La trichotillomanie est un trouble psychologique chronique qui se manifeste par un besoin incontrôlable de s’arracher les cheveux ou les poils. Le terme vient du grec : « tricho » signifie « poil », et « tillo » veut dire « épiler ». Autrement dit, il s’agit littéralement de la manie de s’arracher les poils. Ce trouble peu connu est pourtant identifié depuis de nombreuses années. En effet, il a été décrit pour la première fois en 1898 par un dermatologue français, le docteur Hallopeau.
Les personnes qui souffrent de trichotillomanie s’arrachent le plus souvent les cheveux. Mais d’autres zones peuvent être concernées, comme les cils, les sourcils ou encore les poils des bras, des jambes, ou d’autres parties du corps. Avec le temps, ces gestes répétitifs entraînent des zones dégarnies, voire une perte de cheveux irréversible. Ce comportement n’est pas lié à une problématique esthétique. Les personnes ne tentent pas de supprimer des imperfections en s’épilant, mais ressentent un besoin compulsif de s’arracher les cheveux ou les poils. Elles essaient d’ailleurs souvent d’arrêter, mais n’y arrivent pas. Dans certains cas, le geste devient tellement automatique que la personne ne se rend même plus compte qu’elle s’arrache les cheveux.
Ce trouble peut disparaître spontanément ou persister toute la vie. Il apparaît généralement à l’adolescence et touche davantage les jeunes filles. La trichotillomanie fait d’ailleurs partie des causes possibles d’alopécie chez la femme.




