Le déséquilibre du cycle de vie du cheveu
Le cheveu suit un rythme biologique naturel composé de trois phases distinctes : la phase de croissance (anagène), une période de régression et enfin la phase de chute (télogène).
La phase anagène représente la période de pousse active, tandis que la phase télogène marque le moment où le cheveu se détache du follicule pour tomber. Une diminution de la densité devient visible dès que le passage entre ces deux étapes s'accélère anormalement. Ce phénomène survient lorsqu'une proportion trop importante de cheveux entre prématurément dans la phase de chute au détriment de la phase de croissance.
Les variations occasionnelles et saisonnières
Les changements de saison, particulièrement au printemps et en automne, sont vécus comme un choc par l'organisme et impactent directement la durée de vie des cheveux.
En automne, la baisse de luminosité et l'accumulation de fatigue favorisent le passage de nombreux cheveux en phase télogène. Au printemps, c'est la variation du taux de mélatonine qui influe sur le cycle de vie du follicule pileux. Parallèlement à ces cycles naturels, des événements de vie tels qu'un stress intense, une fatigue passagère ou des apports nutritionnels insuffisants peuvent déclencher une chute de cheveux ponctuelle.
Les facteurs hormonaux et chroniques
L'équilibre des cheveux reste très sensible aux fluctuations hormonales, notamment lors des variations de taux d'œstrogènes observées durant le post-partum ou la ménopause. Dans certains cas, la perte de densité devient chronique et s'installe durablement, souvent en raison d'une prédisposition génétique appelée alopécie androgénique. Ce processus se caractérise par une miniaturisation progressive des follicules pileux qui produisent des cheveux de plus en plus fins.



















