Malaise vagal : causes, symptômes et prévention

Le malaise vagal est un phénomène fréquent, souvent impressionnant mais généralement bénin. Il survient lorsque le nerf vague provoque une chute brutale de la tension artérielle et du rythme cardiaque, entraînant étourdissements, sueurs froides ou perte de connaissance passagère. Comprendre les causes et les symptômes du malaise vagal permet de mieux réagir et d’adopter les bons réflexes au quotidien. Il existe également des pistes de traitement naturel et des approches douces pour prévenir les récidives et soutenir l’équilibre du système nerveux. On vous explique.

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Qu'est-ce que le malaise vagal ?

Le malaise vagal, aussi appelé syncope ou choc vagal, désigne une perte de connaissance brève et brutale résultant d’une stimulation excessive du nerf vague.

Le nerf vague, c'est le chef d'orchestre du système nerveux parasympathique (ou autonome) qui régit tout ce qui fonctionne naturellement et sans intervention volontaire dans notre corps, comme la respiration, la digestion ou les battements du cœur. Lorsque le nerf vague est surstimulé, les vaisseaux sanguins se dilatent, la pression artérielle chute et le rythme cardiaque ralentit. Ce phénomène diminue temporairement l’apport sanguin au cerveau et provoque une perte de connaissance.

Le temps d’évanouissement est habituellement très court, de quelques secondes à deux minutes, et suivi d’un retour spontané à la normale. Le malaise vagal est sans gravité et peut toucher des personnes en bonne santé, à condition qu’il ne s’accompagne pas d’une chute brutale ou de complications associées.

Quelles sont les causes d'un malaise vagal ?

Le malaise vagal est une réaction réflexe du corps à divers facteurs :

  • Stress intense ou émotion forte : le nerf vague est responsable de la gestion du stress dans notre organisme. C’est pourquoi les périodes de stress intense (examen, prise de parole en public, conflits…) sont plus favorables à un malaise. De même, certaines personnes sont plus sensibles à la vue de scènes fortes, comme le sang, une blessure ou des moments intenses tels qu’un accouchement. Chez les personnes anxieuses, l’attente ou l’injection d’un anesthésique local peut aussi déclencher un stress vagal.

  • Station debout prolongée : rester debout longtemps, lors d’une cérémonie, d’une file d’attente ou dans les transports, peut suffire à déclencher un malaise vagal, surtout chez les personnes ayant des troubles circulatoires. Les muscles des mollets jouent un rôle de pompe en comprimant les vaisseaux sanguins pour favoriser le retour du sang vers le cœur. En restant immobile, le sang stagne dans les jambes et remonte moins au cœur, ce qui déclenche la mise en sécurité de l’organisme.

  • Stimulation sensorielle : des environnements bruyants, des odeurs fortes ou des lumières vives peuvent perturber le système parasympathique, qui, pour préserver l’organisme, choisit alors d'alimenter en priorité le cerveau.

  • Douleur vive : une douleur aiguë et intense comme une fracture, un coup, une piqure ou une crampe intense, peut entraîner une surstimulation vagale.

  • Chaleur excessive ou atmosphère confinée : une température élevée accentue la dilatation des vaisseaux sanguins et facilite la déshydratation. La pression artérielle peut chuter et causer une syncope vagale, surtout par temps chaud, dans des lieux mal ventilés comme les transports ou lors de mouvements de foule, ou encore lors d'un bain chaud.

  • Effort physique intense : un exercice sportif important, notamment s’il est suivi d’un arrêt brusque, interrompt le retour efficace du sang vers le cerveau et peut provoquer une baisse de la pression artérielle réflexe avec un malaise. C’est aussi le cas des efforts de poussée tels qu’une toux violente, le port de charges lourdes ou la défécation qui concentrent la circulation sanguine sur un besoin précis. Si l’effort dure trop longtemps, le corps se met en sécurité pour maintenir une bonne irrigation du cerveau. C’est pourquoi on peut avoir le tournis après avoir déplacé un meuble très lourd.

  • Déshydratation : un manque d’eau dans le corps réduit le volume sanguin circulant. Le cœur a plus de difficultés à irriguer correctement le cerveau, facilitant l’apparition d’un malaise vagal, particulièrement en cas de chaleur ou d'effort.

  • Fatigue importante : la fatigue perturbe l’équilibre du système nerveux autonome.

  • Hypoglycémie ou jeûne prolongé : en cas de baisse du taux de sucre dans le sang, le cerveau reçoit moins d’énergie, pouvant suffire à déclencher une réaction vagale et un malaise.

  • Certains médicaments : les antihypertenseurs, les diurétiques, les antidépresseurs ou les vasodilatateurs modifient la tension artérielle et augmentent les risques.

  • Les adolescents : on observe une prédominance des malaises vagaux chez les adolescents et jeunes adultes, souvent due à une croissance rapide créant un déséquilibre entre la taille du corps et la capacité de pompe du cœur. Le système nerveux, encore en maturation, contribue aussi à ce phénomène. Ajoutons à cela le stress scolaire ou social et des rythmes de sommeil irréguliers.

  • Les femmes : la prédominance chez les femmes s’explique par les fluctuations hormonales liées aux cycles menstruels ou à la contraception car les œstrogènes influencent le système vasculaire.

Dans la plupart des cas, le malaise vagal est multifactoriel.

Quels sont les symptômes d'un malaise vagal ?

Quels sont les signes précurseurs d'un malaise vagal ?

Les malaises vagaux sont souvent précédés de signes annonciateurs qui doivent alerter la personne sur un malaise imminent :

  • Bouffées de chaleur ou sensation soudaine de chaleur

  • Sueurs froides et transpiration excessive

  • Nausées parfois accompagnées de vomissements liées à l’activation du nerf vague

  • Vertiges ou étourdissement avec une impression de déséquilibre

  • Vision trouble ou impression de voile devant les yeux

  • Bourdonnements d’oreilles ou troubles auditifs avec une sensation d’oreilles qui se bouchent

  • Pâleur du visage, signe d’une baisse transitoire de la circulation sanguine

  • Sensation de faiblesse, impression de malaise diffus

  • Palpitations cardiaques ou sensation de cœur qui ralentit.

Que se passe-t-il durant le malaise ?

La personne qui subit un malaise peut ressentir une sensation de faiblesse, une vision trouble ou encore des acouphènes. Dans certains cas, des pertes de connaissance ponctuelles peuvent durer de quelques secondes à plusieurs minutes, selon les situations.

  • Perte brutale de connaissance, l’évanouissement dure presque toujours moins de trois minutes

  • Relâchement musculaire ; la personne tombe ou s'affaisse, elle est molle et immobile

  • Baisse du rythme cardiaque et de la tension artérielle

  • Respiration lente, mais régulière

  • La peau est moite et pâle

  • Récupération rapide de la conscience, en général en quelques secondes ou minutes

  • Sensation de fatigue, de confusion, possible envie de dormir ou nausées résiduelles

  • Pas de séquelles ni de confusion prolongée.

Ces signaux permettent de distinguer un malaise vagal, la plupart du temps bénin, d'autres causes de malaises plus graves comme un trouble cardiaque ou un accident vasculaire.

Quels sont les symptômes post-malaises ?

Il est courant, après un malaise, de ressentir une fatigue intense, de la confusion ou une légère migraine. Il est important de mettre le corps au repos pour revenir à un niveau de stimulation normal, acceptable par le système nerveux parasympathique.

La durée d’un malaise est généralement brève (de quelques secondes à quelques minutes). Il est cependant essentiel de rester vigilant en cas de malaise prolongé, qui pourrait entraîner des séquelles potentielles selon les cas. Les malaises vagaux peuvent influencer la qualité de vie. Il existe des solutions simples à mettre en place en prévention, comme le souligne le lien entre malaise vagal et alimentation.

Comment réagir face à une syncope vagale ?

Si vous êtes témoin d’un malaise vagal, voici les gestes essentiels à adopter :

  1. Allonger la personne sur le dos : cette position améliore le retour sanguin vers le cerveau, essentiel pour une récupération rapide. Placez la personne sur une surface plane, de préférence à l’ombre et dans un endroit aéré. À faire uniquement si la personne ne présente pas de traumatismes à cause de sa chute.

  2. Surélever ses jambes à environ 20-30 cm : favorise le retour veineux, accélère l’oxygénation du cerveau et permet de sortir plus vite du malaise. Utilisez un coussin, un sac ou tout objet disponible et installez-le sous les jambes de la personne allongée.

  3. Desserrer les vêtements trop serrés : ouvrez le col, défaites la ceinture, retirez la veste ou l’écharpe pour faciliter la respiration et la circulation sanguine.

  4. Aérer l’endroit : l’air frais limite la sensation d’étouffement, surtout si le malaise survient dans une pièce surchauffée, bondée ou mal ventilée. Ouvrez une fenêtre, utilisez un éventail et éloignez la foule

  5. Surveiller la conscience : un malaise vagal dure généralement moins de deux à trois minutes. Vérifiez que la personne reste consciente ou qu’elle reprend connaissance rapidement. Posez-lui des questions simples pour vérifier si elle est capable d’y répondre et surveillez sa respiration qui doit rester régulière

  6. Proposer de l’eau : après un malaise, une légère déshydratation peut aggraver les symptômes. L’eau aide à se remettre. Proposez à la personne de boire lentement une petite quantité d’eau une fois qu’elle est bien réveillée et n’a plus de nausées

  7. Rassurer : l’anxiété peut renforcer le malaise. Une récupération complète prend souvent quelques minutes. Ne forcez pas la personne à se relever trop vite. Encouragez-la à rester allongée ou assise, au calme, jusqu’à la disparition totale des symptômes

  8. Ne pas laisser la personne seule tout de suite : une fatigue ou une rechute peuvent survenir. Restez à ses côtés pendant 10 à 15 min minimum, le temps qu’elle se sente totalement remise.

Quels sont les traitements naturels pour prévenir les malaises vagaux ?

Le traitement naturel du malaise vagal repose avant tout sur la prévention et l’adoption de gestes simples visant à soutenir le système nerveux autonome. Découvrez nos remèdes de grand-mère :

  1. S’hydrater régulièrement : boire de l’eau tout au long de la journée est primordial, surtout en cas de fortes chaleurs ou d’exercices physiques, car la déshydratation favorise le malaise vagal

  2. Prendre des repas équilibrés et réguliers : les malaises vagaux sont étroitement liés à l'alimentation. Privilégiez un régime alimentaire sain, riche en fruits, en légumes et en céréales complètes et limitez les repas copieux. Rappelez-vous également qu'en cas de jeûne, sauter un repas peut provoquer une hypoglycémie.

  3. Éviter les stations debout prolongées sans bouger : si vous devez rester debout longtemps, contractez régulièrement les muscles des jambes en remuant les pieds et en serrant les cuisses pour stimuler le retour veineux

  4. Se tenir au frais autant que possible : évitez les lieux trop chauds ou mal aérés, notamment en cas de fatigue

  5. Gérer le stress : si vous êtes d’un tempérament anxieux, pratiquez régulièrement la relaxation ou des exercices de respiration profonde. La cohérence cardiaque par exemple (inspirer 5 secondes, expirer 5 secondes, plusieurs fois par jour) est très efficace pour stabiliser le système nerveux autonome

  6. Activité physique modérée : maintenez une activité régulière et adaptée à vos capacités pour améliorer la circulation sanguine et aider à prévenir les baisses de tension brutales

  7. Favoriser le sommeil : dormez suffisamment et facilitez l’endormissement en évitant les écrans une heure avant de vous coucher. Un manque de sommeil ou une grande fatigue augmentent les risques.

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Attention : les huiles essentielles sont particulièrement concentrées en molécules actives et requièrent certaines précautions d'utilisation. Elles sont ainsi déconseillées pour les enfants, les femmes enceintes et allaitantes, les épileptiques, les asthmatiques ou en cas de maladie hormono-dépendante.

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Préparation

1

Mettez les huiles essentielles dans un flacon codigoutte.

2

Fermez le flacon et agitez.

Stockez votre flacon à l'abri de la chaleur.

* Conservation : bien conservé et fabriqué dans des conditions d'hygiène optimales, votre produit pourra se conserver au moins 6 mois.

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~ 50 ml

Préparation

1

Mettez la base Parfum neutre dans un bol.

2

Ajoutez ensuite les huiles essentielles et l'hydrolat de fleurs d'oranger en mélangeant entre chaque ajout.

3

Transvasez la préparation dans un flacon à l'aide du petit entonnoir si nécessaire.

Stockez votre flacon à l'abri de la lumière et de la chaleur. Bien agiter avant chaque emploi.

* Conservation : bien conservé et fabriqué dans des conditions d'hygiène optimales, votre produit pourra se conserver au moins 3 mois.

Précautions

En cas de malaise, si la personne perd connaissance pendant plus de deux ou trois minutes, si elle présente des symptômes inattendus ou s’il y a un risque lié à son historique médical (cardiaque, diabète), contactez directement les services d’urgence (15 ou 112).

Conseil de l'expert

Si vous êtes seul et pensez perdre connaissance, placez-vous près d’un mur, asseyez-vous sur le sol ou mettez-vous en position latérale pour limiter les risques de blessure pendant l’évanouissement.

En savoir plus

Malaise vagal et alcool : sont-ils liés ?

Oui, l’alcool peut favoriser la survenue d’un malaise vagal chez certaines personnes. Il entraîne une vasodilatation, peut faire baisser la tension artérielle et perturber la régulation du système nerveux autonome. Chez les personnes sensibles, ces effets peuvent augmenter le risque de syncope, en particulier en cas de consommation excessive, à jeun ou associée à la chaleur.

Pourquoi a-t-on de la diarrhée ou des troubles digestifs lors d’une syncope ?

Lors d’une syncope, le nerf vague est fortement stimulé. Comme il intervient aussi dans la digestion, cette activation peut accélérer le transit intestinal et provoquer diarrhée ou troubles digestifs, généralement de façon transitoire.

Faut-il se reposer après un choc vagal ?

Oui, il est recommandé de se reposer après un malaise vagal. Restez allongé avec les jambes surélevées pendant au moins 10 à 15 minutes afin de permettre au flux sanguin de se rétablir et de limiter tout risque de rechute.

Zoom sur notre rédactrice spécialisée, Hélène Durand

Forte d’une double compétence littéraire-marketing, Hélène Durand met sa plume au service de sujets qui ont du sens pour elle : la beauté naturelle, le bien-être et l’hygiène de vie. À travers ses articles, elle désire partager un discours bienveillant et des conseils concrets.

Bibliographie

1

MSD, évanouissement,

août 2024.

2

Elsan, Malaise vagal ou syncope.