La gemmothérapie est classée dans la phytothérapie puisqu’elle s’appuie sur les propriétés des bourgeons de plantes, arbres ou arbustes.
Elle propose des produits très concentrés : ces bourgeons recèlent une grande quantité de principes actifs, vitamines et minéraux.
Étymologiquement, le terme gemmothérapie s’est construit à partir du vocable latin gemmae qui signifie à la fois pierre précieuse et bourgeon. Ce nom porte donc en lui le caractère précieux de ces bourgeons.
Les origines de la gemmothérapie
Les bienfaits des bourgeons ont été appréhendés dès l’Antiquité en Asie et en Égypte. Au Moyen-Âge, la célèbre abbesse Hildegarde de Bingen perçoit également le potentiel des bourgeons et en préconise huit comme remèdes naturels, dont ceux de cassis. Puis, dans les années 1950, le docteur Pol Henry (médecin homéopathe belge) introduit le terme « embryothérapie » avant que Max Tetau (également homéopathe), dans les années 60, lui préfère celui de gemmothérapie, désormais couramment employé.
Les grands principes de la gemmothérapie
La gemmothérapie utilise essentiellement les bourgeons, mais aussi d’autres tissus embryonnaires végétaux comme les jeunes pousses ou les radicelles, tous en développement et donc porteurs d’un immense potentiel puisqu’ils concentrent le patrimoine génétique du végétal en devenir(2). Un bourgeon, c’est en effet un concentré de vitamines, hormones de croissance, acides aminés, minéraux, oligoéléments, enzymes, polyphénols… grâce auquel la plante ou l’arbre vont pouvoir se développer correctement.
On trouve aussi dans un bourgeon un tissu bien spécifique, nommé méristème, doté d’une grande capacité de division, et à partir duquel vont se former les feuilles, tiges, racines…
Ainsi, le bourgeon réunit à lui seul les propriétés de toutes les autres parties du végétal.
La gemmothérapie est, comme la naturopathie dont elle se rapproche sous certains aspects, une méthode holistique qui vient en soutien du corps et l’aide à puiser dans ses propres ressources.















