Une intoxication alimentaire survient après ingestion d’aliments ou de boissons contaminés par des micro-organismes pathogènes (Salmonella, Listeria monocytogenes, Bacillus cereus, Staphylococcus aureus, Clostridium perfringens) ou leurs toxines (1, 6). Les symptômes les plus fréquents sont : douleurs abdominales, diarrhées, nausées, vomissements et fièvre. Leur intensité dépend du germe et de la quantité ingérée (6). En France, 1 300 à 1 900 toxi-infections alimentaires collectives (TIAC) sont déclarées chaque année, touchant 11 000 à 17 000 personnes. Environ 5 % nécessitent une hospitalisation (1). Une TIAC est définie lorsque deux personnes ou plus présentent des symptômes similaires après avoir consommé le même repas (1).
Quels sont les risques spécifiques pendant la grossesse ?
La grossesse modifie la réponse immunitaire et ralentit le transit intestinal, rendant la femme enceinte plus vulnérable aux agents infectieux (2). Parmi eux, Listeria monocytogenes est particulièrement à surveiller (3). Cette bactérie peut traverser le placenta et infecter le fœtus ; plus rarement, la contamination se produit pendant l’accouchement (3). L’incubation est longue : les symptômes peuvent apparaître jusqu’à huit semaines après exposition (1, 3). Chaque année, environ 600 cas de listériose sont recensés en France, dont 30 à 40 formes materno-néonatales (1, 3). Les complications possibles sont : fausse couche, accouchement prématuré, mort in utero ou infection du nouveau-né (2, 5). Même traitée, l’infection peut laisser des séquelles fœtales, d’où l’importance de la prévention (2).













