La narcolepsie est une maladie neurologique chronique rare. Il s’agit d’un trouble du sommeil qui se manifeste par des moments de somnolence et des envies irrépressibles et incontrôlables de dormir pendant la journée. Elle s’accompagne parfois d’épisodes de cataplexie : une perte soudaine du tonus musculaire déclenchée par une émotion intense. Généralement, elle est aussi associée à différents types de parasomnies, telles que des paralysies du sommeil ou des hallucinations au moment de l’endormissement.
Cette maladie touche autant les hommes que les femmes et concerne en moyenne 1 personne sur 5000. Bien qu’elle puisse se manifester dès l’enfance, elle apparaît le plus souvent à l’adolescence ou chez le jeune adulte.
La narcolepsie est une affection particulièrement handicapante au quotidien. En effet, selon sa sévérité, elle peut considérablement impacter la qualité de vie, aussi bien sur le plan personnel que professionnel. Elle est également associée à des risques élevés d’accidents en raison de la somnolence incontrôlable qu’elle induit.
On distingue deux types de narcolepsie :
La narcolepsie de type 1 : Elle est caractérisée par une somnolence diurne excessive et des épisodes de cataplexie. Elle est associée à un déficit en orexine, un neurotransmetteur clé dans la régulation des cycles veille-sommeil.
La narcolepsie de type 2 : Elle regroupe les mêmes symptômes que la narcolepsie de type 1, mais sans cataplexie. Il n’y a pas non plus de déficit en orexine. Il est donc essentiel d’écarter l’existence d’autres troubles responsables de somnolence diurne avant de poser un diagnostic de narcolepsie de type 2.














