L’hypotension peut avoir de nombreuses origines. Certaines sont ponctuelles et sans gravité, d’autres traduisent un déséquilibre qu’il est important d’identifier. Parmi les plus fréquentes, on retrouve :
1. La déshydratation
Un organisme insuffisamment hydraté voit son volume sanguin diminuer, ce qui réduit la pression exercée sur les parois artérielles. Même une déshydratation légère (2 % du poids corporel en eau en moins) peut entraîner une hypotension, des étourdissements et une fatigue. Les pertes hydriques sont accentuées en cas de fortes chaleurs, d’effort physique ou de diarrhée/vomissements.
2. Une alimentation pauvre en sel
Le sodium, contenu principalement dans le sel, est essentiel à l’équilibre hydrique et à la régulation de la pression artérielle. Une alimentation trop pauvre en sel peut donc contribuer à une tension basse. C’est notamment le cas chez les personnes qui suivent un régime désodé (sans sel) strict ou qui consomment peu d’aliments transformés. Toutefois, il est important de noter que l’augmentation du sel doit toujours se faire avec précaution et sous avis médical, car un excès peut nuire à la santé cardiovasculaire.
3. La fatigue ou le manque de sommeil
Un sommeil insuffisant ou de mauvaise qualité perturbe le système nerveux autonome, responsable de la régulation de la tension artérielle. La fatigue chronique fragilise également le système circulatoire et entraîne une baisse de vigilance, souvent associée à une hypotension. Selon certaines études, le manque de sommeil est directement lié à des troubles de la régulation cardiovasculaire.
4. Les carences en nutriments
Des déficits en vitamine B12, en fer ou en acide folique peuvent provoquer une anémie, caractérisée par une diminution du nombre de globules rouges. Or, ce sont ces cellules qui transportent l’oxygène dans le sang. Une anémie réduit donc la capacité du sang à oxygéner les tissus, entraînant fatigue, pâleur, essoufflement et parfois hypotension. Par exemple, une carence en vitamine B12 touche environ 6 % des personnes de moins de 60 ans et jusqu’à 20 % après 60 ans (National Institutes of Health).
5. Les variations hormonales
Chez la femme enceinte, notamment au premier trimestre, les hormones entraînent une dilatation des vaisseaux sanguins pour favoriser la circulation vers le fœtus. Cela peut provoquer une baisse transitoire de la tension artérielle, souvent accompagnée de vertiges. De même, certains troubles endocriniens, comme l’hypothyroïdie ou l’insuffisance surrénalienne, sont aussi associés à une tension basse persistante.
6. Les médicaments
Certains traitements peuvent abaisser la tension comme effet secondaire. C’est le cas des diurétiques (souvent prescrits pour l’hypertension), des bêtabloquants, de certains antidépresseurs ou encore des traitements contre la maladie de Parkinson. L’hypotension médicamenteuse peut être passagère, mais si elle est gênante, il est nécessaire d’en discuter avec son médecin pour ajuster la posologie.
7. Les changements brusques de position (hypotension orthostatique).
Se lever rapidement d’une position allongée ou assise peut provoquer une chute soudaine de la tension artérielle. Ce phénomène, appelé hypotension orthostatique, se manifeste par un étourdissement ou une vision noire passagère. Il est plus fréquent chez les personnes âgées, déshydratées, ou sous certains traitements (antihypertenseurs, antidépresseurs).
8. Les maladies chroniques
Certaines pathologies chroniques sont susceptibles d’entraîner une tension basse. Parmi elles :
Le diabète, qui peut endommager les nerfs responsables de la régulation de la tension (neuropathie autonome).
Les maladies cardiaques, qui réduisent la capacité du cœur à pomper efficacement le sang.
Les troubles endocriniens, comme la maladie d’Addison (insuffisance des glandes surrénales), où l’organisme ne produit pas suffisamment de cortisol et d’aldostérone, deux hormones essentielles à la régulation de la tension.