Comment le mercure s’invite dans nos poissons ?
Présent naturellement dans la croûte terrestre, le mercure est aussi libéré dans l’environnement par certaines activités humaines telles que l’industrie minière ou la combustion des déchets et du charbon. Dans les océans, il se transforme en méthylmercure, qui s’accumule au fil du temps dans les tissus des poissons.
Plus un poisson est âgé et se nourrit d’autres poissons, plus il concentre de mercure dans sa chair : c’est ce que l’on appelle la bioaccumulation. C’est pourquoi les espèces prédatrices comme le thon, l’espadon ou le marlin présentent souvent des niveaux de mercure plus élevés que les sardines ou les maquereaux. De fortes concentrations ont également été relevées chez les crustacés, les huîtres et les moules.
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Comprendre la toxicité du mercure
Sous sa forme méthylée, présente dans les poissons, le mercure est absorbé presque totalement par l’organisme, puis se fixe dans les tissus, affectant principalement les fonctions cérébrales. Chez la femme enceinte, une exposition élevée peut compromettre le développement neurologique du fœtus et contaminer le lait maternel. Il convient aussi de faire preuve de prudence durant la petite enfance.
La toxicité du mercure a conduit l’OMS à le classer comme l’un des dix produits chimiques extrêmement préoccupants pour la santé publique.











