Bouton de varicelle : quelles solutions naturelles apaisantes ?
La varicelle, maladie virale infantile bien connue, provoque des éruptions cutanées caractéristiques, souvent sources de démangeaisons intenses et d’inconfort. Si elle reste bénigne dans la majorité des cas, elle peut être éprouvante, surtout chez les enfants. Au-delà du traitement médical habituel, certaines solutions naturelles peuvent aider à apaiser les boutons et soutenir une meilleure cicatrisation. Cet article vous propose de comprendre la varicelle et de découvrir les alternatives douces pour soulager les symptômes cutanés.

Sommaire
La varicelle, qu'est ce que c'est ?
La varicelle est une infection virale causée par le virus varicelle-zona (VZV), un virus de la famille de l’herpès. Extrêmement contagieuse, elle se transmet par voie aérienne (toux, éternuements) ou par contact direct avec les lésions cutanées. La maladie touche principalement les bébés et les enfants, mais peut survenir à tout âge.
Bien que la varicelle soit généralement bénigne chez l’enfant, elle peut entraîner des complications chez les nourrissons, les adultes ou les personnes immunodéprimées. Une fois contractée, elle confère une immunité durable, bien que le virus puisse rester latent dans l’organisme et se réactiver plus tard sous forme de zona.
Quels sont les symptômes ?
Les symptômes typiques de la varicelle incluent :
Fièvre modérée (38–39 °C), souvent accompagnée de fatigue et d’irritabilité.
Éruption cutanée caractéristique, évoluant en plusieurs stades :
petites taches rouges (macules),
cloques remplies de liquide clair (vésicules),
croûtes en fin d’évolution.
Démangeaisons intenses, source d’inconfort majeur.
Parfois, douleurs musculaires, maux de tête ou perte d’appétit.
Comment reconnaître le début de la varicelle ?
La varicelle débute généralement par une fatigue générale et une fièvre légère, suivies en 24 à 48 heures de l’apparition des premiers boutons. Ces boutons apparaissent d’abord sur le visage, le cuir chevelu et le tronc, puis s’étendent rapidement au reste du corps. Chaque bouton évolue en quelques heures en vésicule prurigineuse.
Un signe distinctif est la coexistence de lésions à différents stades (taches rouges, cloques et croûtes en même temps).
L'évolution et la durée de cette maladie
La varicelle suit un cycle en trois étapes :
Incubation (10–21 jours) : après le contact avec le virus, la personne ne présente aucun symptôme.
Phase aiguë (5–10 jours) : apparition des boutons, démangeaisons intenses et fièvre.
Guérison : les croûtes tombent spontanément en 1 à 2 semaines, laissant parfois de petites cicatrices.
La durée totale est en moyenne de 10 à 14 jours, avec une contagiosité qui débute 2 jours avant l’éruption et persiste jusqu’à la disparition des croûtes.
Les causes de l'apparition des boutons
L’éruption cutanée de la varicelle est provoquée par la réplication du virus varicelle-zona dans les cellules de la peau. Après avoir pénétré l’organisme par voie respiratoire, le virus circule dans le sang puis infecte les cellules épithéliales de la peau.
Cette réaction se traduit par une inflammation locale, à l’origine des vésicules remplies de liquide. Ces lésions cutanées représentent un signe classique de la lutte du système immunitaire contre l’infection.
Où apparaît le premier bouton et en combien de temps ?
Le premier bouton de varicelle apparaît généralement sur le visage ou le thorax, avant de s’étendre au cuir chevelu, au dos, puis aux membres. Dans la plupart des cas, les premières lésions apparaissent dans les 24 à 48 heures suivant les symptômes initiaux (fièvre, fatigue).
Comment différencier et identifier un bouton de varicelle même légère ?
Un bouton de varicelle se reconnaît par :
Une tache rouge arrondie, qui évolue rapidement en vésicule.
Une cloque translucide contenant un liquide clair, très prurigineuse.
Une évolution rapide vers une croûte brune en 1 à 2 jours.
La particularité est la présence simultanée de lésions à différents stades sur le corps, ce qui distingue la varicelle d’autres éruptions cutanées (allergie, rougeole, piqûres d’insectes).
Est-ce possible d'avoir des boutons dans la bouche ?
La varicelle ne se limite pas toujours à la peau : des boutons peuvent également apparaître à l’intérieur de la bouche, sous forme de petites vésicules douloureuses. Ces lésions muqueuses rendent parfois la déglutition inconfortable, surtout chez les enfants, et peuvent s’accompagner d’une diminution de l’appétit ou d’une gêne à boire. Comme pour les boutons cutanés, elles évoluent vers de petites ulcérations avant de cicatriser. Il est important de privilégier une alimentation douce et tiède (purées, compotes, yaourts, soupes), d’éviter les aliments acides ou irritants (agrumes, tomates, plats épicés) et de bien hydrater l’enfant.
Quelles sont les solutions naturelles pour soulager les boutons de varicelle ?
Soulager les démangeaisons et favoriser une bonne cicatrisation sont les deux priorités dans la gestion naturelle des boutons de varicelle. Certaines solutions douces permettent d’apaiser la peau et de limiter les risques de cicatrices.
Comment éviter l'infection dès l'apparition des boutons ?
Les boutons de varicelle sont des plaies ouvertes et sujets aux grattages, ce qui augmente le risque de surinfection bactérienne, en particulier à Staphylococcus aureus. Pour limiter ce risque, quelques gestes simples sont essentiels. L’application d’un antiseptique (conseillé par un professionnel de santé) aide à assainir la peau et à protéger les vésicules. Une hygiène régulière est également recommandée : des bains tièdes quotidiens, avec une eau douce et sans savon agressif, permettent de nettoyer la peau tout en respectant sa sensibilité. Chez les enfants, couper les ongles courts réduit les lésions de grattage et donc la probabilité d’infection secondaire. Enfin, privilégier des vêtements amples en coton, propres et respirants limite la transpiration et les frottements, deux facteurs qui entretiennent l’irritation cutanée.
Les solutions à mettre en place pour prévenir les cicatrices ?
Apaiser les démangeaisons
La principale cause de cicatrices liées à la varicelle est le grattage répété des boutons, qui fragilise la peau et favorise les infections. Pour limiter ce risque, il est essentiel de soulager les démangeaisons afin que l’enfant ou l’adulte ne gratte pas. Certaines solutions naturelles peuvent être intégrées aux soins quotidiens : les bains d’avoine colloïdale créent un film adoucissant et calmant sur la peau, réduisant les sensations d’inconfort. Les compresses imbibées d’hydrolat de calendula sont également réputées pour leurs propriétés apaisantes et réparatrices, tout comme l’hydrolat de bleuet, reconnu pour ses effets calmants sur les irritations cutanées. Enfin, des préparations spécifiques comme le Phys’apaise, riche en extraits végétaux aux vertus anti-démangeaisons, peuvent compléter ces gestes. En apaisant efficacement la peau, ces solutions naturelles participent à réduire le besoin de gratter et contribuent ainsi à prévenir l’apparition de cicatrices durables.
Améliorer la cicatrisation
Une fois la phase aiguë passée, il est important de soutenir la régénération de la peau afin de limiter les marques résiduelles. Plusieurs ingrédients naturels peuvent être intégrés aux soins locaux. Les huiles végétales comme l’huile de calendula, aux vertus anti-inflammatoires et apaisantes, ou l’huile de rose musquée, particulièrement riche en acides gras essentiels et reconnue pour son action cicatrisante, favorisent la réparation cutanée. Les gels à l’aloe vera constituent également un allié précieux : hydratants, apaisants et cicatrisants, ils aident à maintenir une bonne élasticité de la peau. En complément, certains actifs spécifiques comme le Skin Repair, la provitamine B5 ou les phytostérols contribuent à stimuler la régénération cellulaire et à améliorer la qualité de la cicatrice. Utilisés régulièrement et en douceur, ces soins créent un environnement favorable à une cicatrisation harmonieuse et à une peau plus souple et uniforme.
Nos solutions naturelles
Pour accompagner la peau fragilisée par la varicelle et apaiser les démangeaisons, certains soins naturels aux actifs ciblés peuvent être de précieux alliés.

Oléosérum Apaisant Céramides & Phytostérols
Ce sérum huileux contient des céramides végétales et des phytostérols, deux actifs essentiels pour restaurer la barrière cutanée et réduire les sensations d’inconfort. Les céramides, naturellement présentes dans l’épiderme, aident à renforcer la cohésion cellulaire et à limiter la perte d’eau. Les phytostérols, aux propriétés anti-inflammatoires, apaisent les irritations et favorisent une meilleure souplesse de la peau. En complément, le bisabolol d’origine végétale agit comme un puissant apaisant et calmant, tandis que l’extrait de physalis offre une action anti-inflammatoire naturelle, idéale pour soulager les peaux sensibles et sujettes aux rougeurs.
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Baume relipidant Avoine & Céramide NP
Formulé avec de l’extrait d’avoine, riche en bêta-glucanes et en avenanthramides, il possède une action calmante et anti-démangeaisons idéale pour les peaux sensibles ou irritées. Associé au céramide NP, un lipide biomimétique similaire à celui de la peau, ce baume relipidant nourrit intensément, protège et participe à la réparation de la barrière cutanée.
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Poudre d'Avoine colloïdale BIO
Utilisée depuis longtemps dans les soins dermatologiques, l’avoine colloïdale est réputée pour ses propriétés apaisantes, émollientes et adoucissantes. Sa richesse en polysaccharides et en lipides lui permet de former un film protecteur sur la peau, réduisant la sécheresse et les démangeaisons. Elle peut être incorporée dans un bain tiède ou utilisée en cataplasme pour apporter un soulagement immédiat et naturel.
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Recettes

Sérum apaisant et cicatrisant

Sérum apaisant et cicatrisant

Sérum apaisant et cicatrisant

Huile apaisante et cicatrisante

Huile apaisante et cicatrisante

Huile apaisante et cicatrisante
Ingrédients
Précaution
Ne pas utiliser d’huiles essentielles chez l’enfant.
Ne jamais appliquer de produits agressifs (alcool, vinaigre) sur les boutons.
Toujours demander l’avis d’un professionnel de santé en cas de fièvre élevée, de lésions qui s’infectent ou d’atteinte de l’œil.
Les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées doivent consulter immédiatement un médecin en cas de suspicion de varicelle.
Conseils de l’expert
Pour apaiser les démangeaisons liées à la varicelle, les bains à l’avoine colloïdale sont une solution douce et efficace. Il suffit de placer quelques cuillères de poudre d’avoine dans un pochon en coton (ou une chaussette ou bas propre), puis de le laisser infuser dans l’eau du bain. L’eau se trouble et devient légèrement lactée, formant une barrière protectrice et calmante sur la peau. Privilégiez des bains tièdes et courts (10 à 15 minutes maximum), car une eau trop chaude ou des bains prolongés peuvent accentuer la sécheresse cutanée et les démangeaisons. Pour limiter l’envie de se gratter, vous pouvez tamponner délicatement la peau avec une serviette douce plutôt que de frotter, et garder les ongles de l’enfant courts. Enfin, il est important de surveiller l’évolution des lésions : en cas de doute (lésions qui s’infectent, fièvre persistante, aggravation rapide), n’hésitez pas à consulter un professionnel de santé.
En savoir plus

La varicelle chez l'adulte

La varicelle chez l'adulte

La varicelle chez l'adulte
Chez l’adulte, la varicelle est généralement plus sévère. Elle entraîne une fièvre plus élevée, des éruptions plus abondantes et un risque accru de complications (pneumonie, atteinte neurologique). Les solutions naturelles peuvent être utilisées en complément, surtout pour la cicatrisation des plaies, mais un suivi médical strict est indispensable.

La différence entre la rougeole et la varicelle chez un bébé

La différence entre la rougeole et la varicelle chez un bébé

La différence entre la rougeole et la varicelle chez un bébé
La rougeole et la varicelle présentent toutes deux une éruption cutanée, mais :
La rougeole commence par une forte fièvre, une toux et une conjonctivite, puis une éruption maculo-papuleuse qui s’étend de haut en bas.
La varicelle entraîne des lésions vésiculaires caractéristiques, évoluant en croûtes, et présentes à différents stades en même temps.

Mon enfant n'a pas pas beaucoup de boutons c'est possible ?

Mon enfant n'a pas pas beaucoup de boutons c'est possible ?

Mon enfant n'a pas pas beaucoup de boutons c'est possible ?
Il est possible d’observer des formes légères de varicelle, caractérisées par un petit nombre de boutons (souvent moins de 50 lésions). On parle alors de varicelle atténuée, généralement observée chez les enfants vaccinés ou ayant déjà été partiellement en contact avec le virus. Les boutons, bien que peu nombreux, conservent l’aspect typique de la varicelle (évolution de la tache rouge à la vésicule puis à la croûte) et restent contagieux tant qu’ils ne sont pas totalement desséchés. Ces formes se manifestent souvent avec moins de fièvre et de démangeaisons, mais nécessitent malgré tout une attention particulière pour éviter le grattage et les cicatrices.
Zoom sur notre rédactrice spécialisée, Auriane Oline

Titulaire de masters, en phytochimie et en formulation cosmétique, Auriane met son expertise scientifique au service de la peau. Passionnée par le pouvoir des plantes, elle collabore avec des marques engagées pour proposer des contenus fiables, pédagogiques et bienveillants. Spécialisée dans les problématiques de peau sensible et atopique, elle décrypte avec clarté les actifs cosmétiques et les mécanismes cutanés pour rendre l’information accessible à tous. Elle partage également ses conseils sur son compte Instagram @phytophileae.
Bibliographie
1
Vidal
Varicelle
2
Lopez, A., Harrington, T., & Marin, M. (2021). Varicella
Centers for Disease Control and Prevention. Epidemiology and prevention of vaccine-preventable diseases. 14th ed. Washington, DC: Public Health Foundation.
3
Gershon, A. A. (2015). Varicella zoster virus infections
Pediatric Clinics of North America, 62(3), 507–522.
4
Heininger, U., & Seward, J. F. (2006). Varicella
Lancet, 368(9544), 1365–1376.