1 - Le facteur psychologique
Cette différence est d’abord physiologique : l’homme sécrète quasiment plus de 20% de testostérone que les femmes ; cette hormone étant responsable -entre autres- du désir dans l’organisme.
Pourtant, même si le désir peut être en lien avec la production d’hormones, rien n’est moins sûr qu’il ne dépende que d’elles. En effet, de nombreux autres facteurs sont à prendre en compte.
2 - Les facteurs sociologiques et historiques
Cette différence peut aussi s’expliquer sociologiquement et historiquement.
Nombreuses sont les femmes qui ont intégré (consciemment ou inconsciemment) que ressentir et exprimer leur désir sexuel peut être « mal », « sale » ou « dangereux ». Les hommes, eux, ont été davantage « autorisés » : la masturbation chez l’homme est beaucoup moins taboue que chez la femme, il peut s’autoriser à avoir des pensées sexuelles ou des rapports sexuels sans que cela ne soit « mal vu ».
Les hommes et les femmes exprimeraient également leur sexualité de façon différente. Le désir masculin serait plutôt primaire, se focalisant davantage sur l’objectif final, à savoir le rapport sexuel. A l’inverse, le désir féminin serait plutôt secondaire, se nourrissant de la relation et de la tendresse dans un réseau émotionnel.
3 - Stimuler le désir
Enfin, dans la sexualité humaine, le désir de l’un active celui de l’autre. Et plus particulièrement chez la femme, il existe à la fois un désir spontané mais également un désir réactif, en réponse à une stimulation sexuelle.
L’homme aura davantage de pensées ou d’images qui stimulent son désir spontané alors que les femmes, souvent en prise à une forte charge mentale, auront plus de difficultés à être dans leur ressenti, à « lâcher prise » et seront davantage dans un « désir réactif ».