La phase lutéale du cycle menstruel : la comprendre et l’accompagner naturellement

La phase lutéale correspond aux derniers jours du cycle menstruel, entre l’ovulation et les règles. C’est durant cette période que peuvent apparaître les manifestations du syndrome prémenstruel, plus connu sous le nom de SPM. S’il n’est pas systématique, le SPM concerne néanmoins une part importante des femmes en âge de procréer, avec une intensité variable selon les personnes, et peut être plus prononcé dans certains cas. Mieux comprendre cette phase du cycle permet d’identifier ses effets sur le corps et l’humeur, et d’envisager des approches naturelles pour accompagner cette période plus sereinement.

Par La rédaction Aroma-Zone

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Le cycle menstruel : qu’est-ce que c’est ?

Le cycle menstruel correspond à l’ensemble des changements hormonaux qui se produisent chaque mois dans le corps, depuis le premier jour des règles jusqu’au début des règles suivantes. Il prépare l’organisme à une éventuelle grossesse et se caractérise par une succession de phases aux rôles distincts.

Sa durée varie d’une personne à l’autre, avec une moyenne d’environ 28 jours, mais un cycle peut être considéré comme normal même s’il est plus court ou plus long.

Quelles sont les 4 phases du cycle menstruel ?

Le cycle menstruel se décompose en quatre phases principales :

1. La phase menstruelle : elle marque le début du cycle avec les règles, correspondant à l’élimination de la muqueuse utérine en l’absence de fécondation.

2. La phase folliculaire : durant cette phase, l’organisme se prépare à l’ovulation. Plusieurs follicules se développent dans les ovaires sous l’effet des hormones.

3. La phase ovulatoire : elle correspond à la libération d’un ovule par un follicule arrivé à maturité, rendant la fécondation possible sur une courte période.

4. La phase lutéale : elle débute après l’ovulation. Le corps se prépare soit à une éventuelle grossesse, soit à l’arrivée d’un nouveau cycle si la fécondation n’a pas lieu.

Phase lutéale : ce qu'il faut savoir

L’activité hormonale pendant la phase lutéale

Après l’ovulation, le follicule rompu se transforme en corps jaune (corpus luteum). Celui-ci sécrète principalement de la progestérone, tandis que les œstrogènes restent à un niveau élevé. La progestérone participe à la préparation de l’organisme à une éventuelle grossesse. Elle atteint généralement un pic environ huit jours après l’ovulation, puis diminue progressivement.

En l’absence de fécondation, le corps jaune se dégrade. Les taux de progestérone et d’œstrogènes chutent alors, déclenchant l’apparition des règles et le début d’un nouveau cycle. En cas de grossesse, l’embryon sécrète la gonadotrophine chorionique humaine (bêta-hCG), qui permet de maintenir le corps jaune et la production de progestérone jusqu’à la prise de relais par le placenta.

Les transformations de l’utérus pendant la phase lutéale

Sous l’effet des hormones ovariennes, la muqueuse utérine s’épaissit et se vascularise afin de créer un environnement favorable à une éventuelle implantation. Cette phase correspond à une période de croissance et de maturation des tissus utérins.

Parallèlement, la glaire cervicale s’épaissit. Elle limite le passage des spermatozoïdes et forme une barrière protectrice contre les agents extérieurs, contribuant ainsi à la préparation de l’utérus à une possible nidation.

Les effets physiques et émotionnels de la phase lutéale

Les variations hormonales propres à la phase lutéale peuvent avoir des répercussions à la fois physiques et émotionnelles, avec une intensité variable selon les personnes.

En début de phase lutéale, après l’ovulation, la progestérone augmente progressivement. Cette évolution hormonale s’accompagne de plusieurs changements physiologiques : une légère élévation de la température corporelle, un besoin de repos plus important et, chez certaines personnes, une augmentation de l’appétit, notamment pour les aliments sucrés ou riches.

À l’approche des règles, les taux d’œstrogènes et de progestérone diminuent. C’est au cours de cette phase que les manifestations du syndrome prémenstruel peuvent apparaître ou s’intensifier. Elles peuvent se traduire par une sensibilité mammaire, des douleurs abdominales, une rétention d’eau, des ballonnements, des maux de dos ou, plus rarement, des nausées.

Sur le plan émotionnel, la phase lutéale peut s’accompagner d’une fatigue mentale accrue, d’une baisse de motivation ou d’une sensibilité émotionnelle plus prononcée. Certaines personnes observent une irritabilité ou un besoin de ralentir le rythme à l’approche des règles.

Ces effets restent physiologiques et leur intensité dépend de nombreux facteurs, notamment hormonaux, alimentaires et liés au mode de vie, ce qui explique des expériences très différentes d’un cycle à l’autre.

Comment prendre soin de soi pendant la phase lutéale ?

La phase lutéale s’accompagne souvent de déséquilibres hormonaux susceptibles d’impacter la peau, en particulier à l’approche des règles. Excès de sébum, imperfections, teint plus terne ou sensations d’inconfort sont fréquents. Adapter sa routine à cette période permet de soutenir l’équilibre cutané, sans surcharger ni agresser la peau. Les solutions naturelles peuvent alors apporter des réponses ciblées, à condition d’être bien tolérées.

Les ingrédients naturels pour le soin de la peau pendant la phase lutéale

Huile végétale de Nigelle BIO : appréciée pour ses propriétés purifiantes et apaisantes, l’huile végétale de Nigelle accompagne les peaux sujettes aux imperfections. Elle aide à assainir la peau sans la dessécher et s’intègre facilement à des soins ciblés, notamment lorsque les déséquilibres hormonaux favorisent l’apparition de boutons et de rougeurs.

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Sérum visage concentré Niacinamide 10 %, Cuivre & Zinc : ce sérum s’adresse aux peaux mixtes à grasses, souvent mises à l’épreuve durant la phase prémenstruelle. Il contribue à réguler la production de sébum, à resserrer les pores et à limiter l’apparition des boutons, tout en maintenant une bonne hydratation grâce à sa texture légère.

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Sérum visage concentré Bakuchiol : alternative douce aux rétinoïdes, le Bakuchiol est apprécié pour son action à la fois régulatrice et apaisante. Il aide à limiter les imperfections liées au cycle tout en respectant l’équilibre de la peau, sans effet desséchant. Son action antioxydante et régénérante en fait un allié intéressant pendant la phase lutéale.

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Les bons réflexes à adopter pendant la phase lutéale

  1. Préserver le repos et le sommeil  : en fin de cycle, la fatigue peut se faire davantage sentir. Des horaires de sommeil réguliers et une meilleure répartition de la charge de travail permettent de mieux récupérer.

  2. Adapter l’alimentation  : limiter les sucres rapides et les aliments ultra transformés peut aider à mieux gérer les fringales et les baisses d’énergie. Une alimentation équilibrée soutient l’organisme au cours de cette phase.

  3. Alléger la routine de soins : la peau peut devenir plus réactive à l’approche des règles. Limiter le nombre de produits, éviter les exfoliants et les actifs trop agressifs, et privilégier des soins hydratants et apaisants permet de réduire l'inconfort cutané.

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Précautions d'usage

Les solutions naturelles peuvent accompagner la phase lutéale, mais elles ne se substituent pas à un avis médical. En cas de symptômes très prononcés, persistants ou inhabituels, il est recommandé de consulter un professionnel de santé afin d’obtenir un diagnostic précis. Par ailleurs, toute modification de routine, qu’elle concerne l’alimentation, les soins ou l’utilisation d’ingrédients naturels, doit se faire de manière progressive. L’écoute de son corps reste essentielle, les réactions pouvant varier d’un cycle à l’autre et d’une personne à l’autre.

Conseil de l’expert

Si les symptômes de la phase lutéale restent modérés, il est possible de les gérer en ajustant simplement son hygiène de vie et sa routine quotidienne. En revanche, lorsque les inconforts deviennent récurrents, intenses ou s’aggravent d’un cycle à l’autre, il est important de consulter un professionnel de santé. Cela permet de vérifier l’origine des symptômes et d’éviter de banaliser un déséquilibre qui mérite une prise en charge adaptée.

En savoir plus

La phase lutéale est-elle toujours de la même durée ?

La durée de la phase lutéale est généralement stable chez une même personne, le plus souvent comprise entre 10 et 16 jours. Des variations ponctuelles peuvent toutefois survenir, notamment en cas de stress important, de fatigue ou de déséquilibre hormonal.

Pourquoi certaines personnes ressentent-elles davantage de symptômes que d’autres ?

L’intensité des symptômes dépend de plusieurs facteurs, comme la sensibilité individuelle aux variations hormonales, l’hygiène de vie, l’alimentation ou encore le niveau de stress. Deux cycles successifs peuvent également être vécus très différemment.

À partir de quand le SPM doit-il alerter ?

Lorsque les symptômes deviennent systématiques, très intenses ou qu’ils ont un impact important sur la vie quotidienne, il est recommandé de consulter un professionnel de santé. Cela permet d’évaluer la situation et d’écarter d’éventuels troubles hormonaux sous-jacents.

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