La peau qui gratte en hiver, c'est une situation fréquente causée par l'altération du film hydrolipidique et de la barrière cutanée. Moins bien protégée, la peau devient hyper-réactive aux intempéries, au vent, au calcaire, aux allergènes et aux soins cosmétiques (1,2). Un véritable cercle vicieux s'installe entre sécheresse cutanée et barrière cutanée fragilisée. Des symptômes que l'on retrouve également dans certaines pathologies de la peau comme la dermatite hivernale ou l'eczéma hivernal. Un dermatologue pourra faire le diagnostic entre pathologie et inconfort cutané. N'hésitez pas à consulter.
Au niveau cellulaire, le froid et le faible taux d'humidité déclenchent des réactions en chaîne. Les kératinocytes libèrent des cytokines pro-inflammatoires ainsi que du cortisol, l'hormone du stress. En parallèle, on observe une activation des mastocytes, des cellules clés de la réponse immunitaire et allergique de la peau.
Chez les personnes qui présentent une peau plus sensible ou atopique, les conditions hivernales peuvent en plus réduire la synthèse de filaggrine et altérer sa transformation en facteurs naturels d'hydratation (NMF) (3,410). Cette baisse de NMF affaiblit la capacité de la couche cornée de la peau à retenir l'eau, perturbe le pH cutané et stimule les terminaisons nerveuses à l'origine des sensations de démangeaisons.
Bon à savoir : le froid de l'hiver a également tendance à réveiller certaines maladies inflammatoires. C'est pour cela que l'eczéma et la dermatite atopique sont aggravés en hiver. Les crises sont alors plus fréquentes. Ces pathologies répondent au même principe d'activation : une altération de la barrière cutanée associée à une réaction immunitaire exagérée.




















