L’huile de krill provient de petits crustacés marins appartenant à l’ordre des euphausiacés. Le krill antarctique, Euphausia superba, est l’espèce la plus souvent associée aux compléments alimentaires. Il vit dans l’océan Austral et forme de vastes populations qui jouent un rôle central dans le réseau trophique. Le réseau trophique désigne l’ensemble des relations alimentaires entre les espèces d’un même écosystème.
Le krill se nourrit principalement de phytoplancton, puis il sert lui-même de ressource alimentaire à de nombreux animaux marins. Cette position en fait une espèce écologique majeure. Une exploitation humaine trop intense ou trop concentrée dans certaines zones peut donc poser problème, même lorsque les volumes globaux restent encadrés. Le sujet ne concerne pas seulement la quantité pêchée, mais aussi le lieu, la période, les espèces dépendantes du krill et l’évolution des écosystèmes sous l’effet du changement climatique.
L’exploitation commerciale du krill sert plusieurs marchés : huile pour compléments alimentaires, ingrédients destinés à l’aquaculture, alimentation animale. L’huile de krill n’est donc pas uniquement un sujet nutritionnel. C’est aussi un sujet de biodiversité, de traçabilité et de choix de consommation.
Les autorités chargées de la conservation des ressources marines antarctiques encadrent cette pêche selon une approche écosystémique et de précaution. Cela ne supprime pas toutes les interrogations. Le krill reste une ressource située à la base d’un écosystème sensible, et sa valorisation dans des compléments alimentaires doit être considérée avec mesure.


























