Marin ou bovin, l’origine n’est pas le seul critère à prendre en compte. Le choix dépend également du type de collagène, de sa forme hydrolysée ou non, et de la quantité apportée chaque jour (2).
Pour la peau
Le collagène de type I, majoritaire dans la peau, est présent dans les matières premières d’origine marine comme bovine. Le collagène bovin peut également être issu de tissus contenant du type III. Cette différence ne suffit pas à rendre une origine plus intéressante que l’autre : les études sur la peau portent principalement sur des formes hydrolysées, dans lesquelles le collagène a été décomposé en peptides (1,3).
Le dosage par portion journalière est un autre critère de comparaison. Plusieurs essais ont étudié des apports de 2,5 à 10 g de collagène hydrolysé par jour, sur des durées variables (3). Ces quantités correspondent à des protocoles de recherche, et non à une recommandation universelle : la portion indiquée sur le produit doit être respectée.
Enfin, certains essais rapportent des améliorations de l’hydratation ou de l’élasticité cutanée, mais leur qualité et leurs résultats restent variables. Ils ne permettent pas d’affirmer que le collagène marin est systématiquement supérieur au bovin. Pour évaluer une formule, il faut donc vérifier si les études citées concernent bien l’ingrédient utilisé et la dose proposée (3).
Pour les articulations
Le collagène de type II est le principal collagène du cartilage articulaire. Pour autant, choisir un complément destiné aux articulations ne consiste pas simplement à rechercher une origine marine ou bovine (1,4).
Deux formes ont notamment été étudiées : le collagène de type II non dénaturé, qui conserve sa structure native, et les peptides de collagène hydrolysé, pouvant provenir d’autres types de collagène. Leurs mécanismes étudiés et leurs dosages diffèrent : ils ne sont donc pas interchangeables. Le type et la forme indiqués sur l’étiquette sont plus utiles que la seule provenance pour comprendre ce que contient le produit (4).
La prise d’un complément ne permet ni de prévenir l’usure du cartilage ni de le régénérer. En cas de douleurs persistantes, un avis médical est nécessaire.
Selon ses préférences alimentaires
Le collagène marin peut convenir aux personnes qui consomment du poisson mais souhaitent éviter les ingrédients issus de bovins. Le collagène bovin constitue une autre possibilité lorsque cette origine correspond à leurs habitudes alimentaires. En cas d’allergie au poisson, le collagène marin doit être évité (2).
Aucun des deux ne convient à une alimentation végétarienne ou végane. Dans ce cas, une alternative sans ingrédients d’origine animale peut être envisagée, en vérifiant sa composition complète, y compris l’enveloppe des gélules.