En cosmétique, les meilleurs actifs pour donner du volume aux cheveux fins ou aux cheveux plats sont essentiellement ceux capables d’augmenter le diamètre de la fibre capillaire. Toutefois, ils n’agissent pas réellement sur la biologie du follicule. Ils donnent simplement l’illusion d’un cheveu plus épais, ce qui peut suffire à afficher une chevelure plus fournie au quotidien. Dans cette catégorie, on trouve en premier lieu les poudres de plantes et les ingrédients filmogènes, notamment les protéines (kératine, collagène, soie), qui forment comme une gaine épaississante autour du cheveu. Citons également les actifs hydratants, qui créent du volume par gonflement hydrique.
Le volume visuel vient aussi des racines. Dans ce cas, tout comme la catégorie d’actifs volumateurs précédente, il a l’avantage d’être visible immédiatement. Certains actifs permettent de décoller légèrement les racines : un effet temporaire qui donne à la chevelure un aspect plus dense. Dans le même ordre d’idée, les actifs qui ciblent l’équilibre du cuir chevelu sont tout à fait pertinents pour accompagner une stratégie volumatrice, notamment en cas de chute ou de cheveux clairsemés.
Il existe d’autres principes actifs intéressants qui peuvent, cette fois, revendiquer une action stimulante sur le follicule pileux. Rares sont ceux à avoir une efficacité directe sur l’épaisseur du cheveu, même s’il est possible d’en trouver dans quelques sérums topiques pour le cuir chevelu. La plupart ont en réalité une action indirecte, en agissant par exemple sur l’augmentation du nombre de cheveux en phase anagène (phase de croissance). Cette phase du cycle pileux correspondant à l’étape de la pousse à proprement parler, elle peut donner un effet volumateur indirect si elle est correctement ciblée.
Outre les actifs appliqués par voie topique, certains compléments alimentaires sont également pertinents. La recherche tend toutefois à prouver qu’ils n’ont qu’un impact limité sur le volume des cheveux lorsqu’ils sont utilisés seuls (1). Il serait donc préférable de les consommer en soutien, en particulier en cas de déséquilibre initial ; dans le cas contraire, leurs effets restent modestes.


























