En dehors des causes biologiques, certaines personnes naissant avec une barrière cutanée plus perméable et une production lipidique plus faible, la sécheresse de la peau peut résulter de tout un éventail de facteurs externes :
Conditions météorologiques
Le froid, le vent, l’air sec et le chauffage intérieur diminuent l’humidité ambiante et affaiblissent le « mortier » lipidique entre les cellules. La barrière cutanée devient plus poreuse et laisse plus facilement l’eau s’échapper de ses couches internes. Par ailleurs, l’exposition prolongée au soleil oxyde les cellules de la peau et altère également le film hydrolipidique, réduisant son rôle protecteur et favorisant la sécheresse à sa surface. Enfin, les contrastes de température (passer du froid extérieur à un intérieur chauffé et sec, ou inversement) stressent et fragilisent encore le film hydrolipidique qui doit s’adapter rapidement aux exigences d’environnements différents.
Agressions extérieures
La pollution génère des radicaux libres qui créent du stress oxydatif et endommagent les cellules cutanées. Les particules polluantes se déposent sur la peau et perturbent la barrière cutanée, augmentant la perte en eau transépidermique et favorisant une peau plus sèche, sujette aux inconforts. Le tabac provoque un rétrécissement des vaisseaux sanguins, réduit l’oxygénation de la peau et diminue la capacité de celle-ci à maintenir une bonne hydratation. Le sel de l’eau de mer, lui, attire l’eau hors des cellules cutanées, ce qui déshydrate l’épiderme.
Produits inadaptés
Certains produits peuvent « décaper » le film hydrolipidique. Les nettoyants trop agressifs (savons alcalins, tensioactifs forts, gels très moussants, produits avec alcool ou parfums irritants) suppriment une partie des lipides à la surface de la peau nécessaires au maintien de l’hydratation cutanée. Une exfoliation trop fréquente, des frottements répétés ou encore une eau trop chaude peuvent créer des microlésions et augmenter la perméabilité de la peau.
Frottement des vêtements
Les vêtements trop serrés ou au tissu rugueux agressent mécaniquement la peau. À chaque frottement du tissu, une partie des lipides protecteurs et des cellules superficielles de la peau est « grattée ». Ce micro-gommage permanent entretient un cycle d’irritation produisant une inflammation légère qui altère la surface de la peau et entraîne déshydratation, tiraillements, rougeurs et parfois des petites plaques sèches.