Il existe plusieurs raisons pour lesquelles vous souffrez peut-être de maux de tête en phase de ménopause. Voici quelques éléments de réponse qui vous aideront à y voir plus clair et à bien comprendre le fonctionnement de votre système hormonal :
Chute rapide des œstrogènes
Les œstrogènes ont une influence directe sur le système nerveux et la circulation sanguine. Lorsqu’ils diminuent, notamment au moment de la périménopause et de la ménopause, cela peut provoquer une instabilité vasculaire. Ce déséquilibre peut entraîner des vasoconstrictions (resserrement des vaisseaux sanguins) responsables de migraines ou de maux de tête. Si vous avez déjà souffert de migraines menstruelles, vous pouvez remarquer qu’elles deviennent plus fréquentes ou différentes à cette période.
Manque de sommeil
Avec la ménopause, les réveils nocturnes, insomnies ou sueurs nocturnes deviennent parfois réguliers. Un sommeil de mauvaise qualité affecte directement votre système nerveux central et favorise les tensions, souvent à l’origine de maux de tête. Lorsque le cerveau n’est pas suffisamment reposé, il est plus sensible aux stimuli, ce qui peut accentuer la douleur.
Tensions musculaires
Les changements posturaux liés au stress, à la fatigue ou à une activité physique réduite peuvent provoquer des tensions musculaires dans la nuque et les épaules. Ces tensions peuvent irradier vers le crâne et causer des céphalées, souvent plus fortes en fin de journée ou après une position prolongée.
Stress émotionnel
Les bouleversements hormonaux peuvent rendre vos émotions plus vives, ce qui vous expose à plus de stress ou d’anxiété. Ce stress prolongé provoque des tensions musculaires, notamment au niveau du cou et des épaules, qui remontent ensuite vers la tête. Ce type de douleur est souvent perçu comme un “casque” qui serre la tête.
Glycémie instable
Les hormones jouent aussi un rôle dans la régulation du sucre dans le sang. Lorsque les œstrogènes et la progestérone chutent, cela peut provoquer des pics ou des chutes de glycémie, en particulier si les repas sont espacés ou trop sucrés. Ces fluctuations peuvent générer des maux de tête, de la fatigue et une sensation d’irritabilité.