Un terrain atopique
La dermatite atopique est associée à une altération de la barrière cutanée. La peau retient moins bien l’eau et réagit plus facilement aux irritants, aux allergènes, aux frottements ou à la transpiration [1]. L’atteinte des aisselles peut s’accompagner d’autres plaques d’eczéma sur le cou, le visage, les mains ou les plis des membres.
Une irritation provoquée par un déodorant
Un déodorant peut provoquer une irritation, notamment s’il est appliqué sur une peau fraîchement rasée, déjà sèche ou fragilisée. L’alcool, le parfum, certaines huiles essentielles, le bicarbonate ou d’autres ingrédients peuvent être mal tolérés selon la sensibilité de la peau. Une brûlure qui apparaît rapidement après l’application évoque plutôt une irritation. Il reste toutefois difficile de déterminer le mécanisme uniquement à partir du délai d’apparition.
Une allergie de contact
Les parfums, conservateurs et autres substances présentes dans les cosmétiques peuvent déclencher un eczéma allergique de contact chez une personne sensibilisée [3]. La réaction n’apparaît pas nécessairement dès la première utilisation. Un produit toléré pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois peut devenir responsable de poussées récidivantes. Des patch-tests peuvent alors être proposés pour rechercher l’allergène en cause [4].
Le rasage ou l'épilation
Le rasage peut entraîner de petites coupures et altérer temporairement la barrière cutanée. Les passages répétés de la lame, le rasage à sec ou l’utilisation d’un rasoir émoussé augmentent les frottements. La cire, les produits dépilatoires et certains soins appliqués juste après l’épilation peuvent aussi irriter la zone. Une folliculite, c’est-à-dire une inflammation autour des poils, peut parfois être confondue avec un eczéma.
La transpiration et la macération
La transpiration n’est pas une allergie. En revanche, l’humidité prolongée dans le pli peut fragiliser la peau, augmenter les frottements et entretenir une irritation. La macération favorise aussi les mycoses et certaines infections bactériennes. Une plaque humide sous l’aisselle ne doit donc pas être automatiquement attribuée à l’eczéma [5].
Les frottements
Les vêtements serrés, les coutures, les tissus rugueux ou l’activité physique peuvent provoquer des frottements répétés. La peau du creux axillaire peut alors devenir rouge, sensible ou douloureuse. Les frottements sont plus marqués lorsque la zone reste humide ou lorsque le bras frotte régulièrement contre le thorax.
Des produits d'hygiène trop agressifs
Les savons détergents, les produits antibactériens, les gommages et les soins très parfumés peuvent altérer la barrière cutanée. Des lavages fréquents ou un rinçage insuffisant peuvent aussi laisser des résidus irritants dans le pli. L’accumulation de plusieurs produits rend parfois difficile l’identification de celui qui entretient la réaction.
Le stress
Le stress n’est pas la cause directe d’une plaque localisée sous l’aisselle. Il peut toutefois accompagner certaines poussées d’eczéma atopique, augmenter la perception des démangeaisons et entretenir le grattage. Une plaque nouvelle ou persistante ne doit donc pas être attribuée au stress sans avoir recherché les causes locales.