Plusieurs facteurs peuvent expliquer des apports insuffisants en micronutriments ou encore une assimilation moins efficace par l’organisme. La plupart du temps, ces causes se cumulent.
Sols appauvris
La qualité nutritionnelle des aliments dépend en grande partie de celle des sols sur lesquels ils sont cultivés. L’agriculture intensive et la surexploitation des terres ont contribué, au fil des décennies, à une diminution de la richesse minérale des sols. Fruits, légumes et céréales peuvent ainsi contenir moins de vitamines et de minéraux qu’auparavant, même lorsqu’ils sont consommés frais et en quantité suffisante (3).
Aliments ultra-transformés
La place croissante des aliments ultra-transformés dans l’alimentation quotidienne est un autre facteur important. Souvent riches en calories mais pauvres en micronutriments (4), ces produits remplacent progressivement des aliments bruts naturellement sources de vitamines, de minéraux et d’oligo-éléments. Cette évolution peut conduire à des apports énergétiques (calories) suffisants, voire excessifs, sans pour autant couvrir les besoins micronutritionnels.
Cuisson excessive
Certaines pratiques culinaires peuvent altérer la teneur en micronutriments des aliments. Les cuissons prolongées ou à haute température peuvent en effet entraîner une dégradation partielle des vitamines sensibles à la chaleur, comme certaines vitamines du groupe B ou la vitamine C (5).
Rythme de vie
Le stress chronique, le manque de sommeil ou une activité physique intense peuvent augmenter les besoins de l’organisme en micronutriments. Dans ces situations, les apports alimentaires habituels peuvent ne plus suffire à compenser les dépenses importantes, et créent un déséquilibre sur le long terme.
Troubles digestifs
L’assimilation des micronutriments dépend du bon fonctionnement du système digestif. Une inflammation intestinale ou certaines interventions chirurgicales peuvent perturber l’absorption des vitamines et des minéraux, même lorsque les apports alimentaires sont théoriquement suffisants. La biodisponibilité des micronutriments devient alors un facteur essentiel.