Comment reconnaître la coqueluche chez l'enfant ?

La coqueluche est une infection respiratoire bactérienne très contagieuse. Elle commence souvent comme un simple rhume, puis la toux devient progressivement plus intense et survient par quintes. La maladie peut durer plusieurs semaines, même lorsque l’enfant n’est plus contagieux. Chez le nourrisson, la coqueluche peut être grave et ne provoque pas toujours le « chant du coq » caractéristique. Des pauses respiratoires, une coloration bleutée, un malaise ou des difficultés à boire doivent conduire à une prise en charge urgente. Une consultation médicale est nécessaire devant une toux évocatrice afin de confirmer le diagnostic, de traiter l’enfant et de limiter la transmission [1-4].

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En bref :

  • La coqueluche est une infection respiratoire bactérienne très contagieuse, souvent banale au début puis marquée par une toux qui s’intensifie en quintes. Elle peut durer plusieurs semaines et présente un risque particulier chez les nourrissons, même sans chant du coq caractéristique.

  • La reconnaissance repose sur une évolution typique : symptômes proches d’un rhume, puis quintes répétées, reprise respiratoire difficile, vomissements ou toux nocturne. Les premiers signes apparaissent généralement après une dizaine de jours, avec une incubation de sept jours à trois semaines. Une PCR nasopharyngée peut confirmer la maladie jusqu’à trois semaines après le début de la toux, selon des modalités détaillées dans l’article.

  • L’article détaille les situations nécessitant un avis médical rapide, notamment une forte fièvre, une gêne respiratoire ou une altération de l’état général. Chez le nourrisson, des pauses respiratoires, une coloration bleutée, un malaise ou des difficultés à boire imposent une prise en charge urgente ; avant 3 mois, l’hospitalisation est systématique.

Qu'est-ce que la coqueluche chez l'enfant ?

La coqueluche est-elle vraiment très contagieuse ?

La coqueluche est principalement provoquée par la bactérie Bordetella pertussis. Elle touche les voies respiratoires et entraîne une toux prolongée, souvent violente et épuisante [1]. La maladie ne confère pas une protection définitive. Un enfant ou un adulte peut donc contracter plusieurs fois la coqueluche au cours de sa vie. La protection apportée par la vaccination diminue également avec le temps, ce qui explique la nécessité des rappels [1,5]. Chez l’enfant plus grand, la maladie évolue généralement vers la guérison. Elle peut toutefois provoquer des complications, tandis que les formes les plus graves concernent principalement les nourrissons de moins de 6 mois [1,3].

Comment se transmet-elle chez les enfants ?

La coqueluche se transmet par voie aérienne, à travers les gouttelettes provenant du nez ou de la bouche lors de la toux, des éternuements ou de la parole. La contamination survient surtout lors des contacts proches et prolongés, notamment dans la famille, à la crèche ou à l’école [1,6]. La contagiosité commence dès l’apparition de l’écoulement nasal, avant les quintes caractéristiques. Elle est maximale pendant la première semaine de toux. Sans traitement antibiotique, l’enfant peut rester contagieux jusqu’à trois semaines après le début de la toux [1].

En France, les nourrissons sont souvent contaminés par un adolescent ou un adulte dont la protection vaccinale s’est affaiblie. La vaccination de la femme enceinte à chaque grossesse protège le nouveau-né pendant ses premiers mois, en attendant qu’il bénéficie de sa propre vaccination [5].

Comment savoir si un enfant a la coqueluche ?

Les symptômes changent au fil de la maladie. Leur intensité dépend notamment de l’âge de l’enfant, de son statut vaccinal et de la rapidité du diagnostic. Les premiers signes apparaissent généralement une dizaine de jours après la contamination, avec une période possible de sept jours à trois semaines [1].

Quels sont les symptômes caractéristiques de la coqueluche selon son évolution ?

Après les premiers signes, la toux évolue souvent vers des accès caractéristiques :

  • Des quintes soudaines et répétées : plusieurs secousses de toux se succèdent sans véritable reprise respiratoire ;

  • Une respiration difficile pendant la quinte : l’enfant peut avoir du mal à reprendre son souffle entre les accès de toux ;

  • Une inspiration bruyante en fin de quinte : la reprise respiratoire peut produire un son aigu appelé « chant du coq », mais ce signe n’est pas toujours présent ;

  • Un visage rouge, gonflé ou bleuté : la coloration du visage peut changer pendant les quintes en raison de la difficulté à respirer ;

  • Des vomissements après la toux : une quinte intense peut déclencher des vomissements, notamment après un repas ;

  • Des sécrétions épaisses : l’enfant peut évacuer avec difficulté un mucus clair et visqueux ;

  • De petites taches rouges autour des yeux : les efforts de toux peuvent provoquer la rupture de petits vaisseaux ;

  • Des quintes plus fréquentes la nuit : la toux perturbe souvent le sommeil et fatigue progressivement l’enfant ;

  • Une amélioration lente : les quintes diminuent progressivement, mais la toux peut persister ou réapparaître lors d’une autre infection respiratoire [1].

A noter : Chez le jeune nourrisson, la toux peut être peu marquée ou absente. Des pauses respiratoires, une coloration bleutée, une baisse du tonus, un malaise ou des difficultés à boire peuvent alors révéler la maladie.

Comment différencier la coqueluche d'un simple rhume ou d'une bronchite ?

Plusieurs caractéristiques peuvent orienter, mais le diagnostic ne doit pas reposer uniquement sur l’observation de la toux :

Rhume

Bronchite aiguë

Coqueluche

Début

Écoulement nasal, congestion et éternuements

Souvent après une infection virale des voies respiratoires

Symptômes proches d’un rhume au départ

Type de toux

Généralement modérée et progressivement moins fréquente

Toux sèche ou grasse, parfois accompagnée de sécrétions

Toux qui s’intensifie et survient par quintes répétées

Signes associés

Nez bouché ou qui coule, gêne modérée

Sécrétions, gêne ou douleurs thoraciques, parfois fièvre

Reprise respiratoire difficile, vomissements après les quintes, parfois « chant du coq »

Évolution

Amélioration progressive en quelques jours

Toux pouvant persister plusieurs semaines, mais sans quintes caractéristiques

Quintes pouvant durer plusieurs semaines et être plus fréquentes la nuit

Confirmation du diagnostic

Généralement clinique

Généralement clinique

Une PCR sur prélèvement nasopharyngé peut rechercher la bactérie jusqu’à trois semaines après le début de la toux [3]


Attention :

Une forte fièvre, une respiration difficile entre les quintes ou une altération de l’état général nécessitent un avis médical rapide.

Quels sont les risques de la coqueluche chez l'enfant ?

La plupart des enfants plus âgés guérissent progressivement, mais la coqueluche peut entraîner des complications. Le risque dépend principalement de l’âge, de la vaccination et de la tolérance respiratoire et alimentaire.

Les nourrissons sont-ils plus à risque ?

Les nourrissons de moins de 6 mois sont particulièrement exposés aux formes graves, car ils ne sont pas encore complètement protégés par leur propre vaccination. Le risque est maximal avant 3 mois [1,3,5]. Chez ces très jeunes bébés, les quintes peuvent provoquer des pauses respiratoires, une coloration bleutée ou une baisse brutale de l’oxygénation. La maladie peut également perturber fortement l’alimentation et entraîner une déshydratation ou une perte de poids. Les nourrissons de moins de 3 mois atteints de coqueluche sont systématiquement hospitalisés. Une hospitalisation peut également être décidée en cas de simple suspicion à cet âge ou chez un nourrisson plus âgé qui tolère mal la maladie [3].

Quelles sont les complications possibles de la coqueluche ?

Les complications sont plus rares chez l’enfant plus grand, mais restent possibles :

  • Une déshydratation : les vomissements répétés et les difficultés à boire peuvent réduire les apports hydriques ;

  • Une perte de poids ou une dénutrition : les quintes peuvent interrompre les repas et provoquer le rejet des aliments ;

  • Une pneumonie : une atteinte pulmonaire peut compliquer l’infection ;

  • Une otite : cette complication peut survenir au cours de la maladie ;

  • Des pauses respiratoires : elles concernent surtout les jeunes nourrissons ;

  • Une détresse respiratoire : la respiration devient difficile ou insuffisante ;

  • Un malaise ou une perte de connaissance : ils peuvent apparaître à la fin d’une quinte violente ;

  • Des convulsions ou des complications neurologiques : elles restent rares, mais sont particulièrement préoccupantes chez le nourrisson ;

  • Des saignements liés aux efforts de toux : de petits vaisseaux peuvent se rompre autour des yeux ou au niveau du nez [3].

Combien de temps dure la coqueluche chez l'enfant ?

La coqueluche est une maladie longue. La durée exacte varie selon l’enfant et selon la précocité de la prise en charge.

Quelle est la durée de chacune des phases ?

  1. La période d’incubation : elle dure généralement une dizaine de jours, mais peut s’étendre de sept jours à trois semaines. L’enfant ne présente encore aucun symptôme [1].

  2. La phase ressemblant à un rhume : elle dure souvent une à deux semaines. L’enfant présente un écoulement nasal, une toux modérée et parfois une fièvre très faible.

  3. La phase des quintes : en l’absence de traitement précoce, les quintes s’aggravent et peuvent durer quatre à six semaines. Elles sont parfois plus nombreuses la nuit.

  4. La phase de convalescence : la toux diminue lentement pendant une à plusieurs semaines. Elle peut réapparaître temporairement lors d’une nouvelle infection respiratoire. La coqueluche est parfois appelée « toux des 100 jours ». Cette expression souligne sa durée possible, mais tous les enfants ne toussent pas exactement pendant cent jours [1,3].

Pendant combien de temps l'enfant est-il contagieux ?

Sans traitement antibiotique, l’enfant reste contagieux pendant trois semaines après le début de la toux. La contagiosité débute dès les premiers symptômes ressemblant à un rhume. Elle est maximale pendant la première semaine de toux [1]. Après le début d’un traitement efficace, l’éviction de la collectivité dure entre trois jours et cinq jours [2,4]. La toux peut persister plusieurs semaines après la fin de la période contagieuse. Une toux prolongée ne signifie donc pas nécessairement que l’enfant transmet encore la bactérie.

Est-ce que la coqueluche se guérit seule ?

Quelle est l'évolution habituelle ?

Chez l’enfant plus grand, la maladie évolue souvent spontanément vers la guérison. Les quintes deviennent progressivement moins fréquentes et moins intenses, mais la convalescence peut durer plusieurs semaines [3]. Cette évolution ne dispense pas de consulter. Un diagnostic précoce contribue à limiter la transmission, à protéger les nourrissons de l’entourage et à repérer les enfants qui tolèrent mal la maladie. Les antibiotiques agissent principalement sur le portage de la bactérie et la contagiosité. Leur effet sur la durée ou l’intensité de la toux est limité lorsque les quintes sont déjà installées [3,4].

Dans quels cas une prise en charge médicale est-elle nécessaire ?

Une consultation médicale est nécessaire lorsque la toux survient en quintes, persiste plus de sept jours et s’aggrave, ou lorsqu’un enfant a été en contact avec un cas confirmé [2]. La prise en charge est également nécessaire chez tout nourrisson qui tousse, particulièrement avant 6 mois. Chez le bébé de moins de 3 mois, la situation relève d’une évaluation urgente. Le médecin peut demander un prélèvement nasopharyngé, prescrire un antibiotique et rechercher les personnes de l’entourage qui nécessitent une antibiothérapie préventive. Les sirops antitussifs et les fluidifiants bronchiques sont inefficaces contre la coqueluche. Ils sont contre-indiqués chez le nourrisson de moins de 2 ans [3].

Quels bons gestes adopter pour limiter la transmission ?

La coqueluche se transmet facilement au sein de la famille et des collectivités. Dès qu’elle est suspectée ou confirmée, plusieurs mesures réduisent le risque de contamination :

  1. Consulter rapidement : le diagnostic et le traitement précoce réduisent la durée de contagiosité.

  2. Garder l'enfant à la maison : l’enfant reste à domicile tant que le diagnostic n’est pas écarté, puis pendant trois à cinq jours après le début de l’antibiotique, selon le médicament prescrit. Sans traitement, l’éviction dure trois semaines après le début de la toux [2].

  3. Éviter tout contact avec un nourrisson : l’enfant malade ne doit pas être en contact avec un bébé, en particulier avant 6 mois, pendant la période contagieuse.

  4. Informer les personnes concernées : prévenez la crèche, l’assistant maternel, l’école et les proches afin que les mesures nécessaires soient mises en place.

  5. Porter un masque lorsque l'âge le permet : le masque limite la diffusion des gouttelettes respiratoires chez la personne symptomatique.

  6. Se laver régulièrement les mains : utilisez de l’eau et du savon ou une solution hydroalcoolique lorsque les mains ne sont pas souillées.

  7. Tousser dans le coude : évitez de tousser dans les mains et utilisez des mouchoirs à usage unique.

  8. Aérer les pièces : renouvelez régulièrement l’air du logement, notamment dans la chambre de l’enfant.

  9. Vérifier les vaccinations : la vaccination du nourrisson débute à 2 mois, avec une seconde dose à 4 mois et un rappel à 11 mois. Des rappels sont ensuite prévus pendant l’enfance et à l’âge adulte [5].

  10. Suivre les recommandations pour les personnes contacts : un antibiotique préventif peut être prescrit à certains proches selon leur âge, leur vaccination et leur risque de forme grave [3,7].

Quand consulter un professionnel de santé ?

Consultez rapidement un médecin ou un pédiatre si l’enfant présente une toux en quintes, si sa toux dure plus de sept jours et s’aggrave, s’il a été en contact avec une personne atteinte de coqueluche ou si un nourrisson âgé de 3 à 6 mois tousse [2]. Une évaluation urgente est nécessaire si un bébé de moins de 3 mois tousse, si l’enfant fait des pauses respiratoires, respire difficilement ou rapidement, ou si le pourtour de sa bouche devient bleuté. Consultez également en urgence en cas de malaise, de convulsions, de somnolence inhabituelle, de forte fièvre, de faiblesse importante, de refus de boire ou de signes de déshydratation [2].

Précautions d'usage

Ne donnez pas d’antibiotique restant d’un ancien traitement et respectez précisément la prescription médicale. Les sirops antitussifs et les fluidifiants bronchiques sont inefficaces contre la coqueluche et sont contre-indiqués chez le nourrisson avant l'âge de 2 ans 10 [3]. Surveillez la respiration, la coloration de la peau, l’hydratation et la capacité de l’enfant à s’alimenter. Ne forcez pas un repas immédiatement après une quinte ou lorsque la respiration reste difficile. Respectez la durée d’éviction indiquée et ne remettez pas l’enfant en collectivité avant la fin de la période prévue, même s’il semble aller mieux.

Conseil de l'expert

Devant une toux qui devient plus intense, survient en quintes ou provoque des vomissements, n’attendez pas l’apparition du « chant du coq » pour consulter. Ce signe peut manquer, notamment chez le nourrisson. Notez la date de début de la toux, sa fréquence, les vomissements éventuels et les contacts récents avec une personne qui tousse. Ces informations orientent le médecin et déterminent les examens utiles. Chez un bébé, la priorité est de surveiller la respiration et l’alimentation. Une pause respiratoire, une coloration bleutée ou une difficulté à boire nécessite une prise en charge urgente.

En savoir plus

Comment reconnaître la coqueluche chez un bébé ?

Chez le bébé, la coqueluche ne provoque pas toujours des quintes typiques ni de « chant du coq ». Elle peut se manifester par une toux discrète, des pauses respiratoires, une respiration difficile, une coloration bleutée, un malaise ou une baisse du tonus. Les quintes peuvent aussi empêcher le nourrisson de boire ou entraîner des vomissements répétés. Toute toux chez un bébé de moins de 3 mois nécessite une évaluation urgente [2,3].

Est-ce que la coqueluche est grave ?

La coqueluche peut être grave, surtout chez les nourrissons de moins de 6 mois et les bébés incomplètement vaccinés. Elle peut provoquer une déshydratation, une pneumonie, des pauses respiratoires, des complications neurologiques ou une détresse respiratoire [1,3]. Chez l’enfant plus grand, les complications sont généralement moins fréquentes et moins sévères. Une surveillance médicale reste toutefois nécessaire lorsque les quintes sont importantes ou mal tolérées.

Comment gérer l'alimentation et l'hydratation pendant une coqueluche chez l'enfant ?

Proposez régulièrement de petites quantités d’eau, surtout lorsque l’enfant vomit après les quintes. Fractionnez aussi les repas afin de réduire le volume ingéré en une seule fois [2]. Attendez que la respiration soit redevenue calme avant de proposer à boire ou à manger. Chez le nourrisson, maintenez-le en position verticale pendant le repas et quelques instants après, lorsqu’il est éveillé et sous surveillance. Consultez rapidement si l’enfant refuse de boire, vomit presque tous ses apports, urine moins souvent, perd du poids ou devient inhabituellement somnolent.

Quels gestes de confort améliorent le sommeil pendant une coqueluche chez l'enfant ?

Aérez régulièrement la chambre et maintenez une température proche de 19 à 20 °C. Un air trop sec ou une pièce surchauffée peuvent accentuer la toux [2]. Évitez toute fumée de tabac et libérez le nez avec un lavage nasal adapté si l’enfant est encombré. Pour un nourrisson, conservez un couchage à plat sur le dos, dans son propre lit, sans oreiller, coussin incliné ni dispositif de positionnement. Les quintes pouvant être plus fréquentes la nuit, surveillez davantage un jeune enfant et consultez si sa respiration devient difficile ou s’il présente des pauses respiratoires.

Zoom sur notre rédactrice pharmacienne et docteure en biologie moléculaire, Stéphanie LE GUILLOU

Stéphanie est pharmacienne (depuis 2010) et docteure en biologie moléculaire (depuis 2012). Passionnée de rédaction, elle écrit des contenus médicaux depuis près de 15 ans. Son objectif est de rendre accessible et compréhensible les informations, sans jamais perdre en justesse scientifique.

Bibliographie

1

Assurance Maladie, Coqueluche : définition, transmission et symptômes, 2026,

2

Assurance Maladie, Comment réagir en cas de coqueluche ?, 2026,

3

Assurance Maladie, Coqueluche : consultation, traitement et évolution, 2026,

4

Haute Autorité de santé, Choix et durées d’antibiothérapies : coqueluche chez le nourrisson, l’enfant et l’adulte, 2024,

5

Vaccination Info Service, Coqueluche, 2026,

6

Santé publique France, La maladie : coqueluche, 2025,

7

Haut Conseil de la santé publique, Prévention de la transmission de la coqueluche aux personnes à risque de forme grave, 2024,