Le mécanisme derrière une crise d'angoisse
Une crise d'angoisse peut surgir de manière soudaine et inattendue, provoquant une panique intense et un sentiment de perte de contrôle. Cette réaction, associée à la perception d'un danger imminent, peut affecter aussi bien les enfants que les adultes.
Lorsqu'on étudie l'activité cérébrale pendant une crise d'angoisse, on constate que l'amygdale, structure liée aux émotions, envoie des signaux à l'hypothalamus, qui est le centre de contrôle des mécanismes de défense du corps.
L'absence de modération de cette réaction par le cortex préfrontal entraîne la stimulation du système nerveux et la production d'adrénaline. On assiste alors à une cascade de réactions : accélération du rythme cardiaque et de la respiration, inhibition de la réflexion, intensification des sensations.
Il peut arriver de ne vivre une crise d'angoisse qu'une seule fois dans sa vie, en réaction à un événement stressant, imminent ou passé. Cependant, certaines personnes connaissent des crises d'angoisse récurrentes qui peuvent relever de troubles anxieux.
Parmi les causes d'une crise d'angoisse : le déséquilibre hormonal
Un déséquilibre hormonal peut être à l'origine d'une crise d'angoisse. Il peut être causé par plusieurs facteurs :
Les perturbateurs endocriniens : présents dans les cosmétiques ou les produits ménagers, ils peuvent entraîner un excès d'œstrogènes.
Le stress et le manque de sommeil : ces grands "maux du 21e siècle" peuvent avoir un impact non négligeable sur les taux hormonaux
La période de la vie : L’adolescence comme la préménopause sont des périodes de transition et de chamboulement hormonal. Dans les années qui précèdent la ménopause, notamment, le corps se prépare à l'arrêt de la production d'œstrogènes et de progestérone.
Le Syndrome Prémenstruel (SPM) : les fluctuations hormonales qui surviennent au long du cycle menstruel peuvent en être la cause. Ainsi, parmi les causes biologiques, il semblerait qu'être une femme augmenterait les risques de crises d'angoisse !
La déficience en progestérone chez la femme : Un taux "normal" de progestérone pendant la phase lutéale (post-ovulatoire) est compris entre 2 et 30 ng/mL, pour environ 1,5ng/mL avant l’ovulation. En-dessous de 7 ng/mL, cela peut-être signe que quelque-chose cloche. Pour repérer un éventuel déficit de progestérone, nous vous invitons à observer votre cycle ou à faire une prise de sang, si vous êtes moins à l'aise.
Si vous ne parvenez pas à identifier les coupables de votre anxiété seule, nous vous invitons à consulter un(e) professionnel(le) de santé pour évaluer vos symptômes et identifier les causes sous-jacentes à vos pics d'anxiété. Un diagnostic juste et précis pourra vous aider à mieux les gérer.