Certains symptômes peuvent évoquer un problème au niveau du pancréas : des douleurs dans la partie supérieure de l'abdomen, qui irradient parfois dans le dos, des nausées, des vomissements ou encore des troubles digestifs. En cas d'insuffisance pancréatique, une perte de poids et des selles grasses, volumineuses et malodorantes peuvent également apparaître. Ces symptômes ne sont toutefois pas spécifiques d'une maladie du pancréas. Il est nécessaire de consulter un médecin qui fera un bilan médical pour poser le diagnostic.
Quels sont les symptômes d'une pancréatite ?
La pancréatite est une inflammation du pancréas dont les manifestations et la gravité peuvent varier considérablement d’une personne à l’autre. Elle peut se présenter sous une forme aiguë ou chronique : certaines pancréatites sont bénignes et régressent en quelques jours, tandis que d’autres peuvent entraîner des complications sévères et nécessiter une prise en charge rapide. Découvrez les principaux symptômes de la pancréatite, ses causes, les signes d’alerte qui doivent amener à consulter rapidement, ainsi que les mesures préventives permettant d’en limiter les risques.
Par Lila Bouber

En bref :
La pancréatite est une inflammation du pancréas, aiguë et souvent résolutive en quelques jours, ou chronique avec destruction progressive et irréversible de la glande. Reconnaître ses manifestations permet de mieux identifier ses principales causes, notamment les calculs biliaires et l’alcool, et de repérer les formes potentiellement sévères.
Le diagnostic repose sur un protocole précis associant examen clinique, dosage sanguin de la lipase et, si nécessaire, examens d’imagerie. Une douleur intense et stable dans le haut de l’abdomen, irradiant vers le dos dans 90 % des cas, peut durer plusieurs jours et s’accompagner de nausées ou de vomissements. L’article détaille les nuances selon l’origine de l’inflammation.
Une prise en charge rapide est essentielle face à une douleur abdominale intense, car certaines formes peuvent provoquer une nécrose, une surinfection ou atteindre d’autres organes. Sont précisés dans l’article les facteurs de risque, les médicaments concernés, les causes parfois inconnues et les mesures permettant de limiter les récidives.
Qu'est-ce qu'une pancréatite ?
La pancréatite est une inflammation qui touche le pancréas. Elle peut être aiguë ou chronique.
La pancréatite aiguë correspond à une inflammation soudaine du pancréas. Elle fait partie des affections digestives les plus fréquentes à l’origine d’une hospitalisation.
L'affection évolue généralement favorablement, mais elle peut être potentiellement grave si elle est associée à des coulées de nécrose dont le risque principal est la surinfection (1). Ainsi, dans les formes sévères, elle peut s’étendre aux tissus environnants et entraîner l’atteinte d’autres organes.
La pancréatite chronique est un processus inflammatoire qui s'installe dans la durée et entraîne la destruction progressive et irréversible du tissu pancréatique et son remplacement par du tissu fibreux. Cette fibrose peut entraîner une destruction plus ou moins complète de l’organe.
Quel est le rôle du pancréas ?
Le pancréas est une glande digestive située dans la partie supérieure de l'abdomen. Son rôle est de produire des hormones (fonction endocrine), impliquées notamment dans la régulation de la glycémie, ainsi que des enzymes digestives (fonction exocrine).
Il sécrète aussi des ions bicarbonate (HCO3) qui neutralisent l'acidité du contenu de l'estomac, permettant de protéger le duodénum et d’offrir un milieu favorable à l’action des enzymes digestives.
Sécrétion d’hormones
Insuline : hormone hypoglycémiante principale qui favorise l’entrée du glucose dans les cellules et son stockage
Glucagon : hormone hyperglycémiante qui augmente la libération du glucose dans le sang, notamment en stimulant le foie
Somatostatine : hormone modératrice qui régule la libération de l’insuline et du glucagon selon les besoins
Production d’enzymes digestives
Une vingtaine d’enzymes digestives (amylase, lipase, protéases, etc.) sont synthétisées par les cellules acineuses du pancréas exocrine et libérées dans le duodénum via le canal pancréatique. Certaines, notamment les enzymes qui digèrent les protéines, sont sécrétées sous forme inactive et sont activées une fois arrivées dans l'intestin.
Pancréatite aiguë et pancréatite chronique : quelles différences ?
Sous sa forme aiguë, la pancréatite se manifeste de façon soudaine. Elle se développe rapidement, mais elle évolue favorablement en quelques jours dans la majorité des cas. Plus rarement, elle peut durer quelques semaines, et entraîner des complications.
La partie du pancréas qui produit les hormones est rarement atteinte dans la forme aiguë de la pancréatite.
La pancréatite chronique est une inflammation persistante du pancréas, qui peut entraîner des lésions irréversibles de la glande. Il est rare que la pancréatite aiguë dégénère en pancréatite chronique, cependant des pancréatites aiguës récidivantes sont souvent présentes lors d’une pancréatite chronique.
Quelles sont les causes d'une pancréatite ?
Les calculs biliaires
Les calculs biliaires sont la principale cause de pancréatite aiguë (40 à 70 % des cas). Ces dépôts solides formés dans la vésicule biliaire pénètrent parfois dans le canal cholédoque et atteignent la zone dans laquelle ce dernier rejoint le canal pancréatique, avant leur ouverture dans le duodénum.
Ce blocage de l’ouverture par laquelle le canal pancréatique se vide dans le duodénum empêche le liquide pancréatique de circuler. L’obstruction est généralement temporaire et les éventuelles petites lésions sont vite réparées. Cependant, si le canal reste bouché, certaines enzymes peuvent être activées prématurément et provoquer une inflammation et des lésions de la glande pancréatique.
La consommation d'alcool
2Il existe des preuves d’un lien entre la consommation d’alcool et le développement à la fois d’une pancréatite aiguë et chronique (2). La consommation d’alcool est la deuxième cause de pancréatite aiguë (4). Sa consommation chronique et excessive depuis plus de 10 ans est la principale cause de pancréatite chronique (3).
Le mécanisme de toxicité de l’alcool sur le pancréas est encore mal connu, mais on considère qu’il est responsable de 25 à 35 % des cas de pancréatite aiguë. Près de 10 % des personnes qui consomment régulièrement de l’alcool en quantité (4 à 7 verres par jour chez les hommes et trois verres ou plus chez les femmes) vont développer une pancréatite aiguë (4).
La consommation importante d’alcool et le tabagisme constituent deux causes majeures de pancréatite chronique.
Les autres causes possibles
Pancréatite aiguë
Hypertriglycéridémie sévère (triglycérides sanguins élevés au-delà de 10 g/L)
Hypercalcémie (trop de calcium dans le sang)
Traitements médicamenteux [antidiabétiques, sulfamides, inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (ECA), etc.], dont l’arrêt, sous avis médical, entraîne généralement la disparition de l'inflammation
Prise d’œstrogènes chez des femmes ayant une hyperlipidémie (lipides élevés dans le sang)
Certains virus (oreillons, hépatite A, hépatite E, cytomégalovirus, etc.)
Causes héréditaires (présence de mutations génétiques)
5 Lésions du pancréas : suite à une intervention chirurgicale, une procédure d’injection d’un produit de contraste par endoscopie (CPRE), des plaies fermées ou pénétrantes
Cancer du pancréas
Tabagisme
Grossesse (cas rares, survenant le plus souvent au troisième trimestre)
Dans certains cas (5 à 10 % des pancréatites aiguës), aucune cause n’est identifiée. On parle de « pancréatites aiguës idiopathiques non alcooliques, non biliaires » ou « non A non B » (SNFGE).
Pancréatite chronique
anomalies génétiques ;
maladie auto-immune ;
conséquence rare d'une pancréatite aiguë sévère conduisant à une fibrose ;
tumeur ayant bouché le canal pancréatique.
Certains cas de pancréatite chronique sont dits idiopathiques (sans cause évidente). C'est le cas notamment de la pancréatite tropicale qui touche des enfants et des personnes jeunes dans certaines régions tropicales asiatiques et en Afrique. (4)
Les signes d'une pancréatite
Les premiers signes à reconnaître
Le principal signe d’une pancréatite aiguë est une douleur intense et lancinante dans le haut de l’abdomen. Elle apparaît, en général, de façon soudaine et s’accompagne souvent de nausées et de vomissements.
Le diagnostic d'une pancréatite s’appuie sur l’examen clinique et un dosage sanguin de la lipase. Lorsque cela est nécessaire, des examens d'imagerie sont demandés.
Où se situe la douleur de la pancréatite et comment la reconnaître ?
Généralement, la pancréatite provoque des douleurs intenses dans la partie supérieure et centrale de l’abdomen (épigastrique), juste sous le sternum et entre les côtes. Dans 90 % des cas, cette douleur irradie vers le dos. Elle reste stable et intense, et peut durer plusieurs jours.
La douleur est soulagée en position assise avec le buste penché en avant.
Quels sont les symptômes de pancréatite aiguë typiques ?
Douleurs : lorsqu’elle est due à des calculs biliaires, la douleur est généralement soudaine, atteignant son maximum en quelques minutes. La douleur progresse plus lentement (quelques jours), lorsqu’elle est due à l’alcool (4). Certaines situations peuvent aussi aggraver la douleur : toux, changements de positions brutaux ou respiration profonde
Nausées et vomissements : ces symptômes de pancréatite aiguë sont très répandus
Gonflement du haut de l’abdomen : plus rare, il est dû à un ralentissement ou à un arrêt du transit intestinal
Augmentation de la température corporelle : elle peut se produire en quelques heures
Pression artérielle souvent basse : elle peut chuter en position debout et risquer de causer un étourdissement
Sensation de malaise, transpiration et accélération du pouls et de la respiration : dans les formes très sévères
Jaunisse : plus rare
Quels sont les symptômes d'une pancréatite chronique ?
Douleur abdominale : c’est le symptôme principal dans la plupart des cas de pancréatite chronique. Elle est généralement ressentie après les repas dans la région épigastrique. Ressenties de façon épisodique au début de la pancréatite chronique, les douleurs ont tendance à s’installer de façon continue.
Présence de flatulences
Distension abdominale
Dénutrition, perte de poids et fatigue
Insuffisance pancréatique : qui peut entraver la digestion des lipides et donner des selles riches en graisses, volumineuses, pâles et malodorantes (stéatorrhée)
Certaines personnes ne ressentent pas de douleurs, mais elles présentent dès le début de la pancréatite des signes d'un syndrome de malabsorption.
Pancréatite : symptômes qui doivent alerter
Quand consulter rapidement ?
Consultez un médecin en cas de douleur intense et insupportable dans la partie haute de l’abdomen, qui survient brutalement, en quelques minutes ou heures et se maintient. En particulier, s'il y a une fièvre ou des frissons, il est essentiel de se rendre rapidement aux urgences. En effet, parmi les signes qui indiquent la nécessité d'une consultation immédiate : accélération du rythme cardiaque, chute de la tension, respiration saccadée et superficielle, avec fièvre (à partir de 38,5°C).
Plus rarement, des troubles confusionnels et une désorientation temporo-spatiale ou une altération de la conscience sont possibles.
La pancréatite aiguë peut être bénigne, mais s’aggraver dans les jours ou les semaines qui suivent les premiers symptômes. Les signes ne sont donc pas anodins et doivent conduire à voir un professionnel de santé.
Une évaluation médicale est particulièrement importante en cas de symptômes de pancréatite chez les personnes âgées ou immunodéprimées et pendant la grossesse.
Les complications possibles
Les complications possibles de la pancréatite aiguë sont les suivantes :
une pancréatite nécrosante : des parties du pancréas peuvent être détruites et entraîner un état de choc associé à une chute de la pression artérielle et à une défaillance cardiovasculaire
la formation de pseudo-kystes pancréatiques : ils peuvent disparaître spontanément ou bien s’infecter
une infection du pancréas enflammé : principalement en cas de pancréatite nécrosante
une défaillance d’organes (suite à des lésions dans les poumons, les reins ou le cœur)
Comment prévenir les risques de pancréatite ou de récidive ?
La prévention repose sur l’adoption de mesures hygiéno-diététiques favorables à la santé globale.
Gestion du poids corporel à travers des mesures alimentaires et une activité physique régulière
Adoptez une alimentation équilibrée, riche en fruits et légumes, en céréales complètes et en légumineuses, et limitez les aliments très gras, très sucrés et ultra-transformés. Celle-ci contribue au maintien d'un poids corporel adapté et à une bonne santé métabolique, et notamment à une meilleure régulation des triglycérides sanguins. Pratiquez aussi régulièrement une activité physique adaptée à votre condition.
Ces mesures contribuent à prévenir l'hypertriglycéridémie et le surpoids, qui sont des facteurs de risque de la survenue d'une pancréatite.
Si vous avez déjà eu une pancréatite, des recommandations alimentaires adaptées à votre situation (cause et sévérité de la pancréatite, état nutritionnel) peuvent vous être données par votre médecin ou un diététicien.
Réduction ou arrêt de la consommation d'alcool et de tabac
L'alcool est l'une des principales causes de pancréatite ; sa consommation doit être fortement limitée. Il est notamment fortement recommandé d’arrêter sa consommation en cas d’épisode précédent de pancréatite.
L'arrêt du tabac est également conseillé, car il constitue un facteur de risque indépendant de pancréatite, en particulier sous sa forme chronique.
Prise en charge des calculs biliaires
Les calculs biliaires étant l'une des principales causes de pancréatite aiguë, leur prise en charge est importante pour prévenir les récidives.
Lorsqu'une pancréatite est provoquée par un calcul biliaire bloqué, ce dernier peut être retiré par voie endoscopique. L’ablation de la vésicule biliaire est recommandée, une fois l’inflammation contrôlée.
Surveillance médicale régulière en cas de facteurs de risque
Une surveillance médicale régulière est recommandée en présence de certains facteurs de risque, tels qu'une prédisposition génétique, des antécédents familiaux de pancréatite, une hypertriglycéridémie sévère, un taux de calcium sanguin élevé...
Quels bons gestes adopter ?
Ne négligez pas les signes inhabituels : une douleur intense et persistante dans le haut de l'abdomen, en particulier si elle irradie vers le dos ou s'accompagne de nausées, de vomissements ou de fièvre
Évitez de faire un autodiagnostic : les symptômes d'une pancréatite peuvent être confondus avec ceux d'autres troubles digestifs ou d'autres pathologies (colique hépatique, ulcère, gastrite, occlusion intestinale ou, dans certains cas, un infarctus du myocarde). Seul un professionnel de santé peut en déterminer l'origine
Consultez rapidement en cas de symptômes évocateurs d'une pancréatite
Ne faites pas d'automédication et demandez conseil à un professionnel de santé avant de prendre un médicament, une plante, une huile essentielle ou un complément alimentaire
Précautions d'usage
La pancréatite est une affection qui nécessite une prise en charge et un suivi médical. Ne tentez pas de traiter les symptômes seul, et évitez toute automédication.
Les approches naturelles ne doivent pas non plus se substituer à une prise en charge médicale. Avant d'utiliser un complément alimentaire, une plante ou une huile essentielle, demandez conseil à un professionnel de santé.
Conseil de l'expert
Une douleur intense et persistante dans le haut de l'abdomen, surtout si elle irradie vers le dos et s'accompagne de nausées ou de vomissements, doit être prise en compte. En effet, une pancréatite aiguë nécessite une prise en charge médicale, afin de poser le bon diagnostic et de prévenir d'éventuelles complications. En cas de pancréatite chronique, un suivi médical est également indispensable.
Une alimentation adaptée, l'arrêt de l'alcool et du tabac contribuent à limiter les symptômes et les complications de la maladie. Les approches naturelles ne remplacent pas le traitement et le suivi médical d'une pancréatite par un professionnel de santé.
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Comment savoir si on a un problème au pancréas ?

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Comment se déclare une pancréatite ?

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Une pancréatite aiguë se manifeste généralement par une douleur intense et persistante dans le haut de l'abdomen, qui peut irradier dans le dos. La douleur peut apparaître soudainement, notamment lorsqu'elle est liée à un calcul biliaire, et elle peut s'accompagner de nausées et de vomissements.
Une pancréatite chronique évolue plus progressivement, avec des douleurs abdominales récurrentes ou persistantes et, à un stade plus avancé, d’autres signes peuvent apparaître (troubles digestifs, flatulences, perte de poids, fatigue, etc.).

Comment sont les selles quand le pancréas est malade ?

Comment sont les selles quand le pancréas est malade ?
Comment sont les selles quand le pancréas est malade ?
Lorsque le pancréas ne produit plus suffisamment d'enzymes digestives, la digestion des graisses peut être perturbée. Les selles peuvent être plus volumineuses, grasses, pâles et malodorantes, et avoir tendance à flotter. Il s’agit de stéatorrhée. Ce symptôme apparaît en cas de pancréatite chronique avec insuffisance pancréatique, mais il peut avoir d'autres causes et il nécessite un avis médical.
Zoom sur notre rédactrice, experte en nutrition, Lila Bouber

Ingénieure Agronome spécialisée en Nutrition et Docteure en Sciences alimentaires, Lila est journaliste et rédactrice scientifique. Elle collabore avec des magazines professionnels B2B, et des entreprises innovantes en santé et bien-être. Passionnée par la transmission du savoir, elle s’attache à rendre les informations scientifiques complexes accessibles à tous. Convaincue du rôle essentiel des micronutriments, des plantes et du microbiote, elle explore les liens entre science et nature pour mieux comprendre les bases de notre équilibre.
Bibliographie
1
Aussilhou, B., Dokmak, S., & Sauvanet, A. (2013). Pancréatite aiguë. Journal Européen des Urgences et de Réanimation, 25(1), 32–40.
https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S2211423812001575?via%3Dihub
2
Irving, H. M., Samokhvalov, A. V., & Rehm, J. (2009). Alcohol as a risk factor for pancreatitis. A systematic review and meta-analysis.
Journal of the Pancreas (JOP), 10(4), 387–392. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC3299482/
3
SNFGE (Société Nationale Française de Gastro-Entérologie).
https://www.snfge.org/grand-public/maladies-digestives/pancreatite-aigue
4
MSD Manuals.
https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/troubles-digestifs/pancr%C3%A9atite/pancr%C3%A9atite-aigu%C3%AB













