Les bioflavonoïdes, ou flavonoïdes, constituent une grande famille de polyphénols végétaux. Leur structure chimique se compose généralement de deux cycles aromatiques reliés par une chaîne carbonée C6‑C3‑C6. Découverts dans les années 1930 par Albert Szent‑Györgyi, prix Nobel de médecine, ils furent d’abord appelés vitamine P en raison de leur rôle dans la perméabilité et la résistance des capillaires sanguins.
Les principales sous‑familles
Flavanols : catéchine, épicatéchine (thé vert, cacao)
Flavonols : quercétine, kaempférol (oignons, brocoli)
Flavanones : hespéridine, naringénine (agrumes)
Anthocyanes : pigments rouges/bleus (fruits rouges, raisins)
Isoflavones : génistéine, daidzéine (soja)
Rôles biologiques majeurs
Antioxydants puissants : les bioflavonoïdes possèdent une capacité élevée à neutraliser les radicaux libres, molécules instables produites naturellement par le métabolisme ou en excès lors d’expositions au soleil, à la pollution, ou au stress. Ces radicaux libres endommagent les lipides des membranes cellulaires, l’ADN et les protéines de structure comme le collagène et l’élastine. Les bioflavonoïdes, grâce à leurs groupements hydroxyles, donnent un électron à ces radicaux libres, les rendant inactifs et empêchant ainsi les réactions en chaîne responsables du stress oxydatif.
Protecteurs vasculaires : ils agissent sur l’endothélium (paroi interne des vaisseaux) en améliorant la souplesse et la résistance des capillaires. Cela limite la perméabilité excessive, souvent à l’origine d’œdèmes, rougeurs ou micro-saignements. Certaines molécules comme l’hespéridine ou la rutine participent également à la modulation de la production de monoxyde d’azote (NO), un gaz vasodilatateur qui favorise la bonne circulation sanguine et l’oxygénation des tissus cutanés.
Effets réduisants l'inflammation naturels : les bioflavonoïdes peuvent inhiber des enzymes comme la cyclooxygénase et la lipoxygénase, impliquées dans la production de médiateurs pro‑inflammatoires (prostaglandines, leucotriènes). Ils moduleraient aussi la libération de cytokines telles que l’IL‑6 et le TNF‑α, réduisant ainsi la réaction inflammatoire locale ou systémique. Cela contribue à apaiser les rougeurs cutanées et les sensations d’inconfort.



























