La lubrification du vagin, signe physique le plus visible de l’excitation chez la femme, est l’équivalent de l’érection chez l’homme. La lubrification vaginale est un phénomène automatique, qui commence dans les 10 à 30 secondes après le début de l’excitation sexuelle, donc au tout début du rapport sexuel, pendant les préliminaires, et ce afin de favoriser le plaisir, et éventuellement la pénétration.
Une femme de 20 ans aura besoin de moins de 30 secondes pour lubrifier complètement son vagin, tandis qu’il faudra entre 5 et 20 minutes à une femme ménopausée.
Le lubrifiant physiologique est un liquide transparent, de la consistance du blanc d’œuf, produit dans un premier temps par le vagin. Puis à la fin de la phase d’excitation, par les glandes de Bartholin, situées de part et d’autre de la vulve. Elles vont sécréter quelques gouttes de cyprine qui vont faciliter la pénétration en humidifiant les lèvres et l’orifice vaginal.
Quand on n’est pas suffisamment excitée, ou que le temps des préliminaires a été insuffisant, le vagin peut ne pas être assez lubrifié, et c’est normal : on ne parle pas de sécheresse vaginale pour autant. Mais ce manque de lubrification va créer la sensation de vagin sec associée à un inconfort voire des douleurs lors des rapports sexuels. Le risque de ces douleurs est de créer un cercle vicieux.
Pour lutter contre la sécheresse vaginale, il est recommandé d’échanger avec son partenaire et de ne pas négliger les préliminaires lors des rapports sexuels. L’utilisation d’un lubrifiant va également réduire les douleurs, augmenter le plaisir et redonner confiance dans la possibilité d’une lubrification naturelle (sauf si le cas de sécheresse vaginale est avéré).
Dans tous les cas, il ne faut pas hésiter à parler de ce problème à son médecin traitant, son gynécologue/sage-femme ou à un.e sexologue.