Les mécanismes exacts impliqués dans la survenue des migraines sont très complexes, et font l’objet de nombreuses recherches depuis plusieurs années. Elles seraient liées à une excitabilité neuronale anormale et influencées par de nombreux facteurs : génétiques, hormonaux, environnementaux…
Puisqu’il existe différents types de migraines, il existe également différentes causes.
La chute des oestrogènes
Concernant la migraine hormonale, la chute brutale des oestrogènes en période prémenstruelle serait un facteur déclenchant. Durant le cycle menstruel, nos oestrogènes chutent une première fois de manière modérée au moment de l’ovulation, et une seconde fois de manière plus franche à la fin du cycle, juste avant le déclenchement des menstruations. C’est cette chute hormonale qui favoriserait l’apparition de migraines.
Les fluctuations des oestrogènes, qu’ils soient naturels ou synthétiques (comme c’est le cas sous pilule), vont avoir plusieurs conséquences au sein de l’organisme :
Une augmentation de la production d’histamine, molécule de la réponse allergique qui lorsqu’elle est présente en grandes quantités, favorise les maux de tête
Une augmentation de la production de prostaglandines, molécules impliquées dans l’inflammation aiguë et chronique
Une perturbation de l’équilibre des neurotransmetteurs comme la sérotonine, communément appelée « hormone du bonheur » et le glutamate, médiateur excitateur du système nerveux
Une sensibilisation des cellules situées autour du nerf trijumeau, qui sont connectées aux vaisseaux sanguins au niveau de la tête
Revenons ensemble sur un mécanisme bien connu : celui de l’inflammation.
L’inflammation
Revenons ensemble sur un mécanisme bien connu : celui de l’inflammation. C'est une réaction naturelle du système immunitaire déclenchée par une agression : une blessure, une infection virale ou bactérienne, une brûlure, une lésion etc. Ce mécanisme s’accompagne bien souvent de douleurs, de rougeurs, de gonflements et de sensations de chaleur.
Au moment des règles, l’organisme libère une grande quantité de prostaglandines afin de favoriser les contractions de l’utérus et d’évacuer le sang menstruel. Ces substances inflammatoires sont plus élevées chez les femmes souffrant de dysménorrhées (les douleurs de règles), et plus généralement, chez les femmes ayant un déséquilibre entre les oestrogènes et la progestérone. Cet état inflammatoire dans le corps participe à la survenue de migraines cataméniales.
Pour aller plus loin, voir aussi l’article : les anti-inflammatoires naturels
Ce que l’on nomme la « dominance en oestrogènes » ou « l’hyperoestrogénie relative » peut donc favoriser les migraines. En effet, la progestérone possède plutôt des effets anti-inflammatoires, et contrebalance les effets néfastes des oestrogènes. Les femmes qui ne fabriquent pas suffisamment de progestérone en phase post-ovulatoire par rapport au taux d’oestrogènes sont prédisposées au syndrome prémenstruel, aux dysménorrhées, et aux migraines hormonales.
Le stress
Il peut bien entendu amplifier les migraines cataméniales, en affectant négativement la production de progestérone, en favorisant l’inflammation, et en perturbant l’équilibre du système nerveux.
La déshydratation
La déshydratation peut aussi déclencher des maux de tête et des migraines, notamment en cas d’activité physique importante où le corps se déshydrate beaucoup. Si l’organisme n’obtient pas suffisamment d’eau et d’électrolytes, les fonctions cérébrales sont perturbées et les mécanismes de la migraine peuvent être amplifiés.