Définition
Le Romarin (Rosmarinus officinalis), aujourd’hui classé dans le genre Salvia, est un arbrisseau aromatique originaire du bassin méditerranéen. Il appartient à la famille des Lamiacées, tout comme la lavande, la sauge ou le thym. Reconnaissable à ses feuilles fines en forme d’aiguilles et à son parfum puissant, il pousse naturellement dans les climats ensoleillés et secs.
Sur le plan chimique, le Romarin est une plante particulièrement riche en composés actifs. Parmi eux, on retrouve des acides phénoliques (comme l’acide rosmarinique), des diterpènes (carnosol, acide carnosique) et des huiles essentielles riches en cinéole, camphre ou verbénone. Ces molécules sont à l’origine de ses nombreuses propriétés : antioxydantes, purifiantes, stimulantes et tonifiantes.
Mode d'extraction
Le Romarin peut être exploité sous différentes formes selon les méthodes d’extraction utilisées :
Distillation à la vapeur d’eau : cette méthode permet d’obtenir l’huile essentielle de Romarin. La vapeur traverse les feuilles et entraîne les molécules aromatiques, ensuite condensées pour former une huile essentielle concentrée en actifs
Hydrodistillation : elle est utilisée pour produire l’hydrolat (ou eau florale) de Romarin. Il s’agit de l’eau issue de la distillation, qui contient une faible concentration de principes actifs hydrosolubles
Macération huileuse : les feuilles de Romarin sont infusées dans une huile végétale (olive, tournesol, coco) pendant plusieurs semaines. Ce procédé permet d’extraire les composés liposolubles, donnant naissance à une huile de romarin cheveux douce et adaptée aux soins capillaires.
Utilisation en cosmétique
Les premières traces de son utilisation en cosmétique remontent à l’antiquité, avec l’apparition des premières distillations pour obtenir des huiles essentielles. Dans la Grèce antique, le Romarin était essentiellement utilisé pour ses propriétés clarifiantes et purifiantes, tandis que dans la Rome antique, celui-ci était ajouté aux bains publics pour ses vertus purificatrices. Concernant son utilisation en parfumerie, les premières traces écrites remontent au Moyen-Age avec l’eau de Hongrie, parfum dont les fleurs de Romarin étaient l’un des principaux composants.
Aujourd'hui dans la cosmétique moderne, le Romarin est généralement utilisé sous sa forme huileuse ou sous forme d’hydrolat.




























