Les lubrifiants naturels à base d’eau
Ce sont les lubrifiants les plus utilisés pour des rapports sexuels fluides et sans douleur. Faciles à nettoyer, ils ne collent pas plus qu’ils ne tachent. Comme ils se dissolvent rapidement dans l’eau, on évite de les utiliser dans la piscine, sous la douche ou dans le bain. Autre avantage qui a toute son importance : ils sont entièrement compatibles avec l’usage des préservatifs, ce qui n’est pas le cas des lubrifiants naturels à base d’huile. Enfin, un lubrifiant naturel à base d’eau doit avoir un pH entre 4 et 5 pour préserver l’acidité du vagin et maintenir son microbiote.
Le gel d’Aloe Vera est un actif très utilisé dans la composition des lubrifiants naturels. Compte tenu de ses propriétés cicatrisantes, hydratantes et anti-inflammatoires bien connues, combiné à son effet œstrogénique possible, le gel d’aloe vera a été comparativement étudié aux crèmes vaginales à base d’œstrogènes. Une étude contrôlée randomisée en double aveugle, menée sur 60 femmes ménopausées souffrants d’atrophie vaginale a été menée. L’atrophie vaginale est un trouble fréquemment associé à la ménopause avec un nombre de symptômes plus ou moins sévères selon les femmes : sécheresse vaginale, irritations, douleurs lors des rapports, etc. Cette étude a donc pu montrer que l’aloe vera pouvait être aussi efficace que la crème vaginale à base d’œstrogènes dans la gestion de l’atrophie vaginale chez les femmes ménopausées.
Les lubrifiants à base d’huile
Les lubrifiants huileux apportent le confort de glisse et les propriétés hydratantes recherchées lors de la pénétration sexuelle.
Leur avantage majeur est qu’ils ne modifient pas le pH de l’acidité du vagin. En effet, le pH est une mesure de l’acidité ou de l’alcalinité d’une solution aqueuse, qui est définie par la concentration des ions hydrogène (H+) dans la solution. L’huile, étant apolaire, ne contient pas d’ions hydrogène libres et ne peut donc pas avoir de pH.
En revanche, les lubrifiants naturels à base d’huile végétale sont incompatibles avec l’usage des préservatifs en latex et polyisoprène qu’ils rendent poreux.
Les huiles végétales choisies doivent être 100% naturelles et de préférence BIO.
Les composants à éviter en tant que lubrifiant
La vaseline : couramment utilisée comme lubrifiant, la vaseline est un dérivé du pétrole.
Les lubrifiants parfumés : Si vous souffrez fréquemment d’irritations, que votre peau est sensible voire réactive, il est préférable de bannir les lubrifiants parfumés. En effet, la plupart des parfums utilisés contiennent des allergènes qui pourraient aggraver les phénomènes d’irritations.
La salive : contrairement aux idées reçues, la salive n’a pas de réelles propriétés lubrifiantes. Si elle peut donner cette impression au départ, elle s’évapore et peut assécher les muqueuses. Sans compter que la salive est un facteur de transmission d’infections et d’herpès. Enfin la salive a un pH normal situé entre 6,2 à 7,6 donc plutôt basique, alors que le vagin a un pH plutôt acide (entre 3,8 et 4.5). La salive peut ainsi venir déséquilibrer le pH vaginal et donc la flore vaginale.
Les soins hydratants : bien qu’ils soient parfaits pour le visage et le corps, ils contiennent souvent du parfum, des silicones et d’autres composants non adaptés à un contact avec la peau et les muqueuses des parties génitales. Choisir toujours des soins lavants intime adaptés.