Du latin vagina signifiant « fourreau », le vagin est un conduit musculaire et membraneux qui relie la vulve au col de l’utérus. Il se situe dans le bassin entre la vessie et le rectum. Le vagin mesure généralement entre 7 et 12 cm de long à l’âge adulte. Extensible et doté d’une grande élasticité, il s’élargit pendant l’acte sexuel pour accueillir le pénis et permettre aux spermatozoïdes d’accéder à l’utérus, durant l’accouchement pour faciliter le passage du bébé et pendant les règles pour évacuer le sang menstruel.
La paroi du vagin se compose de trois couches principales :
La muqueuse vaginale (couche interne) : elle tapisse l’intérieur du vagin pour l’aider à résister aux frottements et le protéger contre les infections. Sa surface irrégulière est marquée par de nombreux plis qui permettent au vagin de s’agrandir lors des rapports sexuels ou de l’accouchement.
La couche musculaire (couche intermédiaire) : elle assure la souplesse et la contractilité du vagin et facilite sa dilatation. Cette couche est particulièrement épaisse au niveau de l’orifice vaginal, offrant ainsi soutien et résistance.
L’adventice (couche externe) : tissu conjonctif dense, il joue un rôle majeur dans la fixation du vagin dans le bassin qu’il ancre aux organes voisins avec la vessie à l’avant et le rectum à l’arrière.
Les sécrétions vaginales, aussi appelées pertes blanches ou leucorrhées, permettent au vagin de s’auto-nettoyer naturellement et préservent l’équilibre du microbiote vaginal. Ce dernier contient des lactobacilles, de bonnes bactéries, qui produisent de l’acide lactique et maintiennent dans le vagin un pH acide défavorable aux agents pathogènes. Cette flore vaginale demeure fragile et tout déséquilibre peut entraîner des désagréments intimes.




























