Une extrasystole est un battement cardiaque qui survient plus tôt que prévu dans le rythme habituel du cœur. Elle correspond donc à une activation électrique prématurée. Après ce battement anticipé, une petite pause peut être ressentie, puis le battement suivant paraît parfois plus fort. C’est souvent ce décalage qui donne l’impression d’un cœur qui “saute” un battement, d’un choc dans la poitrine ou d’une irrégularité brève. Les extrasystoles font partie des troubles du rythme cardiaque, autrement dit des anomalies du rythme de contraction du cœur. Elles sont fréquentes, et beaucoup de personnes en présentent sans le savoir. Il existe 2 types d'extrasystole.
D'origine auriculaire
Les extrasystoles auriculaires prennent naissance dans les oreillettes, c’est-à-dire les cavités supérieures du cœur. On les appelle aussi extrasystoles supraventriculaires dans certains contextes. Elles peuvent apparaître chez des personnes sans maladie cardiaque connue. Elles sont souvent épisodiques. Selon les cas, elles passent inaperçues ou se traduisent par des palpitations, c’est-à-dire la perception anormale des battements du cœur.
D'origine ventriculaire
Les extrasystoles ventriculaires naissent dans les ventricules, les cavités inférieures du cœur. Elles modifient brièvement la séquence normale d’activation cardiaque. Là encore, elles peuvent être isolées, occasionnelles et sans conséquence particulière, notamment lorsque aucune cardiopathie structurelle n’est retrouvée.
Une cardiopathie structurelle désigne une anomalie du muscle cardiaque, des valves ou de l’architecture du cœur. En revanche, lorsque les extrasystoles ventriculaires sont très fréquentes, symptomatiques ou associées à une maladie cardiaque sous-jacente, l’évaluation doit être plus attentive.
Pourquoi sont-elles parfois très perceptibles ?
Deux personnes peuvent avoir des extrasystoles assez proches sur le plan rythmique et ne pas les ressentir de la même manière. Certaines perçoivent nettement chaque battement prématuré. D’autres ne remarquent rien. La sensation dépend à la fois du type d’extrasystole, de sa fréquence, du contexte émotionnel, du niveau d’attention porté au cœur et du terrain cardiovasculaire. Autrement dit, le ressenti ne reflète pas toujours à lui seul la gravité de la situation.




















