Origines de la lumière bleue
La lumière bleue correspond à une partie du spectre lumineux visible, située entre 380 et 500 nanomètres. On parle de lumière visible à haute énergie (HEV, pour High-Energy Visible light) car elle se trouve dans la zone du spectre où la longueur d’onde est la plus courte : plus celle-ci est réduite, plus la lumière transporte d’énergie. Le soleil en est la principale source : il émet naturellement une lumière bleue essentielle à notre équilibre biologique, notamment à la régulation du rythme circadien. Mais nos modes de vie ont profondément modifié nos habitudes d’exposition : nous passons moins de temps à l’extérieur et beaucoup plus devant les écrans, ce qui expose la peau plus longtemps, et de façon plus directe, à la lumière bleue artificielle.
Lumière bleue naturelle vs lumière bleue artificielle
La lumière bleue naturelle, émise par le soleil, joue un rôle essentiel dans le bon fonctionnement de l’organisme : elle aide à réguler le rythme veille-sommeil, soutient l’humeur et intervient dans certaines thérapies dermatologiques, notamment contre l’acné ou le psoriasis. La lumière bleue artificielle, émise par les écrans et les éclairages LED, se distingue par une exposition plus longue, plus proche et plus répétée. Une étude intitulée Direct and Indirect Effects of Blue Light Exposure on Skin, menée par Orawan Suitthimeathegorn, Cheng Yang, Yanyun Ma et Wei Liu, et publiée en 2022 dans la revue scientifique Skin Pharmacology and Physiology, montre que la lumière bleue artificielle peut stimuler la production de radicaux libres, générer un stress oxydatif et perturber les mécanismes naturels de régénération cutanée, contribuant ainsi à un vieillissement prématuré de la peau.
























