Développée en 2005 par l’Université australienne de la Monash qui a su d’abord identifier les FODMAP comme les principaux déclencheurs des symptômes du Syndrome de l'intestin irritable, cette méthode peut aider certaines personnes à réduire leurs symptômes, dans le cadre d’un protocole temporaire et accompagné. (5, 6, 7)
Groupe de glucides à chaîne courte présents naturellement dans certains aliments et additifs, les FODMAP nourrissent les bactéries du côlon et peuvent ainsi être à l’origine des symptômes, douleurs et inconforts que les personnes atteintes du SII manifestent. Les aliments dits High FODMAP, chargés de ces fameux glucides, sont plus difficilement digérés par l’intestin.
La méthode low FODMAP est en réalité un protocole complexe construit en 3 étapes qu’il est recommandé de mettre en place avec un professionnel de santé formé:
La restriction : pendant quatre à six semaines au maximum, les aliments riches en FODMAP sont temporairement réduits ou remplacés afin d’évaluer leur effet sur les symptômes AGA / PubMed NIDDK.
La réintroduction : si les symptômes s’améliorent, les différents groupes de FODMAP sont réintroduits progressivement afin d’identifier les aliments et les quantités réellement mal tolérés.
La personnalisation : l’alimentation est ensuite adaptée selon les résultats de la réintroduction, en conservant les aliments tolérés afin de limiter les restrictions et de maintenir une alimentation aussi variée que possible. (5)(6)
En effet, bien que de nombreux patients aient tendance à éliminer les aliments "high FODMAP" à long terme, l’objectif de la méthode est de contribuer à mettre en place un régime alimentaire adapté, personnalisé mais surtout varié afin d’éviter le développement de carences chez le patient. Une restriction prolongée expose en effet à des carences nutritionnelles et à des modifications du microbiote intestinal.(6)
À ce jour, cette méthode est l’approche alimentaire dont l’efficacité est la mieux étudiée dans le syndrome de l’intestin irritable. Plusieurs essais montrent une diminution des symptômes, notamment des douleurs et des ballonnements, mais la qualité des preuves reste limitée, surtout sur le long terme, et la réponse varie d’une personne à l’autre. La méthode peut aussi être perçue comme contraignante : certaines personnes se tournent alors vers d’autres approches, comme le rééquilibrage alimentaire, la phytothérapie, l’aromathérapie ou la complémentation.