Protection solaire : l’erreur que l’on fait toutes au printemps
Chaque année, on vit le printemps de la même façon. Le soleil revient doucement, les journées s’allongent, on passe plus de temps dehors… et sans vraiment s’en rendre compte, on expose à nouveau sa peau. Rien d’alarmant en apparence. Pas de forte chaleur, pas de coup de soleil immédiat. Et pourtant, c’est précisément à ce moment-là que les premiers dommages s’installent.
Par Solène Bonnet

Un soleil plus discret… mais bien présent
Le piège du printemps, c’est cette impression de douceur. Le soleil semble moins agressif, presque inoffensif. On ne ressent pas la nécessité de se protéger. En réalité, les UV sont déjà là, et notamment les UVA, responsables du vieillissement cutané. Invisibles, ils pénètrent en profondeur et agissent sans provoquer de réaction immédiate. C’est ce décalage qui induit en erreur :
pas de rougeur
pas de sensation de brûlure
mais une exposition bien réelle
La peau ne réagit pas… mais elle accumule.
L’erreur : attendre le “vrai soleil”
On associe encore la protection solaire à l’été. Aux vacances, à la plage, aux journées très chaudes. Comme si le soleil ne devenait problématique qu’à partir d’un certain moment. Mais dans les faits, les premières expositions régulières commencent bien avant. Au printemps, on multiplie sans y penser :
les déjeuners en terrasse
les balades prolongées
les moments en extérieur visage découvert
Et ce sont justement ces expositions répétées, même modérées, qui ont le plus d’impact sur la peau.
Une peau moins préparée après l’hiver
Après plusieurs mois avec peu de soleil, la peau est dans une phase de transition. Elle est souvent :
plus fine
parfois déshydratée
plus réactive aux agressions extérieures
Le retour du soleil, même progressif, devient alors un facteur de stress. Non pas par son intensité, mais parce que la peau n’y est pas encore adaptée. C’est à ce moment-là que peuvent apparaître les premiers déséquilibres, souvent discrets mais durables.
Le bon réflexe : intégrer sans alourdir
Au printemps, il ne s’agit pas de transformer complètement sa routine. L’enjeu est plus simple :
ajouter un geste, sans contrainte
une protection solaire légère, confortable, que l’on applique le matin comme un soin
L’idée n’est pas d’en faire plus, mais d’être régulier. Parce qu’au fond, ce qui fait la différence, ce n’est pas l’intensité de la protection… c’est sa constance.
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Ce qui se joue maintenant
Le printemps est une période silencieuse. Les effets ne sont pas immédiats, mais ils s’installent progressivement. Et quelques mois plus tard, cela se traduit souvent par :
une perte d’éclat
une peau moins uniforme
Des signes que l’on relie rarement aux premières expositions du printemps.
Zoom sur notre rédactrice, Solène Bonnet

Solène Bonnet, ancienne responsable éditoriale de Marie Claire Idées, apporte son expertise pointue en stratégie éditoriale et rédaction. Pendant 8 ans, elle a guidé l’équipe de rédaction, veillant à produire des contenus innovants. Maman de deux enfants, elle accorde une attention particulière aux compositions des produits et à tous ces petits détails qui peuvent améliorer le quotidien. Passionnée par une approche authentique et respectueuse de la santé, Solène privilégie des produits à la composition saine, alignés avec une philosophie écoresponsable.
Bibliographie
1
OMS (Organisation Mondiale de la Santé), Rayonnement ultraviolet et santé, 2022
2
ANSES, Exposition aux UV et effets sur la santé, 2021
3
Krutmann J. et al., The role of UVA in skin aging, Journal of Dermatological Science, 2017







