Molluscum : quelles solutions naturelles ?

Le molluscum contagiosum est une infection cutanée virale fréquente, en particulier chez l’enfant. Il se manifeste par de petites lésions arrondies, lisses et brillantes, souvent regroupées sur une même zone du corps. Généralement bénignes et indolores, elles peuvent néanmoins démanger, s’irriter ou se multiplier lorsqu’elles sont grattées. Les molluscums disparaissent le plus souvent spontanément, mais leur guérison peut demander plusieurs mois. Aucun remède naturel n’a démontré qu’il éliminait le virus. Des soins cosmétiques doux peuvent néanmoins accompagner le confort de la peau environnante, tandis qu’un médecin ou un dermatologue confirme le diagnostic et détermine si un traitement est nécessaire [1,3,5].

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Qu'est-ce que le molluscum contagiosum ?

Le molluscum contagiosum est une infection virale superficielle de la peau, provoquée par le virus du molluscum contagiosum ou MCV. Ce virus appartient à la famille des Poxviridae [1,2]. Les lésions se présentent généralement sous la forme de petites papules de 2 à 5 mm, fermes, lisses et brillantes. Elles sont souvent couleur chair, blanches ou légèrement rosées et possèdent un petit creux central appelé ombilication [1]. Les molluscums peuvent être isolés ou regroupés par dizaines. Chez l’enfant, ils apparaissent fréquemment sur le visage, le cou, le tronc, les aisselles, les fesses ou les membres. Chez l’adolescent et l’adulte, des lésions situées sur les organes génitaux, le bas du ventre ou l’intérieur des cuisses peuvent avoir été transmises au cours de contacts sexuels [1]. En l’absence de traitement, la guérison survient généralement en 6 mois à 2 ans, avec une durée moyenne estimée à environ 13 mois. De nouvelles lésions peuvent toutefois apparaître pendant que les plus anciennes disparaissent [1].

Quelle est la différence entre le molluscum contagiosum et le molluscum pendulum ?

Malgré la proximité de leurs noms, le molluscum contagiosum et le molluscum pendulum sont deux atteintes cutanées différentes.

Molluscum contagiosum

Molluscum pendulum

Nature

Infection cutanée virale

Excroissance cutanée bénigne, également appelée acrochordon ou fibrome mou

Aspect

Petite papule arrondie, lisse et brillante, avec un creux central

Petite excroissance souple et souvent reliée à la peau par un pédicule

Transmission

Contagieux

Non contagieux

Personnes principalement concernées

Surtout les enfants, mais aussi les adultes

Principalement les adultes

Localisations fréquentes

Visage, cou, tronc, aisselles, membres ou région génitale

Cou, aisselles et plis de l’aine

Évolution

Disparition spontanée possible après plusieurs mois

Persistance habituelle en l’absence d’ablation

Les molluscums pendulum sont généralement asymptomatiques, mais peuvent devenir irritants lorsqu’ils frottent contre un vêtement ou un bijou. La présence de nombreux acrochordons peut être associée à une résistance à l’insuline, sans permettre à elle seule de diagnostiquer un diabète [6].

Quelles peuvent être les causes ?

Le molluscum contagiosum possède une seule cause directe : l’infection de la peau par le virus MCV. Plusieurs situations peuvent toutefois favoriser sa transmission ou la multiplication des lésions.

Une infection par le virus du molluscum contagiosum

Le virus MCV infecte les cellules superficielles de l’épiderme et provoque la formation des papules caractéristiques. La période d’incubation, entre la contamination et l’apparition des premières lésions, peut varier de deux semaines à six mois [1,2].

Un contact direct avec une personne contaminée

Le virus se transmet principalement par contact entre la peau saine et les lésions d’une personne infectée. Les jeux rapprochés entre enfants, les sports de contact et les contacts intimes ou sexuels chez l’adulte peuvent favoriser cette transmission [1,2,4].

Le partage d'objets personnels

Des objets ayant été en contact avec les lésions peuvent participer à la transmission. Il peut notamment s’agir de serviettes, de vêtements, de jouets, de matériel sportif ou d’équipements de piscine partagés [2,4].

Le grattage et l'auto-inoculation

Lorsqu’une personne touche ou gratte une papule, le virus peut être transporté vers une autre zone de son corps. Le rasage, l’épilation et les frottements répétés peuvent également disséminer les lésions sur la peau environnante [1,2,4].

Une barrière cutanée fragilisée

Une barrière cutanée altérée facilite la pénétration et la propagation du virus. Les enfants présentant un eczéma ou une dermatite atopique ont souvent des lésions plus nombreuses, notamment en raison de la sécheresse cutanée et du grattage [1].

Une immunité affaiblie

Chez une personne immunodéprimée, les molluscums peuvent être plus nombreux, plus volumineux, plus diffus et plus persistants. Des lésions très étendues ou inhabituelles chez un adulte nécessitent donc un avis médical [1,3,7].

Quels sont les symptômes associés ?

Le molluscum contagiosum est généralement reconnaissable à l’aspect particulier de ses lésions :

  • De petites papules arrondies : les lésions sont fermes, lisses et brillantes, souvent couleur chair, blanches ou légèrement rosées ;

  • Un petit creux central : cette ombilication située au sommet de la papule constitue un signe caractéristique ;

  • Une taille généralement réduite : chaque lésion mesure le plus souvent entre 2 et 5 mm ;

  • Des lésions isolées ou regroupées : quelques papules peuvent être présentes, mais certaines personnes en développent plusieurs dizaines ;

  • Une absence habituelle de douleur : les molluscums sont généralement indolores ;

  • Des démangeaisons possibles : elles sont plus fréquentes en présence de sécheresse cutanée ou d’eczéma autour des lésions ;

  • Une rougeur autour d'une papule : une inflammation limitée peut apparaître lorsque le système immunitaire commence à éliminer la lésion ;

  • Une peau sèche ou eczémateuse : une plaque rouge, sèche et prurigineuse peut entourer plusieurs molluscums ;

  • Une possible surinfection : une douleur croissante, du pus, une chaleur locale ou de la fièvre doivent conduire à consulter ;

  • Des cicatrices possibles : elles concernent surtout les lésions grattées, manipulées ou surinfectées [1,3].

Quelles sont les solutions naturelles pour l'atténuer ?

Les produits Aroma-Zone ne traitent pas le virus et ne font pas disparaître les molluscums. Ils peuvent uniquement accompagner le nettoyage doux de la peau et le confort d’une peau sèche ou irritée autour des lésions. Ils ne doivent pas être appliqués sur une papule ouverte, suintante, surinfectée ou très inflammatoire.

Nettoyer la peau sans la frotter

Nourrir une peau sèche ou à tendance atopique

Comment le prévenir efficacement ?

Les mesures de prévention visent à éviter la transmission à une autre personne et l’auto-inoculation vers d’autres zones du corps :

  1. Ne pas manipuler les lésions : ne les percez pas, ne les pressez pas et ne tentez pas d’en extraire le contenu blanchâtre ;

  2. Limiter le grattage : gardez les ongles courts et prenez en charge une éventuelle sécheresse ou un eczéma associé ;

  3. Se laver les mains : nettoyez-les après avoir touché la zone ou appliqué un soin autour des lésions ;

  4. Couvrir les papules exposées : utilisez un vêtement ou un pansement adapté afin de limiter les contacts directs et le grattage ;

  5. Utiliser du linge personnel : ne partagez pas les serviettes, vêtements, gants de toilette ou draps ;

  6. Éviter le rasage et l'épilation : ces gestes peuvent transporter le virus sur la peau environnante ;

  7. Ne pas partager le matériel sportif : nettoyez les tapis, protections et équipements en contact avec la peau ;

  8. Éviter les baignades collectives : la Société française de dermatologie recommande d’éviter la piscine jusqu’à la disparition des lésions, notamment pour réduire les contacts et le risque de surinfection [3] ;

  9. Informer les personnes concernées : avertissez les adultes qui s’occupent de l’enfant afin qu’ils évitent les échanges de linge et surveillent le grattage ;

  10. Consulter en cas de lésions génitales : chez l’adulte, un médecin peut vérifier le diagnostic et proposer un dépistage des autres infections sexuellement transmissibles [3,4].

Quelle est la prise en charge ?

Le diagnostic repose généralement sur l’examen de la peau. Un dermatologue peut utiliser un dermatoscope lorsqu’une lésion est isolée, inhabituelle ou difficile à distinguer d’une verrue, d’une folliculite ou d’une autre excroissance cutanée [3]. La première possibilité consiste à surveiller l’évolution sans traiter immédiatement. Chez une personne en bonne santé, les molluscums disparaissent généralement spontanément après plusieurs mois, sans cicatrice [1,3]. Un traitement peut être discuté lorsque les lésions sont nombreuses, très prurigineuses, gênantes, surinfectées, situées sur une zone sensible ou associées à un risque élevé de transmission. Un traitement est également plus souvent envisagé chez les personnes immunodéprimées [3]. Les options médicales comprennent notamment :

  • Le curetage : le médecin retire les lésions à l’aide d’une curette, parfois après l’application d’une crème anesthésiante ;

  • La cryothérapie : l’application d’azote liquide détruit les lésions par le froid, mais peut être douloureuse ;

  • L'hydroxyde de potassium : une solution à 5 % est commercialisée en France et peut être utilisée à partir de 2 ans selon sa notice et les consignes du professionnel de santé ;

  • La prise en charge de l'eczéma associé : un traitement adapté et l’application régulière d’un émollient réduisent la sécheresse et le grattage [3].

Ces traitements peuvent provoquer une irritation, une douleur ou une modification temporaire de la pigmentation. Aucun n’a démontré une supériorité constante sur les autres, et les données disponibles ne permettent pas de recommander un remède naturel pour éliminer les lésions [3,5]. Consultez un médecin ou un dermatologue en cas de doute sur le diagnostic, de lésions proches des yeux ou des organes génitaux, de molluscums très nombreux ou volumineux, d’immunodépression ou de persistance prolongée. Un avis médical est également nécessaire en cas de douleur, de pus, de chaleur locale, de fièvre ou d’extension rapide des lésions.

Précautions d'emploi

Ne percez pas, ne pressez pas et ne grattez pas les molluscums : ces gestes peuvent propager le virus, favoriser une surinfection et laisser des cicatrices. Évitez les produits irritants ou corrosifs, comme le vinaigre, le citron, le bicarbonate et les huiles essentielles, ainsi que les gommages et accessoires abrasifs. Réservez les cosmétiques à la peau saine autour des lésions. N’appliquez aucun produit sur une papule ouverte, suintante ou douloureuse, ni près des yeux, sur une muqueuse ou sur la région génitale sans avis médical. En cas de brûlure, de rougeur étendue ou d’aggravation des démangeaisons, rincez la zone et arrêtez le produit.

Conseil de l'expert

Ne cherchez pas à extraire le petit contenu blanchâtre situé au centre d’un molluscum. Ce geste libère du matériel viral, facilite la propagation des lésions et augmente le risque de surinfection ou de cicatrice. Une rougeur limitée autour d’une papule peut annoncer sa disparition et ne signifie pas systématiquement qu’elle est infectée. En revanche, une douleur croissante, du pus, une chaleur locale ou de la fièvre nécessitent un avis médical.

En savoir plus

À quoi ressemble un molluscum et comment le reconnaître ?

Un molluscum ressemble à un petit bouton rond, ferme, lisse et brillant, généralement couleur chair ou blanc. Il mesure le plus souvent de 2 à 5 mm et présente un petit creux au centre. Les lésions apparaissent fréquemment en groupes et sont habituellement indolores. Un avis médical permet de les différencier d’une verrue, d’un bouton infecté ou d’une autre lésion cutanée [1,3].

Comment attrape-t-on le molluscum et comment se transmet-il ?

Le virus se transmet principalement par contact direct avec les lésions d’une personne infectée. La contamination peut aussi survenir par l’intermédiaire d’une serviette, d’un vêtement, d’un jouet ou d’un équipement ayant touché la peau. Le grattage, le rasage et l’épilation peuvent transporter le virus vers une autre zone du corps. Chez l’adulte, les molluscums génitaux peuvent être transmis lors de contacts sexuels [1,2,4].

Zoom sur notre rédactrice spécialisée, Marie-Adine BORIES

Marie-Adine est Naturopathe, diplômée de l’Institut de Naturopathie Humaniste. Depuis plusieurs années, elle aide ses clients à devenir acteurs de leur santé en créant des accompagnements pédagogiques et personnalisés. Passionnée par les émotions et leur impact sur notre capacité de guérison, elle enseigne de nombreuses techniques de santé qui permettent de mieux gérer le stress, améliorer le sommeil et gagner en vitalité.

Bibliographie

1

Société française de dermatologie. Comprendre le molluscum contagiosum. Dermato-Info. 2025.

2

Société française de dermatologie. Connaître les causes des molluscums contagiosums. Dermato-Info. 2025.

3

Société française de dermatologie. M’informer sur les examens et traitements du molluscum contagiosum. Dermato-Info. 2025.

4

Centers for Disease Control and Prevention. About Molluscum Contagiosum. CDC. 2025.

5

van der Wouden JC, van der Sande R, Kruithof EJ, Sollie A, van Suijlekom-Smit LWA, Koning S. Interventions for cutaneous molluscum contagiosum. Cochrane Database Syst Rev. 2017;5:CD004767.

6

Aaron DM. Molluscum pendulum (acrochordons). Manuel MSD, édition professionnelle. 2025.

7

Centers for Disease Control and Prevention. Clinical Overview of Molluscum Contagiosum. CDC. 2025.