-dits cumulés à la fatigue polluer la relation. L’idéal est de discuter avant la naissance de la répartition des tâches et des envies de chacun pour l’arrivée de cet enfant.

Appliquez les principes du mois d’or : repos, position allongée autant que possible, alimentation chaude et restructurante pendant les 40 premiers jours post-partum

Demandez à votre sage-femme ou votre doula un serrage de bassin dans les jours qui suivent l’accouchement ou bien, offrez-vous éventuellement un soin rebozo pour symboliser cette étape de passage que représente la naissance de votre enfant, et remercier votre corps de cette prouesse d’avoir donné la vie.

Alertez votre professionnel de santé si vous sentez que votre moral flanche ou que vous manquez d’envie, d’élan. Il existe également de nombreuses associations pour créer du lien avec d’autres jeunes parents, ne restez pas dans l’isolement.

Précautions

La grossesse et le post-partum sont des périodes pendant lesquelles une grande prudence est de mise. Avant de vous lancer dans l'utilisation de plantes ou de solutions naturelles, veillez à toujours demander l'avis de votre professionnel de santé. 

Conseils de l’experte

Constituez-vous un village de praticiens qui pourront vous soutenir à chaque épreuve de la grossesse et de la maternité. L’idée est de les repérer et de prendre contact en amont pour n’avoir qu’à réserver un rendez-vous lorsque vous en aurez le besoin. Vous pouvez par exemple ajouter à votre village un ostéopathe, un kinésithérapeute, une doula, une conseillère en lactation, une naturopathe, une psychologue etc.

Zoom sur notre rédactrice spécialisée, Marion Pezard

Marion est naturopathe spécialisée dans l’accompagnement des femmes et des enfants. La physiologie du corps humain et plus particulièrement des hormones, du cycle menstruel et de la fertilité la passionnent.

Elle consulte en cabinet, a publié un livre Reconnexion aux Cycles Féminins aux éditions La Plage, et est également la fondatrice et hôte du podcast Healthy Living aux 2 millions d’écoutes !

Bibliographie

1

2

3

4

Inchauspé, J. (année inconnue). 9 months that count forever.

5

Chadelat, C. (année inconnue). Le mois d’or.

6

Roy, A. (année inconnue). Le post-partum dure 3 ans.

7

8

9