L’angine correspond à une inflammation aiguë qui se concentre sur certaines zones clés de la gorge :
Les amygdales : deux petites masses arrondies situées de part et d’autre au fond de la bouche. Elles font partie du système immunitaire et agissent comme des sentinelles en interceptant virus et bactéries. Lorsqu’elles sont infectées, elles deviennent rouges, gonflées et douloureuses.
Le pharynx : il s’agit du conduit situé à l’arrière de la bouche, qui relie les fosses nasales, la cavité buccale et le larynx. C’est une zone sensible, tapissée de muqueuses, qui s’irrite facilement lors d’une angine.
La luette : ce petit appendice au centre du voile du palais peut aussi s’enflammer et accentuer la gêne à la déglutition.
Les ganglions cervicaux : bien qu’ils ne soient pas dans la gorge, ils réagissent à l’infection. Palpables de chaque côté du cou, ils peuvent devenir sensibles ou gonflés lors d’un épisode d’angine.
Dans la majorité des cas, l’angine est bénigne et transitoire. Mais en touchant directement ces structures, elle entraîne une gêne notable pour avaler, parler ou respirer confortablement.
Il existe par ailleurs plusieurs formes d’angine, qui se différencient par l’aspect de la gorge et des amygdales :
L’angine rouge, marquée par une forte inflammation et une rougeur diffuse ;
L’angine blanche, caractérisée par des dépôts blanchâtres ou jaunâtres sur les amygdales ;
Ces aspects cliniques dépendent de l’origine de l’infection (virale ou bactérienne), un point que nous allons explorer dans la partie suivante consacrée aux causes.






















