Teint terne
La fumée de cigarette entraîne une diminution de la taille des vaisseaux sanguins (vasoconstriction). Le sang dont le rôle est de transporter l'oxygène jusqu'aux organes (y compris la peau) circule donc plus difficilement. Cette circulation ralentie la peau d'une partie de l'oxygène dont elle a besoin, provoquant un teint terne voire grisâtre.
Vieillissement cutané
La combustion des feuilles de tabac entraîne la libération de plusieurs composés toxiques tels que le monoxyde de carbone, le goudron ou les benzopyrènes. Tous ces composés freinent la synthèse des principales formes de collagène (types I et III), tout en stimulant leur dégradation. Ce processus est notamment favorisé par une surproduction de métalloprotéases (MMP-1 et MMP-3), des enzymes qui fragmentent les fibres de collagène. La peau perd donc en densité, en élasticité, et les rides s’installent plus rapidement. De même, la fumée de cigarette génère une grande quantité de radicaux libres. Ces molécules instables provoquent un stress oxydatif intense, qui fragilise les cellules de la peau, accélère la dégradation de la matrice extracellulaire et aggrave le vieillissement cutané. bien de temps
Perte d'hydratation
La fumée de tabac altère la couche superficielle de la peau. Cela favorise une perte en eau transépidermique (TEWL), rendant la peau plus sèche, rêche et inconfortable. De plus, le tabac provoque un rétrécissement des vaisseaux sanguins entraînant une diminution du flux sanguin, réduisant la capacité de la peau à maintenir une bonne hydratation. Par ailleurs, le tabac favorise une baisse de l'activité des œstrogènes ce qui diminue l’activité des enzymes aromatases et perturbe la synthèse de substances comme les glycosaminoglycanes ou les céramides.
Problèmes cutanés
Le tabagisme chronique est reconnu comme un facteur de risque de nombreuses affections dermatologiques. Par exemple, plusieurs études montrent un lien clair entre tabac et psoriasis. La fumée de cigarette favorise une hyperactivation du système immunitaire, induisant une surproduction de cytokines inflammatoires (IL-1β, TNFα, TGFβ). Cette réponse inflammatoire amplifie la sévérité des lésions. De même, il semblerait que le tabac pourrait aggraver les poussées d’eczéma.
















