Probiotiques pour maigrir : accompagner votre bien-être digestif

Et si les bonnes bactéries pouvaient vous aider à atteindre vos objectifs minceur ? Les probiotiques pour maigrir ne sont pas une solution miracle, mais ils peuvent accompagner votre digestion, la régulation de votre appétit, et contribuer à contrôler votre poids. Découvrez comment certaines souches, associées à une bonne hygiène de vie, peuvent être vos alliées pour vous sentir plus léger.

Par Lila Bouber
Mis à jour le 27/08/2025Temps de lecture : +4 min.

Que sont les probiotiques ?

Selon la définition de l’Organisation mondiale de la santé de 2001, mise à jour par l’ISAPP en 2014, les probiotiques sont des « micro-organismes vivants qui, lorsqu'ils sont administrés en quantités adéquates, confèrent à l'hôte un bénéfice pour la santé ». Constitués de bactéries et de levures, apportées par les aliments ou les compléments alimentaires, ils exercent leurs effets en contribuant notamment à l’équilibre du microbiote intestinal. Les principales familles de probiotiques regroupent : Lactobacillus, Bifidobacterium, Lactococcus, Streptococcus thermophilus, et la levure Saccharomyces boulardii.

Des alliés du microbiote et de l’organisme

Les probiotiques interagissent avec l’organisme et le microbiote, en soutenant l’équilibre et la diversité microbienne, un élément clé du métabolisme et du bien-être. Les études scientifiques ont prouvé qu’il existe un lien entre un déséquilibre du microbiote, appelé dysbiose, et la prise de poids. Ces bonnes bactéries favorisent la présence de microorganismes bénéfiques, renforcent les défenses naturelles et jouent un rôle positif vis-à-vis des symptômes de plusieurs maladies.

Où trouver des probiotiques ?

Parmi les aliments fermentés qui renferment une diversité de probiotiques : 

  • yaourts et fromages fermentés (lactobacilles et streptocoques) ;

  • kéfirs de lait ou de fruits (riches en bactéries lactiques et levures) ;

  • choucroute et légumes lactofermentés (diversité de souches) ;

  • produits fermentés issus du soja (miso, tempeh, natto) ;

  • kombucha (boisson fermentée à base de thé et de levures).

Dans les compléments alimentaires, les probiotiques sont disponibles sous forme de gélules, poudres, sachets ou ampoules liquides. Ils permettent aussi de cibler des besoins précis grâce à la sélection de souches standardisées (Lactobacillus gasseri, Bifidobacterium breve, Saccharomyces boulardii).

Pourquoi les probiotiques peuvent-ils aider à maigrir ?

Des travaux de recherche de plus en plus nombreux montrent une association entre la présence de certaines espèces bactériennes dans le microbiote intestinal et l’obésité.

Influence du microbiote sur le métabolisme

Le microbiote intestinal joue un rôle central dans l’utilisation et le stockage de l’énergie. Certaines bactéries favorisent l’extraction des nutriments, d’autres interviennent dans le métabolisme des sucres et des graisses. Un microbiote diversifié est souvent associé à une meilleure sensibilité à l’insuline et à une répartition plus équilibrée de la masse grasse. Les probiotiques, en modulant cette flore, peuvent donc indirectement soutenir un métabolisme plus efficace. Une étude chez la souris (Chandrasekaran , 2024) a montré que le transfert d’un microbiote intestinal normal dans des animaux élevés sans germes entraînait, en seulement deux semaines, une augmentation de 60 % de la masse grasse et de la résistance à l’insuline, et ce, malgré une diminution de leur apport alimentaire.

Rééquilibrage d’une flore déséquilibrée

Une flore déséquilibrée (baisse de la diversité, développement d’espèces non bénéfiques) est liée à une inflammation de bas grade et à des troubles métaboliques. Les probiotiques aident à rétablir l’équilibre par compétition avec les espèces opportunistes, production d’acides organiques (dont les acides gras à chaîne courte) et soutien de la barrière intestinale. Il semblerait que le ratio entre deux grandes familles de bactéries intestinales (plus de Firmicutes et moins de Bacteroidetes) soit perturbé chez les personnes obèses. Une étude récente l’a confirmé par séquençage génétique d'échantillons fécaux (Chandrasekaran et al., 2024).

Soutien au confort digestif et lutte contre la digestion lente

Les probiotiques contribuent à améliorer le transit, à réduire les ballonnements, et à limiter la sensation de lourdeur après les repas. En aidant à mieux digérer, ils peuvent participer indirectement à une meilleure gestion du poids et au maintien d’une énergie stable au quotidien.

Effet sur l’inflammation de bas grade

Un déséquilibre du microbiote peut favoriser une inflammation chronique de faible intensité, souvent associée à la prise de poids et aux troubles métaboliques. En rééquilibrant la flore, les probiotiques participent à la modulation de cette inflammation, favorisant un terrain métabolique plus sain.

Régulation de l’absorption des graisses

Certaines souches, notamment du genre Lactobacillus et Bifidobacterium, sembleraient réduire l’absorption intestinale des graisses alimentaires, ce qui peut limiter leur stockage. Grâce à des analyses métagénomiques et biochimiques, Turnbaugh et al. (2006) ont montré que les changements de composition du microbiote des personnes obèses semblaient associés à une capacité accrue à extraire l'énergie du régime alimentaire. Plus récemment, une production d’acide linoléique conjugué (ALC), au rôle potentiel dans la combustion des graisses, la réduction du nombre d’adipocytes et la modulation de l’inflammation a été mise en évidence (den Hartigh et al., 2019). Ces résultats nécessitent toutefois des études complémentaires.

Impact sur l’appétit et la satiété

Le microbiote peut aussi influencer la satiété. Des études montrent que les bactéries pourraient influencer la production d’hormones intestinales liées à la régulation de la faim, comme la leptine (contrôle de la satiété) et la ghréline (« hormone de la faim »). En modulant ces signaux, elles pourraient aider à mieux contrôler l’appétit et à limiter les fringales. Des chercheurs français (Ben Fradj et al., 2022) ont montré chez la souris que la présence de bactéries intestinales aide à limiter la consommation d’aliments riches en graisses, en envoyant au cerveau des signaux de rassasiement. À l’inverse, quand le microbiote est perturbé (par exemple, après une antibiothérapie), cet effet disparaît et les animaux mangent davantage. Le pouvoir « coupe-faim » de certains repas serait aussi, en partie, lié à l’action du microbiote.

Déséquilibre du microbiote et poids : quels signes surveiller ?

Une dysbiose peut avoir des répercussions non seulement sur la digestion mais également sur la gestion du poids. Plusieurs signaux peuvent vous alerter :

  • Troubles digestifs récurrents : La persistance de certains désagréments peut indiquer une flore intestinale perturbée : ballonnements, gaz, digestion lente, constipation ou diarrhée.

  • Sensation de ventre gonflé : Une fermentation excessive des aliments liée à une flore déséquilibrée peut accentuer la rétention d’eau et la production de gaz, donnant le ressenti de gonflement abdominal.

  • Fringales et appétit instable : Le microbiote communique avec le cerveau via l’axe intestin-cerveau. Lorsqu’il est déséquilibré, il peut perturber la régulation de l’appétit et accentuer les envies de sucre ou de grignotage.

  • Fatigue et baisse d’énergie : Un intestin en déséquilibre peut impacter la qualité de la digestion et la disponibilité des nutriments, se traduisant par une fatigue persistante et une diminution de la vitalité.

Quels probiotiques privilégier pour favoriser la perte de poids ?

Les souches probiotiques n’ont pas toutes les mêmes effets. Certaines sont davantage étudiées et utilisées pour leur rôle dans le soutien de la gestion du poids.

Lactobacillus gasseri

Cette espèce bactérienne est souvent citée comme un des probiotiques pour le ventre plat. En effet, elle fait effectivement des souches les plus documentées pour son action sur la réduction de la masse abdominale et la gestion de la graisse viscérale. Plusieurs études suggèrent qu’elle pourrait contribuer à limiter le tour de taille, dans le cadre d’une alimentation équilibrée. Une étude japonaise en double aveugle sur 87 personnes présentant un IMC (indice de masse corporelle) élevé a montré qu’une supplémentation quotidienne en Lactobacillus gasseri SBT2055 réduisait l’IMC, la graisse abdominale viscérale et le tour de hanches (Kadooka et al., 2010). Cette même équipe a mis en évidence des effets bénéfiques chez un groupe de 210 adultes (Kadooka et al., 2013). Les personnes ont consommé 200 g de lait fermenté par jour contenant la souche à dose relativement faible, pendant 12 semaines. Les résultats étaient les suivants : 

  • réduction significative de la graisse viscérale abdominale ;

  • baisse de l’IMC, du tour de taille, du tour de hanches ;

  • diminution de la masse grasse totale.

Bifidobacterium breve

Une étude menée sur 75 jeunes adultes en surpoids ou obèses a évalué la supplémentation en Bifidobacterium breve BBr60 (1 × 10¹⁰ CFU/jour, pendant 12 semaines), comparée à un placebo (Bai et al., 2024). Les résultats ont montré une réduction significative du poids et de l’IMC dans le groupe recevant le probiotique, ainsi qu’une amélioration des paramètres sanguins. Des modifications de la composition des métabolites circulants ou fécaux et de la diversité bactérienne intestinale (Dialister, Klebsiella et Bacteroides) ont également été observées, ce qui suggère un rôle métabolique et microbien.

Lactobacillus rhamnosus

Une étude clinique de 24 semaines a testé Lactobacillus rhamnosus CGMCC1.3724 (associé à des fibres prébiotiques) chez des adultes obèses (Sanchez et al., 2014). Il est apparu que ce probiotique pourrait soutenir la perte de poids durable chez les femmes, avec une diététique restrictive contrôlée. En effet, la supplémentation a entraîné une perte de poids et de masse grasse plus importante qu’avec le placebo. Ces résultats, observés chez les femmes uniquement, étaient liés à une baisse de la leptine (hormone de la satiété) et à des modifications du microbiote intestinal (variation des Lachnospiraceae). Le fait intéressant est que la perte de poids s’est poursuivie au-delà de la restriction et de la prise du probiotique.

Lactobacillus plantarum ou Lactiplantibacillus plantarum

Connue pour son rôle dans le confort digestif, elle peut aussi contribuer indirectement à une meilleure assimilation des nutriments et à la gestion du poids. Une étude a porté sur 40 adultes obèses hypertendus consommant un fromage probiotique contenant L. plantarum associé à un régime hypocalorique pendant trois semaines. Elle a permis d'observer une réduction de l'IMC et des valeurs de la tension artérielle (Sharafedtinov et al., 2013). Un travail original mené chez des chiens en surpoids (Choi et al., 2024) a montré que l’association de Lactiplantibacillus plantarum (nouvelle nomenclature officielle de Lactobacillus plantarum proposée en 2020) et Bifidobacterium breve pouvait aider à une réduction du poids, du tour de taille et une baisse de certains marqueurs liés au stockage des graisses. Les chercheurs ont aussi observé une amélioration de la flore intestinale, avec une augmentation de bonnes bactéries et une diminution des microorganismes potentiellement nuisibles.

Lactobacillus acidophilus

Des chercheurs (Kang et al., 2022) ont étudié l’impact de Lactobacillus acidophilus chez des souris nourries avec un régime riche en graisses. Ils ont obtenu des résultats prometteurs, puisque le probiotique a contribué à réduire la prise de poids, la masse grasse et l’inflammation, tout en améliorant l’équilibre du sucre et des graisses dans le sang. Il a aussi rééquilibré le microbiote intestinal, renforcé la barrière intestinale et stimulé l’activité du « bon » tissu adipeux brun (qui aide à brûler de l’énergie). Ces bénéfices ont pu être transmis à d’autres souris via un transfert de flore intestinale, ce qui souligne l’impact du microbiote dans la régulation du poids. Une étude sud-coréenne a montré qu’une souche de Lactobacillus acidophilus pouvait limiter les effets d’un régime riche en graisses chez la souris (Park et al., 2018). Ce probiotique a réduit la prise de poids et l’accumulation de graisses dans le foie, tout en améliorant la sensibilité à l’insuline. Il a aussi stimulé l’utilisation des graisses comme source d’énergie et rééquilibré le métabolisme. Selon les chercheurs, L. acidophilus pourrait jouer un rôle intéressant dans la prévention de l’obésité et des désordres métaboliques associés.

Et les cocktails de probiotiques…

Au-delà des souches prises isolément, des études suggèrent que la combinaison de plusieurs probiotiques présenterait un intérêt. Ainsi, chez des enfants et des adolescents obèses, l’association de L. casei, L. rhamnosus, S. thermophilus, B. breve, L. acidophilus, B. longum et L. bulgaricus combinés à des FOS (fructo-oligosaccharides) a permis de diminuer l’indice de masse corporelle et le tour de taille dans un essai clinique (Safavi et al., 2013). Dans d’autres recherches, des mélanges multisouches souvent composés de Lactobacillus et Bifidobacterium (parfois associés à Streptococcus, Enterococcus ou Pediococcus), ont été étudiés avec des bénéfices dans la perte de poids et la réduction du tour de taille (Skonieczna-Żydecka et al., 2020). 

L’ensemble de ces travaux de recherche sont prometteurs concernant l'effet des probiotiques pour maigrir, mais ils nécessitent des études supplémentaires.

Quelles solutions naturelles intégrer avec des probiotiques pour maigrir ?

Les probiotiques peuvent être un soutien dans la gestion du poids, mais leur efficacité doit s'inscrire dans une approche globale. Pour optimiser leurs effets, il est également très intéressant de les associer à d’autres solutions naturelles.

Une alimentation équilibrée et riche en fibres

Les fibres (fruits, légumes, légumineuses, céréales complètes) servent de prébiotiques, c’est-à-dire de nourriture pour les probiotiques. Elles favorisent la croissance des bonnes bactéries et améliorent la satiété.

Une activité physique régulière

La recherche montre que bouger régulièrement ne profite pas qu’aux muscles : l’activité physique contribue aussi à enrichir la flore intestinale. Une méta-analyse de 17 études (Aya et al., 2021) a montré que la pratique régulière d’une activité physique est associée à une plus grande diversité microbienne et à des changements dans l’abondance relative de certaines bactéries bénéfiques.

Une gestion du stress et du sommeil

Le stress et l’obésité s’alimentent mutuellement. Sous stress, nous avons tendance à grignoter davantage, à choisir des aliments sucrés ou gras, à moins bouger et à mal dormir. Mais le stress agit aussi déréglant les hormones de la faim, en perturbant le microbiote et en activant des mécanismes biologiques qui favorisent le stockage des graisses. L’obésité est aussi souvent vécue comme une source de stigmatisation et donc de stress supplémentaire. Une publication de l’Université de Californie (Tomiyama, 2019) décrit ce phénomène comme un véritable cercle vicieux. Elle considère la gestion du stress comme un levier essentiel, trop souvent négligé, dans la prévention et l’accompagnement de l’obésité.

Le recours à certaines plantes et actifs naturels

Des ingrédients comme le thé vert, le guarana, le konjac ou encore le chrome peuvent compléter une démarche minceur. Les prébiotiques sont souvent proposés dans des formules associées aux probiotiques pour un effet synergique.

Comment intégrer les probiotiques dans une routine minceur ?

1. Le matin

  • Prendre son complément de probiotiques pour maigrir avec un grand verre d’eau, à jeun ou avant le petit-déjeuner selon les recommandations du produit.

  • Préparer un petit-déjeuner riche en fibres alimentaires (flocons d’avoine, fruits frais, graines de Chia) pour nourrir les probiotiques.

2. Le midi

  • Composer un repas équilibré avec des légumes variés, des protéines maigres et des céréales complètes.

  • Assaisonner avec une huile végétale légère comme l’huile de chanvre ou de cameline : riches en oméga-3, elles participent à l’équilibre global.

3. L’après-midi

  • Prévoir une collation légère si besoin : un yaourt nature ou un kéfir, riches en probiotiques naturels, associés à un fruit qui apporte des fibres.

4. Le soir

  • Opter pour un dîner léger, composé de légumes cuits, d’une source de protéines et de féculents complets.

  • Éviter les sucres rapides et les repas trop copieux qui ralentissent la digestion.

  • Préparer une infusion digestive à base de fenouil, anis ou menthe poivrée pour limiter les ballonnements. Vous pouvez aussi opter pour une Tisane Maté Minceur BIO qui allie les bienfaits du maté, de l'hibiscus et du cassis.

  • Se détendre (respiration, lecture) afin de limiter le stress, qui perturbe le microbiote et le sommeil.

En résumé, les probiotiques pour maigrir ne remplacent pas une bonne hygiène de vie, mais ils peuvent contribuer à l’équilibre du microbiote et soutenir les mécanismes naturels de gestion du poids. Et même si vous ne cherchez pas des probiotiques pour perdre du poids, consommer des aliments riches en bonnes bactéries est profitable pour votre santé digestive et globale.

Recettes associées chez AZ

Enveloppement marin ventre plat

Ingrédients sans balance

Pour 1 enveloppement

Préparation

1

Mettez l’ensemble des ingrédients dans un bol.

2

Ajoutez l’eau petit à petit jusqu’à obtenir une pâte lisse et homogène.

3

Utilisez ce soin sans attendre.

* Conservation : Cette recette ne se conserve pas, à utiliser tout de suite.

Gélules essentielles : cure printanière

Ingrédients sans balance

~70 ml soit ~100 gélules

Préparation

1

Transvasez les huiles végétales dans un bol et mélangez afin d'homogénéiser.

2

Remplissez les gélules taille 0 avec le mélange huileux, à l'aide du gélulier.

Stockez vos gélules dans une boite hermétique à l’abri de la lumière et chaleur. TENIR LES GELULES HORS DE PORTEE DES ENFANTS. Réservé à l'adulte.

Ne pas utiliser pendant la grossesse et l'allaitement.

* Conservation : bien conservé et fabriqué dans des conditions d'hygiène optimales, votre produit pourra se conserver au moins 1 mois.

Précaution d'usage

Les probiotiques sont généralement bien tolérés, mais il est nécessaire de prendre un avis médical en cas de grossesse, d’allaitement, de pathologie chronique ou de traitement en cours. Commencez votre cure de probiotiques progressivement, car une introduction trop rapide pourrait entraîner des ballonnements ou un inconfort digestif transitoire chez certaines personnes. Respectez les doses indiquées et conservez correctement les probiotiques (certains nécessitent d’être gardés au frais pour une bonne efficacité).

Conseil de l'expert

Les probiotiques pour maigrir ne peuvent agir d'un coup de baguette magique. Leur efficacité repose sur la régularité et surtout sur l’association avec une hygiène de vie globale. Une alimentation riche en fibres, un sommeil de qualité, une bonne gestion du stress et une activité physique régulière sont essentiels pour optimiser leurs effets. Mes conseils : privilégiez les cures de plusieurs semaines, associez-les à des prébiotiques et choisissez des formules bien documentées.

En savoir plus

Pourquoi le Lactobacillus gasseri fait-il maigrir ?

Des études scientifiques suggèrent que certaines souches de Lactobacillus gasseri pourraient influencer la gestion du poids. Elles auraient un impact sur le métabolisme des graisses et la régulation de la flore intestinale, ce qui pourrait contribuer à réduire la graisse abdominale. Cependant, ces effets ne sont pas systématiques et varient selon les individus, leur mode de vie et leur alimentation. Il est donc plus juste de parler d’un soutien plus que de probiotiques pour maigrir avec une action se suffisant à elle-même.

Quel est le meilleur probiotique pour la graisse du ventre liée à la ménopause ?

Il n’existe pas de probiotique unique capable de cibler spécifiquement la graisse abdominale à la ménopause. Cependant, certaines souches comme Lactobacillus gasseri, Bifidobacterium breve ou Lactobacillus rhamnosus ont été étudiées pour leur rôle potentiel dans la régulation du métabolisme des graisses et du poids. Une revue scientifique de 2023 (Barrea et al.) rappelle que le microbiote intestinal joue un rôle clé dans la santé des femmes ménopausées, notamment en influençant des facteurs comme l’inflammation, l’équilibre du glucose et le métabolisme lipidique. Ces mécanismes peuvent avoir un impact indirect sur la gestion de la masse abdominale. 

Toutefois, l’efficacité d’une cure de probiotiques dépend toujours du contexte global : alimentation équilibrée, activité physique régulière, hygiène de vie et équilibre hormonal. Les probiotiques doivent donc être envisagés comme un soutien complémentaire, et non comme une solution unique.

Quel est le probiotique le plus efficace pour maigrir ?

Il n’existe pas de consensus scientifique sur « le » probiotique le plus efficace. Plusieurs souches ont montré des résultats intéressants, notamment :

  • Lactobacillus gasseri (gestion de la masse grasse abdominale) ;

  • Bifidobacterium breve (métabolisme lipidique) ;

  • Lactobacillus rhamnosus (gestion du poids dans certains essais cliniques).

Ces effets restent cependant complémentaires d’une bonne hygiène de vie (alimentation équilibrée et activité physique), et ne remplacent pas les bases d’une perte de poids durable.

Quel probiotique fait dégonfler le ventre ?

La sensation de ventre gonflé est souvent liée à un déséquilibre du microbiote ou à une digestion difficile. Certaines souches comme Lactobacillus plantarum, Bifidobacterium lactis ou Saccharomyces boulardii peuvent aider à améliorer le confort digestif et à réduire les ballonnements. Cependant, la réponse peut varier selon les personnes et les causes sous-jacentes (alimentation, intolérances, stress, etc.).

Bibliographie

1

2

Chandrasekaran P, Weiskirchen S, Weiskirchen R.

Effects of Probiotics on Gut Microbiota: An Overview. Int J Mol Sci. 2024 May 30;25(11):6022. doi: 10.3390/ijms25116022. PMID: 38892208; PMCID: PMC11172883.

3

Soltani S, Ashoori M, Dehghani F, Meshkini F, Clayton ZS, Abdollahi S.

Effects of probiotic/synbiotic supplementation on body weight in patients with diabetes: a systematic review and meta-analyses of randomized-controlled trials. BMC Endocr Disord. 2023 Apr 21;23(1):86. doi: 10.1186/s12902-023-01338-x.

4

den Hartigh LJ.

Conjugated Linoleic Acid Effects on Cancer, Obesity, and Atherosclerosis: A Review of Pre-Clinical and Human Trials with Current Perspectives. Nutrients. 2019 Feb 11;11(2):370. doi: 10.3390/nu11020370.

5

Kadooka Y, Sato M, Imaizumi K, Ogawa A, Ikuyama K, Akai Y, Okano M, Kagoshima M, Tsuchida T.

Regulation of abdominal adiposity by probiotics (Lactobacillus gasseri SBT2055) in adults with obese tendencies in a randomized controlled trial. Eur J Clin Nutr. 2010 Jun;64(6):636-43. doi: 10.1038/ejcn.2010.19.

6

Kadooka Y, Sato M, Ogawa A, Miyoshi M, Uenishi H, Ogawa H, Ikuyama K, Kagoshima M, Tsuchida T.

Effect of Lactobacillus gasseri SBT2055 in fermented milk on abdominal adiposity in adults in a randomised controlled trial. Br J Nutr. 2013 Nov 14;110(9):1696-703. doi: 10.1017/S0007114513001037.

7

Bai Z, Wu Y, Gao D, Dong Y, Pan Y, Gu S.

Gut Microbiome and Metabolome Alterations in Overweight or Obese Adult Population after Weight-Loss Bifidobacterium breve BBr60 Intervention: A Randomized Controlled Trial. Int J Mol Sci. 2024 Oct 10;25(20):10871. doi: 10.3390/ijms252010871.

8

Choi J, Son D, An S, Cho E, Lim S, Lee HJ.

Effects of Lactiplantibacillus plantarum CBT LP3 and Bifidobacterium breve CBT BR3 supplementation on weight loss and gut microbiota of overweight dogs. Sci Rep. 2024 Oct 26;14(1):25446. doi: 10.1038/s41598-024-75594-9.

9

Kang Y, Kang X, Yang H, Liu H, Yang X, Liu Q, Tian H, Xue Y, Ren P, Kuang X, Cai Y, Tong M, Li L, Fan W.

Lactobacillus acidophilus ameliorates obesity in mice through modulation of gut microbiota dysbiosis and intestinal permeability. Pharmacol Res. 2022 Jan;175:106020. doi: 10.1016/j.phrs.2021.106020.

10

Aya V, Flórez A, Perez L, Ramírez JD.

Association between physical activity and changes in intestinal microbiota composition: A systematic review. PLoS One. 2021 Feb 25;16(2):e0247039. doi: 10.1371/journal.pone.0247039.

11

Tomiyama AJ.

Stress and Obesity. Annu Rev Psychol. 2019 Jan 4;70:703-718. doi: 10.1146/annurev-psych-010418-102936.

12

Mofredj A, Bahloul H, Chanut C.

Lactococcus lactis: un pathogène opportuniste? [Lactococcus lactis: an opportunistic bacterium?]. Med Mal Infect. 2007 Apr;37(4):200-7. French. doi: 10.1016/j.medmal.2007.01.005.

13

Turnbaugh PJ, Ley RE, Mahowald MA, Magrini V, Mardis ER, Gordon JI.

An obesity-associated gut microbiome with increased capacity for energy harvest. Nature. 2006 Dec 21;444(7122):1027-31. doi: 10.1038/nature05414.

14

Ben Fradj S, Nédélec E, Salvi J, Fouesnard M, Huillet M, Pallot G, Cansell C, Sanchez C, Philippe C, Gigot V, Lemoine A, Trompier D, Henry T, Petrilli V, Py BF, Guillou H, Loiseau N, Ellero-Simatos S, Nahon JL, Rovère C, Grober J, Boudry G, Douard V, Benani A.

Evidence for Constitutive Microbiota-Dependent Short-Term Control of Food Intake in Mice: Is There a Link with Inflammation, Oxidative Stress, Endotoxemia, and GLP-1? Antioxid Redox Signal. 2022 Aug;37(4-6):349-369. doi: 10.1089/ars.2021.0095.

15

Sanchez M, Darimont C, Drapeau V, Emady-Azar S, Lepage M, Rezzonico E, Ngom-Bru C, Berger B, Philippe L, Ammon-Zuffrey C, Leone P, Chevrier G, St-Amand E, Marette A, Doré J, Tremblay A.

Effect of Lactobacillus rhamnosus CGMCC1.3724 supplementation on weight loss and maintenance in obese men and women. Br J Nutr. 2014 Apr 28;111(8):1507-19. doi: 10.1017/S0007114513003875.

16

Sharafedtinov KK, Plotnikova OA, Alexeeva RI, Sentsova TB, Songisepp E, Stsepetova J, Smidt I, Mikelsaar M.

Hypocaloric diet supplemented with probiotic cheese improves body mass index and blood pressure indices of obese hypertensive patients--a randomized double-blind placebo-controlled pilot study. Nutr J. 2013 Oct 12;12:138. doi: 10.1186/1475-2891-12-138.

17

Kang Y, Kang X, Yang H, Liu H, Yang X, Liu Q, Tian H, Xue Y, Ren P, Kuang X, Cai Y, Tong M, Li L, Fan W.

Lactobacillus acidophilus ameliorates obesity in mice through modulation of gut microbiota dysbiosis and intestinal permeability. Pharmacol Res. 2022 Jan;175:106020. doi: 10.1016/j.phrs.2021.106020.

18

Park SS, Lee YJ, Song S, Kim B, Kang H, Oh S, Kim E.

Lactobacillus acidophilus NS1 attenuates diet-induced obesity and fatty liver. J Endocrinol. 2018 May;237(2):87-100. doi: 10.1530/JOE-17-0592. Epub 2018 Mar 5. PMID: 29507043.

19

Safavi M, Farajian S, Kelishadi R, Mirlohi M, Hashemipour M.

The effects of synbiotic supplementation on some cardio-metabolic risk factors in overweight and obese children: a randomized triple-masked controlled trial. Int J Food Sci Nutr. 2013 Sep;64(6):687-93. doi: 10.3109/09637486.2013.775224.

20

Skonieczna-Żydecka K, Kaźmierczak-Siedlecka K, Kaczmarczyk M, Śliwa-Dominiak J, Maciejewska D, Janda K, Stachowska E, Łoniewska B, Malinowski D, Borecki K, Marlicz W, Łoniewski I.

The Effect of Probiotics and Synbiotics on Risk Factors Associated with Cardiometabolic Diseases in Healthy People-A Systematic Review and Meta-Analysis with Meta-Regression of Randomized Controlled Trials. J Clin Med. 2020 Jun 8;9(6):1788. doi: 10.3390/jcm9061788.

21

Barrea L, Verde L, Auriemma RS, Vetrani C, Cataldi M, Frias-Toral E, Pugliese G, Camajani E, Savastano S, Colao A, Muscogiuri G.

Probiotics and Prebiotics: Any Role in Menopause-Related Diseases? Curr Nutr Rep. 2023 Mar;12(1):83-97. doi: 10.1007/s13668-023-00462-3. Epub 2023 Feb 7. PMID: 36746877; PMCID: PMC9974675.