Le régime flexitarien séduit par sa souplesse, mais il reste parfois mal compris. Voici quelques affirmations fréquentes passées au crible :
« Un flexitarien ne mange plus de viande »
Faux. Le flexitarien réduit sa consommation de viande, mais ne la supprime pas totalement. Il choisit de la consommer moins souvent, en privilégiant des produits de qualité, issus de filières durables ou biologiques. La viande devient un aliment d’exception, et non plus un réflexe quotidien.
« Il faut manger de la viande tous les jours pour être en bonne santé »
Faux. Cette idée reçue est encore largement répandue, mais les recommandations nutritionnelles actuelles ne vont pas dans ce sens. Une consommation modérée de viande rouge (1 à 3 portions par semaine) et de poisson ou volaille (2 à 3 fois par semaine) suffit généralement à couvrir les besoins en protéines, fer et vitamine B12. Le reste du temps, les protéines végétales, les œufs ou les produits laitiers peuvent prendre le relais, dans une approche plus équilibrée et diversifiée.
« Les flexitariens mangent du poisson »
Oui, souvent. Le poisson fait partie des produits animaux que certains flexitariens choisissent de conserver. Toutefois, sa consommation est également raisonnée, avec une préférence pour des espèces durables, locales et riches en oméga-3, comme les sardines ou les maquereaux.
« Certains aliments sont interdits »
Non. Le flexitarisme repose sur la liberté et la conscience, pas sur l’interdit. Aucun aliment n’est exclu, mais les produits ultra-transformés, trop riches en sucres, en additifs ou en graisses saturées, sont naturellement limités. L'accent est mis sur les aliments bruts, de saison, et des recettes simples.
« C’est trop compliqué à suivre au quotidien »
Pas nécessairement. Le flexitarisme s’adapte à chaque profil, sans imposer de changements radicaux. Il suffit parfois de moduler progressivement ses repas, de découvrir de nouvelles sources de protéines, ou d’intégrer un plat végétarien par semaine pour amorcer le changement.
« Ce régime ne couvre pas tous les besoins nutritionnels »
Pas si l’alimentation est variée. En combinant légumineuses, céréales complètes, légumes frais, oléagineux et bonnes graisses, le flexitarien couvre facilement ses besoins. Il peut aussi conserver certains produits animaux en complément, selon ses choix et ses besoins physiologiques.