Entre dégradation et renouvellement des protéines, les parts de leucine sont essentielles pour un bon équilibre. Ce phénomène appelé turnover protéique ne concerne pas que les sportifs de haut niveau contrairement aux idées reçues, mais bel et bien tout le monde.
Leucine, musculation et stimulation de la synthèse protéique
Cet AAE est l'un des activateurs clés de la voir mTOR, la voie d'initiation à la construction de nouvelles protéines. Une étude américaine a démontré qu'une supplémentation en leucine durant l'effort augmentait de 33% la synthèse protéique. Tant pendant des exercices de résistance que d'endurance. Résultats, elle favorise ainsi anabolisme et récupération, elle permet de réduire la fatigue donc de meilleurs entraînements et sans besoin de grande quantité : entre 2 à 3,5 g de leucine suffisent.
Préservation de la masse musculaire
Lorsque les stocks de glycogène sont épuisés, la réserve musculaire formée de glucides qui sert à fournir de l'énergie "immédiate" ou long terme, le corps peut alors utiliser ses propres acides aminés comme relais énergétique. La leucine réduit ce catabolisme, elle est dite anti-catabolique. Lors d'un régime pauvre en protéines, d'un jeûne ou en cas de restriction calorique sévère, de surentraînement ou de blessure, la leucine est particulièrement intéressante.
Régulation du métabolisme énergétique
Dans l'ensemble, la leucine aide à une meilleure utilisation du glucose en maintenant un taux sanguin stable (glycémie). Grâce à son action positive sur l'insuline, cet AAE sert au bon rendement énergétique durant l'effort et à un métabolisme optimal. Elle est donc aussi importante en cas de perte de poids, pour les sportifs ou non. Certaines recherches scientifiques la disent même améliorer la satiété.