Quels soins naturels peuvent accompagner une dermite séborrhéique ?

Quels soins naturels peuvent accompagner une dermite séborrhéique ?


Par La rédaction Aroma-Zone

Publié le: mercredi 03 août 2022, Mis à jour le: vendredi 18 septembre 2026

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La dermite séborrhéique est une dermatose inflammatoire récidivante qui touche surtout le cuir chevelu, le visage et d’autres zones riches en glandes sébacées. Elle provoque généralement des rougeurs et des squames grasses ou blanchâtres, parfois accompagnées de démangeaisons. Les gestes doux peuvent limiter l’inconfort et les irritations, mais les approches naturelles ne traitent pas la maladie et ne remplacent pas un diagnostic ni une prise en charge médicale.

Des plaques rouges, des squames autour du nez ou des pellicules persistantes peuvent évoquer une dermite séborrhéique, sans suffire à l’identifier avec certitude. Cette maladie cutanée évolue souvent par poussées et peut ressembler à un psoriasis, à une dermatite atopique ou à une autre affection du visage et du cuir chevelu. Les soins naturels ont une place limitée : ils peuvent accompagner le confort cutané, mais ne contrôlent pas à eux seuls les mécanismes de la maladie. Une première poussée, des lésions étendues ou des symptômes persistants justifient une consultation médicale.

Sommaire

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En bref

  • La dermite séborrhéique est une dermatose inflammatoire récidivante qui touche principalement le cuir chevelu, le visage et les zones riches en glandes sébacées, avec des rougeurs, des squames grasses ou blanchâtres et parfois des démangeaisons.

  • Des gestes doux peuvent aider à limiter l’inconfort et les irritations au quotidien.

  • Les approches naturelles ne traitent pas la dermite séborrhéique et ne remplacent ni un diagnostic médical ni une prise en charge adaptée.

Qu’est-ce que la dermite séborrhéique ?

La dermite séborrhéique, également appelée dermatite séborrhéique, est une dermatose inflammatoire chronique et récidivante. Une dermatose est une maladie de la peau. Elle se développe principalement dans les régions riches en glandes sébacées, qui produisent le sébum, et alterne généralement poussées et périodes d’accalmie. Elle n’est ni contagieuse ni due à un manque d’hygiène [1,2]. Son apparition résulte d’interactions complexes entre le sébum, certaines levures du genre Malassezia naturellement présentes sur la peau, la barrière cutanée et la réponse inflammatoire propre à chaque personne. La présence de ces levures ne suffit donc pas à provoquer la maladie et ne correspond pas, à elle seule, à une infection [1,2].

Comment distinguer la dermite séborrhéique du psoriasis et de la dermatite atopique ?

La dermite séborrhéique produit souvent des plaques aux contours peu nets, recouvertes de squames fines, grasses et jaunâtres ou parfois sèches et blanchâtres. Le psoriasis forme plus volontiers des plaques bien délimitées et des squames épaisses, blanc argenté. Une atteinte des coudes, des genoux ou des ongles oriente également vers ce diagnostic, mais les deux maladies peuvent coexister sous une forme appelée sébopsoriasis [1,2].

La dermatite atopique, ou eczéma atopique, s’accompagne plus souvent d’une sécheresse diffuse, de démangeaisons marquées et d’un terrain personnel ou familial d’atopie, c’est-à-dire d’une prédisposition aux allergies, à l’asthme ou à l’eczéma. Ces repères ne remplacent pas l’examen médical, notamment lorsque l’aspect des lésions est inhabituel ou que les soins habituels restent sans effet.

Quelles sont les zones touchées par la dermite séborrhéique ?

Le cuir chevelu constitue l’une des localisations les plus fréquentes. Sur le visage, les plaques apparaissent surtout entre les sourcils, dans les sourcils, sur les ailes du nez, dans les sillons qui relient le nez aux coins de la bouche, à la lisière du cuir chevelu et sous la barbe ou la moustache. Les conduits auditifs externes, l’arrière des oreilles, le milieu du thorax et la région située entre les omoplates peuvent aussi être concernés. Les plis, notamment les aisselles et l’aine, sont plus rarement atteints [1,2].

Quelles sont les causes de la dermite séborrhéique ?

Le rôle de Malassezia et de l’inflammation cutanée

Les levures Malassezia font partie du microbiote, c’est-à-dire de l’ensemble des micro-organismes présents à la surface de la peau. Elles utilisent certains lipides du sébum et libèrent des substances susceptibles de participer à l’irritation cutanée. Chez les personnes atteintes de dermite séborrhéique, la réponse inflammatoire locale à ces levures semble inadaptée. Il serait toutefois inexact de résumer la maladie à une prolifération fongique ou à une infection [1,2].

Le sébum et la sensibilité individuelle de la peau

La maladie se concentre dans les zones riches en sébum, mais elle ne résulte pas simplement d’une peau grasse ou d’une production excessive de sébum. La composition des lipides cutanés, la fonction de barrière de la peau et la sensibilité individuelle participeraient également à son développement. Une personne peut donc présenter à la fois des zones séborrhéiques et d’autres régions sèches ou sensibles [1,2].

Les facteurs susceptibles de favoriser les poussées

Le stress, la fatigue, le froid, un air sec et les soins cosmétiques irritants peuvent coïncider avec une poussée ou l’accentuer. La dermite séborrhéique est également plus fréquente ou plus sévère dans certains contextes neurologiques ou en cas d’altération des défenses immunitaires. Ces associations ne signifient pas que ces facteurs provoquent systématiquement la dermite. Une forme soudaine, très étendue ou résistante nécessite une évaluation médicale [1,2].

Quels sont les symptômes de la dermite séborrhéique ?

Les manifestations varient selon la zone touchée, la couleur de peau et l’intensité de la poussée [1-3].

  • Plaques cutanées : elles sont généralement rouges ou rosées sur une peau claire et peuvent apparaître légèrement violacées, plus foncées ou plus claires que la peau environnante sur une peau pigmentée ;

  • Squames : ces fragments de couche superficielle de la peau sont souvent fins, gras et jaunâtres, mais ils peuvent aussi être secs et blanchâtres ;

  • Atteinte du cuir chevelu : elle peut se manifester par des pellicules diffuses ou par des plaques plus épaisses et adhérentes ;

  • Prurit : les démangeaisons sont fréquentes, avec une intensité très variable ;

  • Sensations cutanées : certaines personnes décrivent des picotements, une sensibilité ou une sensation de brûlure ;

  • Évolution : les symptômes fluctuent, avec des poussées entrecoupées de périodes durant lesquelles les lésions diminuent ou disparaissent temporairement.

Que faire lors d’une poussée de dermite séborrhéique ?

Une prise en charge médicale peut associer, selon la localisation et la sévérité, des traitements antifongiques, dirigés contre les levures, ou anti-inflammatoires appliqués sur la peau ou le cuir chevelu. Leur choix, leur durée et leur fréquence d’utilisation dépendent du diagnostic et de l’avis du professionnel de santé [2,4,5].

  1. Faire confirmer le diagnostic : consultez lors d’une première poussée, en cas de doute avec une autre dermatose ou si les lésions persistent malgré des soins doux [2] ;

  2. Suivre la prise en charge indiquée : utilisez les traitements prescrits selon les modalités données et ne les remplacez pas par une préparation cosmétique ou maison [2,4,5] ;

  3. Nettoyer sans décaper : choisissez un produit sans parfum adapté à une peau sensible, utilisez de l’eau tiède et rincez soigneusement [6] ;

  4. Limiter les agressions : évitez le grattage, les gommages, l’eau très chaude, les produits alcoolisés ou parfumés et la multiplication des actifs sur une zone enflammée [6] ;

  5. Demander un nouvel avis : consultez si les rougeurs s’étendent, si la peau devient douloureuse ou suintante, si les paupières sont atteintes ou si une baisse d’efficacité du traitement est constatée.

Que penser des « remèdes de grand-mère » en cas de dermite séborrhéique ?

Les « remèdes de grand-mère » et les préparations maison ne permettent pas de soigner une dermite séborrhéique et ne remplacent pas une prise en charge médicale adaptée. Certains gestes simples peuvent néanmoins contribuer au confort de la peau. À l’inverse, les substances acides, alcalines, parfumées ou concentrées peuvent accentuer l’irritation d’une peau déjà fragilisée. 

  • Compresses fraîches : une compresse propre humidifiée à l’eau fraîche peut atténuer brièvement l’échauffement, sans frotter ni laisser la peau humide de façon prolongée ;

  • Nettoyage doux : l’eau tiède et un nettoyant sans parfum peuvent limiter l’exposition aux irritants, mais ce geste ne remplace pas le traitement indiqué lors d’une poussée ;

  • Aloe vera : ce soin simple peut apporter une sensation de fraîcheur sur une peau intacte, sans preuve qu’il agisse sur la cause de la dermite, et son utilisation doit cesser en cas de picotement ou de rougeur ;

  • Miel : une étude ancienne menée auprès de 30 personnes a suggéré un bénéfice d’un protocole très spécifique, mais son faible effectif et l’absence de confirmation par des essais cliniques robustes ne permettent pas de recommander l’application de miel alimentaire [7] ;

  • Huile essentielle de Tea tree : un essai a porté sur un shampooing formulé à 5 % chez des personnes ayant des pellicules, et non sur l’application d’huile essentielle pure ni sur une préparation maison destinée à la dermite séborrhéique [8] ;

  • Huiles essentielles : les données cliniques restent limitées et hétérogènes, alors que l’application cutanée peut provoquer une irritation ou une sensibilisation allergique, particulièrement sur une peau déjà inflammatoire [9] ;

  • Vinaigre, citron et bicarbonate : leur efficacité n’est pas établie et leur caractère acide ou alcalin peut accentuer les brûlures, les rougeurs ou la desquamation. Ces produits ne doivent pas être appliqués sur une peau irritée.

Quelle routine naturelle complémentaire pour les peaux très sèches ?

Les soins suivants sont destinés à accompagner le confort d’une peau sèche ou sensible, notamment en période d’accalmie. Ils ne traitent ni la dermatite atopique ni la dermatite séborrhéique et ne remplacent pas les traitements prescrits lors d’une poussée. En particulier, une dermite séborrhéique active peut nécessiter un traitement antifongique ou anti-inflammatoire adapté [4,5]. Le complément alimentaire présenté plus bas apporte des oméga-3 dans le cadre de l’alimentation, mais il ne constitue pas un traitement de la sécheresse cutanée ni de ces dermatites.

Précautions d'emploi

Une première éruption ou des lésions persistantes, étendues, douloureuses, suintantes ou proches des yeux nécessitent un avis médical. N’appliquez pas d’huile essentielle, de vinaigre, de citron ou de bicarbonate sur une peau irritée et arrêtez tout cosmétique qui accentue les rougeurs, les brûlures ou les démangeaisons. Chez le nourrisson, demandez conseil si les lésions s’étendent, s’enflamment ou ne régressent pas.

Conseil de l’expert

Des squames situées sur une zone grasse ne signifient pas nécessairement que la peau manque de lipides. 15 La superposition de plusieurs soins riches, parfumés ou contenant de nombreux actifs augmente l’exposition aux irritants. Elle rend également plus difficile l’identification d’un produit mal toléré. . Pendant une poussée, conservez des gestes simples et suivez en priorité les indications du professionnel de santé.

Bibliographie

  1. Société Française de Dermatologie. (2026, 17 juin). Tout savoir sur la dermite séborrhéique. Dermato-INFO.

    https://dermato-info.fr/tout-savoir-sur-la-dermite-seborrheique 

  2. Dall’Oglio, F., Nasca, M. R., Gerbino, C., & Micali, G. (2022). An overview of the diagnosis and management of seborrheic dermatitis. Clinical, Cosmetic and Investigational Dermatology, 15, 1537-1548.

    https://doi.org/10.2147/CCID.S284671 

  3. American Academy of Dermatology Association. (2022, 6 décembre). Seborrheic dermatitis: Signs and symptoms.

    https://www.aad.org/public/diseases/a-z/seborrheic-dermatitis-symptoms

  4. Okokon, E. O., Verbeek, J. H., Ruotsalainen, J. H., Ojo, O. A., & Bakhoya, V. N. (2015). Topical antifungals for seborrhoeic dermatitis. Cochrane Database of Systematic Reviews, (5), CD008138. https://doi.org/10.1002/14651858.CD008138.pub3

  5. Kastarinen, H., Oksanen, T., Okokon, E. O., Kiviniemi, V. V., Airola, K., Jyrkkä, J., Oravilahti, T., Rannanheimo, P. K., & Verbeek, J. H. (2014). Topical anti-inflammatory agents for seborrhoeic dermatitis of the face or scalp. Cochrane Database of Systematic Reviews, (5), CD009446.

    https://doi.org/10.1002/14651858.CD009446.pub2 

  6. American Academy of Dermatology Association. (2022, 6 décembre). Seborrheic dermatitis: Self-care. https://www.aad.org/public/diseases/a-z/seborrheic-dermatitis-self-care

  7. Al-Waili, N. S. (2001). Therapeutic and prophylactic effects of crude honey on chronic seborrheic dermatitis and dandruff. European Journal of Medical Research, 6(7), 306-308. 

    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/11485891/ 

  8. Satchell, A. C., Saurajen, A., Bell, C., & Barnetson, R. S. (2002). Treatment of dandruff with 5% tea tree oil shampoo. Journal of the American Academy of Dermatology, 47(6), 852-855. https://doi.org/10.1067/mjd.2002.122734

  9. Dontje, A. E. W. K., Schuiling-Veninga, C. C. M., van Hunsel, F. P. A. M., Ekhart, C., Demirci, F., & Woerdenbag, H. J. (2024). The therapeutic potential of essential oils in managing inflammatory skin conditions: A scoping review. Pharmaceuticals, 17(5), 571. 

    https://doi.org/10.3390/ph17050571 

  10. Société Française de Dermatologie. (2019, 17 septembre). Connaitre les examens et traitements des pellicules. Dermato-INFO.

    https://dermato-info.fr/connaitre-les-examens-et-traitements-des-pellicules 

Questions fréquentes

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