Qu’est-ce que la grippe intestinale ?

Qu’est-ce que la grippe intestinale ?


Par Stéphanie Le Guillou

Publié le: mardi 21 mars 2023, Mis à jour le: jeudi 29 octobre 2026

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La « grippe intestinale » est une expression courante qui désigne généralement une gastro-entérite, le plus souvent virale. Ses manifestations et sa durée varient selon son origine et la personne concernée. Quelques repères permettent de mieux comprendre cet épisode digestif et d’adopter les bons gestes dès l’apparition des symptômes.

Sommaire

Produits associés

En bref

  • La « grippe intestinale » correspond généralement à une gastro-entérite virale et n’est pas causée par les virus de la grippe saisonnière, qui touchent principalement les voies respiratoires.

  • Lorsque les symptômes sont modérés, l’hydratation régulière et une alimentation temporairement adaptée suffisent souvent chez l’adulte, tandis qu’une solution de réhydratation orale est recommandée chez le jeune enfant.

  • Les nourrissons, les personnes de plus de 75 ans, immunodéprimées ou atteintes d’une maladie chronique doivent être surveillés attentivement et consulter plus rapidement en cas de gastro-entérite.

Qu’est-ce qu’une grippe intestinale ?

La « grippe intestinale » est le nom couramment donné à une gastro-entérite virale. Cette expression est médicalement imprécise : les virus influenza responsables de la grippe saisonnière n’en sont pas la cause. La grippe est une infection respiratoire, tandis que la gastro-entérite affecte le système digestif [1].

Une gastro-entérite aiguë correspond à une infection digestive provoquée par un virus, une bactérie ou, plus rarement, un parasite. Les formes virales sont les plus fréquentes. Elles provoquent principalement une diarrhée d’apparition brutale, à laquelle peuvent s’ajouter des nausées, des vomissements, des douleurs abdominales et parfois une fièvre modérée [2].

Les norovirus figurent parmi les virus fréquemment responsables de ces épisodes. Chez le jeune enfant, le rotavirus peut également provoquer une grippe intestinale [2].

Cette infection est-elle contagieuse ?

Les grippes intestinales virales sont très contagieuses. Les virus présents dans les selles et les vomissements peuvent passer d’une personne à une autre par les mains, des objets ou surfaces contaminés, ainsi que par l’eau ou certains aliments [5,6].

Le lavage soigneux des mains à l’eau et au savon, notamment après être allé aux toilettes, après avoir changé un nourrisson et avant de cuisiner ou de manger, contribue à limiter la contagion de la gastro-entérite au sein du foyer [5].

Les norovirus illustrent cette forte transmissibilité. Ils peuvent se propager directement entre personnes, par des aliments ou de l’eau contaminés ou après contact avec une surface souillée [6]. L’hygiène des mains et des surfaces reste donc à maintenir après l’amélioration des symptômes.

Quelle est l’origine d’une grippe intestinale ?

Les termes « gastro » et « grippe intestinale » sont souvent utilisés comme synonymes. En pratique, gastro-entérite est le terme médical général. L’expression « grippe intestinale » désigne surtout, dans le langage courant, les formes d’origine virale [1,2].

Les gastro-entérites peuvent toutefois avoir différentes origines :

Origine

Agents fréquemment en cause

Transmission habituelle

Durée et principales caractéristiques

Virale

Norovirus, rotavirus, certains adénovirus

Contact avec une personne ou une surface contaminée, eau ou aliments contaminés

Forme la plus fréquente. Chez l’adulte, elle guérit généralement en moins de 3 jours [2].

Bactérienne

Campylobacter, Salmonella, certaines souches d’Escherichia coli, Shigella

Principalement eau ou aliments contaminés, parfois transmission entre personnes

L’évolution peut se prolonger pendant une à deux semaines selon la bactérie en cause [2]. Une diarrhée sévère, persistante, sanglante ou associée à de la fièvre nécessite un avis médical [7].

Parasitaire

Giardia, amibes…

Eau ou aliments contaminés, notamment dans certains contextes de voyage

Les symptômes peuvent se prolonger, parfois pendant une à deux semaines ou davantage selon le parasite [2,7]. Une identification de la cause peut être nécessaire pour adapter la prise en charge.

Une gastro-entérite bactérienne ne nécessite pas systématiquement un antibiotique. Chez l’adulte, un traitement antibiotique est réservé à certaines infections bactériennes après évaluation médicale [7].

Quels sont les symptômes ?

La gastro-entérite aiguë provoque principalement des troubles digestifs. Leur intensité et leur association varient selon l’agent infectieux et la personne concernée [2].

  • Une diarrhée aiguë : les selles deviennent plus fréquentes, molles ou liquides, avec généralement au moins trois selles en 24 heures ;

  • Des nausées : elles peuvent précéder ou accompagner les vomissements ;

  • Des vomissements : ils peuvent être absents, occasionnels ou plus fréquents ;

  • Des douleurs ou des crampes abdominales : elles accompagnent fréquemment la diarrhée ;

  • Une fièvre modérée : elle peut survenir au début de l’épisode ;

  • Une fatigue et une diminution de l’appétit : elles sont fréquentes pendant quelques jours.

La présence de sang dans les selles, une forte fièvre, des douleurs importantes ou des symptômes persistants justifient un avis médical [3,7].

Quelles sont les solutions naturelles pour accompagner la grippe intestinale ?

Les gestes naturels et les compléments alimentaires ne sont pas des médicaments contre la gastro-entérite. Ils n’éliminent ni le virus, ni une bactérie, ni un parasite responsable de l’infection. La priorité reste l’hydratation, associée à une alimentation adaptée à la tolérance de chacun. Un avis médical est nécessaire lorsque les symptômes sont importants ou persistants, ou chez une personne particulièrement vulnérable [3,4].

Chez le nourrisson et le jeune enfant présentant une diarrhée aiguë, une solution de réhydratation orale (SRO) constitue la référence pour compenser les pertes en eau et en sels minéraux [4]. Les produits présentés ci-dessous sont réservés à l’adulte et répondent à des objectifs de confort ou d’apport nutritionnel distincts.

Probiotiques Confort intestinal - 30 gélules - Complément alimentaire

Essayer un complément alimentaire

Le complément alimentaire Probiotiques Confort intestinal associe cinq souches probiotiques et des fibres prébiotiques d’acacia. Chaque gélule apporte 16 milliards d’UFC, ou unités formant colonies. Il est destiné au confort intestinal chez l’adulte, notamment au quotidien ou après un épisode de déséquilibre digestif. Il peut donc trouver sa place après l’amélioration de l’épisode aigu, lorsque l’objectif redevient le confort intestinal.

Les résultats obtenus avec des probiotiques au cours des diarrhées infectieuses aiguës sont spécifiques des souches étudiées. Ils ne peuvent pas être extrapolés automatiquement à d’autres souches ou associations [8]. Ce complément n’est donc pas présenté comme un moyen de raccourcir ou de traiter une gastro-entérite. L’équilibre du microbiote intestinal dépend par ailleurs de nombreux facteurs, notamment de l’alimentation, des médicaments et des habitudes de vie.

Essayer le Probiotiques Confort intestinal - 30 gélules - Complément alimentaire.

Utilisation recommandée : prendre 1 gélule par jour avec un verre d’eau.

Conservation : conserver à l’abri de la lumière, de la chaleur et de l’humidité. Bien refermer le pot après chaque utilisation.

Précautions : réservé à l’adulte. Déconseillé aux femmes enceintes et allaitantes. Ne pas dépasser la dose journalière recommandée. Tenir hors de portée des enfants.

Electrolytes en poudre - 200 g - Complément alimentaire

Miser sur une boisson 

La boisson électrolytes en poudre associe du sodium, du potassium, du magnésium, du calcium et du zinc, ainsi que de la taurine et de l’eau de coco en poudre. Le magnésium contribue à l’équilibre électrolytique normal. En dehors d’une situation nécessitant une réhydratation spécifique, ce complément permet à l’adulte d’augmenter ses apports en plusieurs sels minéraux. Il n’est pas formulé pour prendre en charge les pertes liées à une gastro-entérite et ne remplace pas une solution de réhydratation orale.

Une SRO associe notamment du glucose et des électrolytes dans des proportions précisément définies afin de favoriser l’absorption intestinale de l’eau [10]. En cas de diarrhée importante, de vomissements répétés ou de signes de déshydratation, c’est cette prise en charge spécifique qui doit être privilégiée lorsqu’elle est indiquée.

Essayer les électrolytes en poudre

Utilisation recommandée : diluer 1 cuillère doseuse, soit environ 4,8 g, dans 500 ml à 1 L d’eau, puis bien agiter.

Conservation : conserver dans un endroit frais, sec et à l’abri de la lumière. Bien refermer le sachet après ouverture.

Précautions : réservé à l’adulte. Déconseillé aux femmes enceintes ou allaitantes, aux personnes âgées et aux personnes atteintes de néphropathie, c’est-à-dire d’une maladie des reins. Ne pas dépasser la portion journalière recommandée. Tenir hors de portée des enfants. Le sachet dessicant présent dans l’emballage ne doit pas être consommé.

Charbon actif végétal France BIO - 120 gélules - Complément alimentaire

 Profiter des bienfaits du charbon 

Le Charbon actif végétal contient du charbon actif issu de châtaignier français BIO. Le charbon actif bénéficie d’une allégation de santé autorisée : il contribue à réduire l’excès de flatulence après le repas lorsque 1 g est consommé au moins 30 minutes avant le repas et 1 g juste après celui-ci [9]. Avec ce produit, 4 gélules apportent 1 g de charbon actif. Son utilisation concerne donc les gaz intestinaux et les flatulences associées. Elle ne concerne ni l’infection, ni les vomissements, ni la diarrhée elle-même.

Essayer le Charbon actif végétal France BIO

Utilisation recommandée pour l’effet sur les flatulences après le repas : prendre 4 gélules au moins 30 minutes avant le repas, puis 4 gélules juste après celui-ci.

Conservation : conserver à l’abri de la lumière, de la chaleur et de l’humidité, dans le pot bien refermé.

Précautions : réservé à l’adulte. Les femmes enceintes ou allaitantes et les personnes sous traitement médicamenteux doivent demander l’avis d’un professionnel de santé avant toute complémentation. Consommer le charbon actif à distance, au moins 2 à 3 heures, de tout médicament et de la pilule contraceptive : ses propriétés adsorbantes peuvent diminuer l’absorption de leurs principes actifs. Tenir hors de portée des enfants et ne pas dépasser la dose journalière recommandée

Quelles sont les personnes les plus vulnérables ?

La plupart des gastro-entérites virales évoluent favorablement en quelques jours. Certaines personnes présentent cependant un risque accru de déshydratation ou nécessitent une surveillance médicale plus précoce. Sont notamment concernés :

  • les nourrissons et les jeunes enfants : plus l’enfant est jeune, plus le risque de déshydratation est élevé, en particulier avant l’âge de 6 mois [4] ;

  • les personnes de plus de 75 ans : l’Assurance Maladie recommande une consultation dans la journée en cas de diarrhée dans cette tranche d’âge [3] ;

  • les personnes atteintes d’une maladie chronique : un diabète ou une autre maladie chronique justifie également une consultation plus précoce [3] ;

  • les personnes immunodéprimées : une diarrhée aiguë nécessite chez elles un avis médical dans la journée [3].

Chez un enfant de moins de 2 ans présentant une diarrhée aiguë, l’Assurance Maladie recommande de consulter rapidement un médecin ou un pédiatre [4].

Quelles sont les complications possibles ?

La principale complication à surveiller est la déshydratation, c’est-à-dire une perte d’eau et de sels minéraux supérieure aux apports. Elle peut apparaître lorsque diarrhées et vomissements entraînent des pertes que les boissons ne suffisent plus à compenser [3,4].

Chez l’adulte, une soif importante, une bouche sèche et une diminution des urines doivent conduire à demander rapidement un avis médical. Chez une personne âgée, une somnolence ou une confusion inhabituelle peuvent également accompagner une déshydratation [3].

Chez le nourrisson et le jeune enfant, la surveillance doit être particulièrement attentive. Des vomissements répétés avec impossibilité de boire, un comportement inhabituel ou des signes de déshydratation nécessitent un avis médical sans délai [4].

Que manger en cas de grippe intestinale ?

Pendant une gastro-entérite, l’hydratation passe avant la recherche d’un régime particulier. Chez l’adulte, buvez régulièrement de l’eau et, selon votre tolérance, des bouillons ou d’autres boissons permettant de compenser une partie des pertes en eau et en sels minéraux [3].

L’alimentation peut être adaptée temporairement :

  • fractionnez les repas en petites quantités ;

  • privilégiez le riz, les pâtes, la semoule ou les pommes de terre ;

  • choisissez des légumes cuits, notamment les carottes ;

  • consommez des viandes maigres si votre appétit le permet ;

  • la banane peut être bien tolérée ;

  • limitez temporairement les repas très copieux ou gras, les crudités, les légumes verts et les aliments riches en fibres [3].

Ces adaptations visent à préserver le confort digestif pendant quelques jours. L’alimentation habituelle peut être reprise progressivement dès que la tolérance s’améliore, sans prolonger inutilement un régime restrictif. Chez le nourrisson, l’Assurance Maladie recommande de poursuivre l’allaitement maternel ou de reprendre rapidement le lait infantile habituel, parallèlement à l’administration d’une SRO. Chez l’enfant déjà diversifié, l’alimentation adaptée à son âge est maintenue [4].

Quels sont les bons réflexes naturels en cas de grippe intestinale ?

  1. Buvez régulièrement. Chez l’adulte, l’eau et les bouillons permettent de participer à la compensation des pertes. En cas de nausées ou de vomissements, des prises plus petites et répétées peuvent être plus faciles à tolérer [3].

  2. Adaptez temporairement vos repas. Des portions modestes et des aliments simples permettent de continuer à manger selon votre appétit. L’objectif est de faciliter la digestion pendant la phase aiguë, puis de reprendre progressivement l’alimentation habituelle [3].

  3. Accordez-vous du repos. La fatigue accompagne fréquemment une infection digestive. Reprenez vos activités progressivement en fonction de l’évolution des symptômes.

  4. Lavez-vous soigneusement les mains à l’eau et au savon. Ce geste est particulièrement indiqué après les toilettes, après avoir changé un nourrisson, avant de préparer un repas et avant de manger [5].

  5. Nettoyez régulièrement les surfaces fréquemment touchées. Poignées, sanitaires et objets partagés peuvent participer à la transmission des virus responsables de gastro-entérites [5,6].

  6. Évitez de préparer des aliments pour d’autres personnes pendant la phase symptomatique. Les personnes atteintes de gastro-entérite ne doivent pas participer à la préparation des repas [5]. Pour le norovirus, une hygiène rigoureuse doit également être maintenue après la disparition des symptômes [6].

Précautions

Chez un adulte jeune en bonne santé qui peut boire correctement et dont les symptômes évoluent favorablement en un ou deux jours, une surveillance à domicile est généralement possible [3]. Consultez un médecin lorsque la diarrhée ou les vomissements persistent au-delà de deux jours, en cas de sang ou de glaires dans les selles, de forte fièvre, de douleurs importantes, après un voyage dans un pays tropical ou lorsque l’état général se dégrade [3,7].

Un avis médical dans la journée est recommandé chez les personnes de plus de 75 ans, les personnes immunodéprimées, celles atteintes d’une maladie chronique ou lorsqu’il devient difficile de boire suffisamment [3]. Des signes de déshydratation nécessitent une prise en charge rapide. Chez un enfant de moins de 2 ans présentant une diarrhée aiguë, contactez rapidement un médecin ou un pédiatre [4]. Les compléments alimentaires et les produits destinés au confort digestif ne remplacent ni la réhydratation, ni les médicaments lorsqu’ils sont médicalement indiqués, ni une consultation.

Le conseil de l’expert

Une boisson contenant des électrolytes et une solution de réhydratation orale (SRO) répondent à des usages différents. La SRO associe notamment glucose et électrolytes dans des proportions adaptées afin de faciliter l’absorption intestinale de l’eau [10]. Chez le nourrisson et le jeune enfant présentant une diarrhée aiguë, une boisson sportive, un jus de fruits, une tisane ou un complément alimentaire contenant des électrolytes ne remplace donc pas une SRO. Celle-ci reste la solution de référence pour compenser les pertes en eau et en sels minéraux par voie orale [4].

Bibliographie

[1] National Institute of Diabetes and Digestive and Kidney Diseases. (s. d.). Definition & facts for viral gastroenteritis (“stomach flu”). https://www.niddk.nih.gov/health-information/digestive-diseases/viral-gastroenteritis/definition-facts

[2] Assurance Maladie. (2025, 3 janvier). Symptômes, causes et évolution de la gastro-entérite chez un adulte. ameli.fr. https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/gastro-enterite-adulte/reconnaitre-gastro-enterite

[3] Assurance Maladie. (2025, 2 janvier). Diarrhée et gastro-entérite de l’adulte : que faire ? ameli.fr. https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/gastro-enterite-adulte/bons-reflexes-que-faire

[4] Assurance Maladie. (2025, 3 janvier). Diarrhée et gastro-entérite de l’enfant : que faire et quand consulter ? ameli.fr. https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/gastro-enterite-enfant/que-faire-quand-consulter

[5] Assurance Maladie. (2026, 29 mai). Prévenir la gastro-entérite chez l’enfant et la vaccination des nourrissons. ameli.fr. https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/gastro-enterite-enfant/prevention

[6] Centers for Disease Control and Prevention. (2024). About norovirus. https://www.cdc.gov/norovirus/about/index.html

[7] Assurance Maladie. (2025, 3 janvier). Gastro-entérite de l’adulte : consultation et traitement. ameli.fr. https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/gastro-enterite-adulte/consultation-traitement

[8] World Gastroenterology Organisation. (2023). Probiotics and prebiotics: World Gastroenterology Organisation global guidelines. https://www.worldgastroenterology.org/UserFiles/file/guidelines/probiotics-and-prebiotics-english-2023.pdf

[9] Règlement (UE) n° 432/2012 de la Commission du 16 mai 2012 établissant une liste des allégations de santé autorisées portant sur les denrées alimentaires, autres que celles faisant référence à la réduction du risque de maladie ainsi qu’au développement et à la santé infantiles. (2012). Journal officiel de l’Union européenne, L 136, 1–40. https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32012R0432

[10] World Health Organization. (2006). Oral rehydration salts: Production of the new ORS. https://www.who.int/publications/i/item/WHO-FCH-CAH-06.1

Questions fréquentes

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