Né en Inde au XXᵉ siècle, le yoga Ashtanga s’inspire des enseignements de Sri K. Pattabhi Jois, transmis dans la ville de Mysore, berceau du yoga moderne. Sa méthode trouve ses racines dans les Yoga Sûtra de Patanjali, où sont décrits les huit principes de la voie du yoga : éthique, discipline, respiration, concentration, méditation… L’Ashtanga reprend cette philosophie et l’ancre dans le mouvement.
Chaque séance suit une séquence fixe de postures liées par le souffle. La respiration profonde, dite ujjayi, et les bandhas, de légères contractions musculaires, stabilisent le corps et focalisent l’attention. Posture après posture, le flux devient continu : un enchaînement précis, exigeant mais apaisant, qui transforme peu à peu l’effort en méditation active.
Le style "Mysore" : de quoi parle-t-on ?
À Mysore, en Inde, les élèves apprennent l’Ashtanga sans guidage verbal continu : chacune avance à son rythme, sous le regard attentif de l’enseignant. Ce format, appelé “Mysore style”, privilégie l’autonomie et la mémorisation progressive des séries.
Contrairement à un cours collectif classique, où l’enseignant parle en continu, ici la relation est plus intime : l’élève respire, se concentre, répète les postures et reçoit des ajustements personnalisés. Ce rituel respectueux du corps favorise la confiance et la régularité - deux piliers essentiels de la progression en yoga Ashtanga.
Un yoga "sportif" et exigeant
Malgré sa dimension méditative, l’Ashtanga est d'abord une discipline physique intense. Les enchaînements sont rapides, les postures souvent tenues dans l’effort. Cette approche sollicite les muscles, la souplesse et la résistance mentale.
Le yoga Ashtanga est un yoga structuré, presque chorégraphié, où chaque respiration compte. Cette rigueur n’a rien d’élitiste : elle invite à écouter son corps, à canaliser son énergie et à progresser avec constance. Avec la pratique, on se découvre une stabilité nouvelle, une énergie apaisée et un sentiment d’équilibre intérieur profond.





















