Mythe ou réalité : les actifs naturels peuvent-ils vraiment agir sur le cycle capillaire ?

À l’échelle mondiale, la chute de cheveux représente l’une des principales préoccupations des consommateurs et consommatrices. Elle concernerait même 1 personne sur 4 (d'après Statista, 2017). Les solutions naturelles peuvent sembler séduisantes, en particulier à l’aune des nouveaux défis liés à la préservation de la santé et de l’environnement. Toutefois, les actifs naturels plébiscités collectivement ont-ils vraiment une influence sur le cycle capillaire (ou pilaire) ? Leur réputation empirique bénéficie-t-elle réellement d’une preuve clinique ? Nous vous proposons de trancher cette question à travers un état des lieux de la recherche scientifique et l’éclairage de notre trichologue partenaire.

Temps de lecture : +4 min.

En bref :

  • La science identifie certains actifs naturels capables d’agir sur la phase de croissance des cheveux. 

  • Toutefois, ils sont bien différents des extraits de plantes traditionnellement recommandés par les recettes de grand-mère.

  • Certains parmi eux présentent un début de preuve scientifique, sans que cette dernière ne soit suffisamment étayée pour conclure à une efficacité sur le cycle pilaire.

Peut-on réellement moduler le cycle capillaire avec des soins ?

Pourquoi le cycle pilaire est-il si important ?

Le cycle capillaire ou cycle pilaire correspond au processus biologique qui organise la vie d’un follicule pileux, c’est-à-dire de la zone de production des poils. C’est donc lui qui détermine la longueur qu’atteignent les poils (dont les cheveux font partie) avant de mourir et de tomber. Il régit ainsi toute la pilosité de notre corps, avec quelques nuances selon les zones d’implantation. Par exemple, les cils ont une phase de croissance beaucoup plus brève que celle des cheveux, ce qui explique qu’ils restent courts. Les cheveux, quant à eux, peuvent pousser jusqu’à atteindre 1 mètre (rarement plus).

  • Phase anagène : c’est la phase de croissance des cheveux, au cours de laquelle le follicule est en production active. Elle dure environ 2 à 7 ans, sa durée étant proportionnelle à la longueur finale des cheveux. Cette donnée dépend essentiellement du patrimoine génétique.

  • Phase catagène : c’est une phase de régression, au cours de laquelle le follicule dévie progressivement vers l’inactivité. Elle dure seulement 2 à 3 semaines. On peut la comparer à une cure de régénération qui permet au follicule de se préparer au cycle pilaire suivant.

  • Phase télogène : c’est une phase de repos, au cours de laquelle le follicule est totalement inactif, sans être mort. Elle dure grosso modo 2 à 3 mois sur le cuir chevelu. Le cheveu, très peu ancré, finit par tomber. On estime que l’on perd entre 50 et 100 cheveux par jour.

Bon à savoir : la littérature scientifique décrit parfois deux phases supplémentaires. La phase exogène (1) (phase 4) interviendrait après la phase télogène et correspondrait à la chute active des cheveux ainsi qu’à la repousse (le cheveu tombe, mais il est en réalité déjà remplacé dans le follicule pileux). La phase kenogène (2) (phase 5) marque quant à elle le moment précis où le follicule est vide, c’est-à-dire juste après la chute du cheveu et juste avant la formation du nouveau cheveu.

Quel est l’intérêt de modifier ses phases ?

La plupart des phénomènes de perte de cheveux soudaine correspondent en réalité à un dérèglement du cycle pilaire. Lorsque la phase anagène raccourcit, par exemple, les cheveux ne parviennent pas à atteindre leur longueur optimale (3). À l’inverse, lorsque trop de cheveux se retrouvent en même temps en phase télogène et que cette dernière dure plus longtemps que nécessaire, les chutes paraissent plus abondantes (4). Le concept récent de "phase kenogène" enrichit également les théories autour de l’alopécie androgénétique : lorsqu’elle est trop longue, elle provoque une raréfaction très nette des cheveux, ce qui donne cet effet clairsemé caractéristique (2).

Bon à savoir : le vieillissement physiologique modifie la durée de la phase anagène, ce qui explique que la repousse soit de plus en plus lente et que la chevelure perde de sa densité avec le temps. D’autres facteurs tels que les variations hormonales, le stress, les changements de saison ou l’alimentation peuvent également avoir un impact sur l’équilibre du cycle de croissance des cheveux.

Or, on sait déjà depuis 1999, grâce aux travaux fondateurs de Ralf Paus et de George Cotsarelis (5), que jouer sur le cycle pilaire suffit à générer des répercussions esthétiques intéressantes pour la chevelure. Les scientifiques qui ont poursuivi les recherches dans leur sillage évoquent ainsi la possibilité d’augmenter la densité capillaire, la longueur des cheveux et de limiter les chutes.

Qu’est-ce qui peut les influencer ?

Sur le plan strictement cosmétique, certains ingrédients sont réputés capables de renforcer le cycle pilaire naturel. Parmi eux, on trouve effectivement des actifs naturels ou d’origine naturelle, mais pas forcément les plus médiatisés ou les plus connus. Leurs effets sont variés, sans pour autant pouvoir prétendre à des transformations radicales ou miraculeuses, contrairement à ce que l’on peut parfois lire.

Globalement, il peut s’agir de :

  1. Prolonger la phase anagène pour favoriser des cheveux plus longs et plus épais

  2. Réduire une phase télogène trop longue pour rendre la chute moins perceptible

  3. Accompagner le follicule entre deux cycles pour contribuer à une meilleure densité

  4. Protéger l’environnement folliculaire pour conserver un cuir chevelu à l’aspect sain.

Quels sont les actifs naturels réellement efficaces sur le cycle capillaire d'après la recherche ?

Certaines recettes traditionnelles peuvent entretenir une tendance à exagérer les bienfaits des plantes. Si les extraits végétaux possèdent bien souvent des propriétés dignes d’intérêt dans le soin des cheveux, la science se montre plus réservée sur une éventuelle modulation du cycle pilaire. De fait, parmi les cinq plantes récurrentes dans l’imaginaire collectif, seul le Romarin démontre une efficacité plausible sur le plan clinique.

Actif naturel

Ce qu’en dit la science

Romarin (huile essentielle)

Il prolongerait la phase anagène (6). Dans une étude où il est associé à de l’huile de Ricin, il augmente la densité, l’épaisseur et la vitesse de pousse des cheveux (7). Il s’agit de l’un des actifs naturels dont les bienfaits sur les cheveux et le cuir chevelu sont le plus largement documentés par la recherche en trichologie.

Menthe poivrée (huile essentielle)

Elle pourrait déclencher plus rapidement la phase anagène (8). Il s’agit toutefois d’une hypothèse qui nécessite de solides approfondissements, notamment en application sur le cycle pilaire humain, pour être considérée comme fiable. Pour l’heure, les preuves pré-cliniques demeurent faibles.

Ricin (huile végétale)

Pas d’effet documenté sur le cycle pilaire. Son intérêt découle principalement de sa richesse en acide ricinoléique (parfois vanté pour ses effets apaisants en cas de déséquilibres mineurs du cuir chevelu et pour un éventuel effet stimulant sur la microcirculation, propriétés toujours débattues). Aucune preuve scientifique ne permet de justifier un effet sur la croissance capillaire. Son efficacité est d’autant plus délicate à prouver qu’il est le plus souvent utilisé comme simple véhicule dans les études, et non comme actif à part entière. Il n’en reste pas moins intéressant indirectement pour renforcer l’apparence des longueurs, leur donner un aspect plus dense et limiter la casse. 

Aloe vera (extrait)

Pas d’effet documenté sur le cycle pilaire. La recherche lui attribue néanmoins des propriétés apaisantes et hydratantes qui pourraient être intéressantes pour accompagner les cuirs chevelus sensibles et/ou à tendance pelliculaire (par exemple en cas de dermatite séborrhéique). Aucune preuve solide ne permet toutefois de lui prêter une efficacité sur la croissance des cheveux.

Ortie

Pas d’effet documenté sur le cycle pilaire. Néanmoins, elle pourrait être intéressante pour diminuer les chutes et les phénomènes d’alopécie. Elle aurait en effet une action démontrée in vitro contre la 5α-réductase (9), l’enzyme associée à la production de DHT (une hormone qui ralentit la phase anagène tout en prolongeant les phases catagène et télogène), impliquée dans l’alopécie androgénétique. Malheureusement, pour l’heure, il n’existe pas pour l’heure d’études cliniques qui confirment cette observation.


Le mot de la trichologue

"Les actifs naturels peuvent prolonger la phase de croissance (anagène) du cheveu et des études le prouvent !

L’extrait de germes de Pois stimule la croissance des cheveux en activant la voie de signalisation Wnt/β-caténine. Il favorise l’expression de facteurs de croissance capillaire comme l’IGF-1 et le FGF7, tout en réduisant celle de médiateurs inhibiteurs tels que l’IL-1β et le BMP4. Ces mécanismes contribuent à soutenir et prolonger la phase anagène du cycle pilaire*

Le D-panthénol, précurseur de la vitamine B5, stimule la croissance des cheveux en agissant directement sur les cellules du follicule pileux. Il améliore la viabilité et la prolifération des cellules de la papille dermique et de la gaine épithéliale externe, tout en réduisant les marqueurs d’apoptose (caspase 3/9) et de sénescence (p21/p16). Le D-panthénol active des facteurs inducteurs de la phase anagène, tels que l’ALP, la β‑caténine et la versicane, prolongeant ainsi cette phase clé du cycle capillaire. Il augmente également l’expression du VEGF, favorisant la vascularisation périphérique du follicule, et réduit le TGF‑β1, inhibiteur de croissance. Ces mécanismes combinés contribuent à soutenir et prolonger la phase anagène et à stimuler la régénération capillaire**

L’extrait méthanolique d’Eclipta alba (Bhringaraj) stimule la transition des follicules pileux de la phase télogène à la phase anagène, augmentant ainsi la croissance des cheveux chez les souris.***

Essai contrôlé randomisé en double aveugle d’une durée de 7 mois, incluant 86 patients atteints de pelade : les participants du groupe actif ont réalisé un massage quotidien du cuir chevelu avec un mélange d’huiles essentielles de Thym, Romarin, Lavande et bois de Cèdre, diluées dans des huiles végétales de Jojoba et de pépins de Raisin. Après 7 mois, 44 % des patients traités par ce mélange ont présenté une amélioration clinique visible contre 15 % dans le groupe témoin.**** Les huiles essentielles comportent de nombreuses contre-indications, pensez à toujours bien vous référer à leurs fiches techniques avant emploi."

*(Kim Y, Hyeon A, Yoon D, Lee JM, Woo MS, Park YJ, Hong JP, Seok J, Kim BJ. Pea sprout extract promotes hair follicle regeneration via prolongation of the anagen phase and dual modulation of oxidative and inflammatory signaling. Journal of Microbiology and Biotechnology. 2025). doi:10.4014/jmb.2508.08011. PMID: 41309367. PMCID: PMC12685587

** (Shin JY, Kim J, Choi YH, Kang NG, Lee S. Dexpanthenol promotes cell growth by preventing cell senescence and apoptosis in cultured human hair follicle cells. Cells & Molecular Biology. 2021;43(3):97. doi:10.3390/cimb43030097. PMID: 34698060. PMCID: PMC8929036).

***(Datta K, Singh AT, Mukherjee A, Bhat B, Ramesh B, Burman AC. Eclipta alba extract with potential for hair growth promoting activity. Journal of Ethnopharmacology. 2009;124(3):450‑456. doi:10.1016/j.jep.2009.05.023. PMID: 19481595).

**** (Hay IC, Jamieson M, Ormerod AD. Randomized trial of aromatherapy: successful treatment for alopecia areata. Archives of Dermatology. 1998;134(11):1349-1352. doi:10.1001/archderm.134.11.1349. PMID: 9828867).

Dalila Belmokhtar, @dalilahairscience docteure en pharmacie & trichologue

Notre conclusion, fondée sur la littérature scientifique

Mythe ou réalité ?

Réalité… avec une part de mythe. Certains actifs naturels sont bel et bien capables d’influer sur le cycle pilaire. Néanmoins, ce ne sont presque jamais ceux popularisés par les recettes traditionnelles, dont les effets vantés sur les cheveux manquent de véritables fondements scientifiques.

Ce qui est vrai

  • Oui, certains actifs naturels peu médiatisés ont fait l’objet d’études qui démontrent leur capacité à prolonger la phase anagène (croissance) du cycle pilaire.

  • Oui, le marché de la cosmétique propose quelques actifs et formules en mesure de revendiquer des effets sur la phase anagène (croissance) et/ou la phase télogène (chute).

Ce qui est faux

La plupart des recettes de grand-mère préconisées pour la pousse des cheveux ne reposent sur aucune base scientifique solide.

De quoi nourrir la réflexion

Nous sommes nombreux et nombreuses à expérimenter une chute de cheveux soudaine ou importante au cours de notre vie. Par exemple, on estime que l’alopécie androgénétique touche un homme de 50 ans sur deux (10). Dans ce contexte, on comprend aisément que le marché de la croissance capillaire et de "l’anti-chute" représente un filon commercial majeur, le naturel y étant souvent mis en avant au détriment de la validation scientifique. D’où la nécessité de souligner qu’un cosmétique reste un cosmétique, peu importe qu’il soit naturel ou issu des circuits plus conventionnels. Contrairement à un médicament, son action éventuelle sur le cycle pilaire se borne à une optimisation d’un processus biologique déjà existant, sans pouvoir prétendre y apporter de modifications profondes. De même, aucun produit cosmétique n’a la capacité technique ou réglementaire de faire repousser des follicules détruits ou gravement miniaturisés. Ces nuances sont essentielles à garder en tête pour choisir vos soins capillaires de façon éclairée, tout en évitant le piège de promesses vagues ou abusives. 

Nos meilleurs soins naturels pour accompagner le cycle pilaire

Certains soins Aroma-Zone apportent les preuves d’une véritable efficacité clinique sur le cycle pilaire. C’est le cas de notre actif Pousse des cheveux (action sur la phase anagène et phase télogène) et de notre sérum cheveux anti-chute Peptides & extrait de Pois (action sur la phase anagène).

Actif pousse des cheveux

Efficacité prouvée : intégré à hauteur de 3 % dans une lotion pour le cuir chevelu, il augmente le nombre de cheveux en phase anagène et diminue le nombre de cheveux en phase télogène. Utilisez-le pour personnaliser vos huiles capillaires, vos bains d’huile, vos sérums huileux ou vos masques (il se dissout dans l’huile). Dosage recommandé : 0,5 à 5 % du poids total de votre préparation. 100 % d’origine naturelle, extrait de la microalgue Nannochloropsis Oceanica.

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Actif Provitamine B5 (Panthénol)

Il est réputé pour freiner la chute des cheveux, participer à leur croissance, réparer l’apparence des longueurs et apaiser les inconforts aux racines. Cet actif est très facile à ajouter à vos recettes de shampoings, après-shampoings, sérums ou lotions pour le cuir chevelu. Dosage recommandé : 2 à 5 % du poids total de votre préparation, adapté à tous les types de cheveux et aux cuirs chevelus sensibles.

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Sérum cheveux anti-chute Peptides & extrait de Pois

Efficacité prouvée : il prolonge la phase anagène des cheveux existants, améliore le processus de formation du cheveu et favorise l’ancrage du follicule pileux tout en diminuant la production de DHT. Résultat : des cheveux plus longs, plus épais, plus forts et moins de chutes. Sa texture légère et non grasse s’utilise au quotidien, directement sur le cuir chevelu. Formule testée dermatologiquement, vegan. Fabrication française. Flacon rechargeable.

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Huile de Romarin (macérât huileux)

Elle associe de l’extrait de feuilles de Romarin et de l’huile de Ricin pour tonifier le cuir chevelu et soutenir la pousse. Deux façons de l’utiliser (toujours avant le shampoing) : en frictions du cuir chevelu, avec 10 à 30 minutes de pose, pour stimuler le cuir chevelu ; en bain d’huile sur les longueurs, avec 30 minutes voire plusieurs heures de pose, pour revitaliser l’apparence des cheveux et leur donner de la brillance. 100 % d’ingrédients d’origine naturelle, produit certifié BIO, vegan (sans ingrédients d’origine animale), fabrication française.

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Huile de Brahmi & Bhringaraj BIO (macérât huileux)

Il s’agit d’une huile de Ricin BIO vierge dans laquelle ont macéré des plantes de Brahmi BIO et de Bhringaraj BIO. Ce macérât est traditionnellement recommandé pour limiter la chute de cheveux, stimuler leur pousse et renforcer les longueurs des racines jusqu’aux pointes. Il s’utilise comme ingrédient dans vos soins capillaires maison, par exemple pour composer des bains d’huile ou des sérums pour le cuir chevelu. Produit 100 % pur et naturel, sans aucun traitement chimique ni additif, certifié BIO.

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Précautions

Les soins conçus pour soutenir le cycle pilaire naturel s’appliquent aux racines, au contact direct du cuir chevelu. Comme la peau de votre visage, la peau de votre cuir chevelu peut être sensible et réagir à certains actifs ou combinaisons actives. C’est pourquoi il est préférable de faire un test de sensibilité avant la première utilisation, en testant votre formule sur une petite zone de peau. Les résultats en matière de pousse et de chutes ne sont jamais immédiats. Visez la constance et la patience pour optimiser les résultats de votre routine, en résistant à la tentation de remplacer chaque produit trop rapidement. 2Si la chute persiste ou s’aggrave, nous vous recommandons de consulter un médecin.

Conseil de l’expert

Sans pouvoir prétendre à une efficacité démontrée sur la phase anagène ou télogène, le massage du cuir chevelu demeure une pratique intéressante pour accompagner l’application de vos soins. La stimulation mécanique directe du follicule provoquerait une augmentation du flux sanguin, avec comme conséquence supposée une activation du follicule pileux (11). Notions qu’à ce stade, il s’agit encore d’hypothèses et d’extrapolations physiologiques. Une autre étude, beaucoup plus concrète, est toutefois parvenue à démontrer qu’un massage de 4 minutes par jour pendant 24 semaines pouvait augmenter l’épaisseur des cheveux (12).

En savoir plus

Est-il vrai que couper ses cheveux les fait pousser plus vite ?

Non, il s’agit d’un mythe. La croissance se déroule au niveau du follicule pileux, sous la peau du cuir chevelu. Autrement dit, les cheveux poussent par le haut, et non par les pointes. Couper les pointes n’a donc aucune incidence sur le rythme de croissance des cheveux. En revanche, la coupe est utile pour limiter les fourches et la casse.

Pour aller plus loin, consultez notre dossier Couper ses cheveux les fait-il vraiment pousser plus vite ?

Est-il vrai que se raser les cheveux les rend plus épais ?

Non, il s’agit d’un mythe. Le rasage coupe la fibre au ras de la peau, c’est-à-dire à l’endroit où elle est le plus épaisse. Lors de la repousse, vous pouvez donc avoir une brève impression d’épaisseur et de densité. Mais dans les faits, le rasage ne modifie ni l’activité du follicule pileux ni le cycle pilaire.

Est-il vrai que le brossage des cheveux stimule leur pousse ?

Non, il s’agit d’un mythe. C’est même tout le contraire, puisqu’un brossage trop fort et trop fréquent peut augmenter la casse, et donc diminuer la densité de la chevelure. La technique des "100 coups de brosse" pratiqués par nos grands-mères, qui revient à la mode, peut par conséquent avoir des effets délétères. 

Zoom sur notre rédactrice spécialisée, Hélène Betoux

Hélène Betoux est une journaliste beauté française spécialisée dans les médias du Web. Elle rédige quotidiennement des astuces, des conseils et des guides pour aider les consommateurs à bien choisir leurs produits de beauté. Proche de la cosmétique naturelle, biologique et "clean", elle a toujours un œil sur les tendances et les innovations du secteur, qu'elle aime analyser et partager.

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