La durée d’une allergie au pollen varie selon plusieurs paramètres : le type de pollen en cause, la période de pollinisation, la région dans laquelle vous vivez, la météo ou encore votre sensibilité personnelle. Chez certaines personnes, les réactions se concentrent sur quelques semaines. Chez d’autres, elles peuvent s’étendre du printemps à la fin de l’été.
Allergie au pollen : quels remèdes naturels ?
Avec les beaux jours, le pollen fait lui aussi son grand retour. Et pour de nombreuses personnes, cette période rime surtout avec éternuements à répétition, yeux qui piquent et nez irrité. Des signes typiques des allergies saisonnières, qui peuvent vite devenir envahissantes au quotidien. Apprenez à les reconnaître et découvrez les gestes naturels à adopter pour apaiser l'inconfort et profiter, enfin, de la belle saison.

Qu'est-ce que le pollen ?
Le pollen est une sorte de poussière faite de grains minuscules et produite par les fleurs, ou plus précisément par leurs étamines, c'est-à-dire les organes reproducteurs mâles des fleurs. Son rôle principal est de fertiliser les organes reproducteurs femelles des fleurs afin d'assurer leur reproduction. Pour que la reproduction ait lieu, le pollen est transféré d'une fleur à l'autre par le vent, ou par des pollinisateurs comme les abeilles, les papillons ou certains oiseaux. Par ce procédé de fertilisation, les pollinisateurs jouent un rôle central dans le maintien et le développement de la biodiversité.
Qu'est-ce qu'une allergie au pollen ?
Une allergie est une réaction inadaptée du système immunitaire face à une substance censée être inoffensive : l'allergène. Se pensant en danger, le système immunitaire met en place une stratégie de défense : il libère des anticorps et une grande quantité d'histamines. Ces substances sont responsables de réactions inflammatoires et de la manifestation de différents symptômes allergiques. De nombreuses personnes sont réactives au pollen. Cet allergène, transporté par le vent pendant les saisons printanières et estivales, entre en contact avec l'organisme par les muqueuses de la bouche, du nez ou des yeux. Cela provoque généralement une rhinite allergique (ou "rhume des foins") et/ou une conjonctivite allergique.
Quelles sont les causes d'une allergie au pollen ?
L’allergie au pollen ne se déclenche pas par hasard. Elle résulte d’une réaction excessive du système immunitaire face à des pollens pourtant inoffensifs pour la plupart des gens. Plusieurs facteurs peuvent favoriser son apparition, souvent de manière combinée.
Un système immunitaire plus réactif
En cas d’allergie au pollen, le système immunitaire identifie à tort certaines particules de pollen comme une menace. Il déclenche alors une réaction de défense disproportionnée, à l’origine des symptômes allergiques. Un terrain immunitaire plus sensible peut ainsi favoriser ce type de réponse.
Une prédisposition génétique
Comme beaucoup d’allergies, l’allergie au pollen semble avoir une part héréditaire. Lorsqu’il existe des antécédents familiaux d’allergies respiratoires, de rhinite allergique ou d’asthme, le risque d’y être soi-même sujet peut être plus élevé.
Une exposition répétée au pollen
L’allergie apparaît généralement après une phase de sensibilisation. Autrement dit, l’organisme doit avoir été exposé plusieurs fois au même type de pollen avant de réagir. C’est cette répétition, notamment au fil des saisons, qui peut conduire à l’apparition des premiers symptômes.
Un environnement qui favorise la sensibilité allergique
La pollution de l’air, le tabagisme, le stress ou encore certaines habitudes de vie peuvent aussi accentuer la sensibilité au pollen. Sans être à l’origine de l’allergie, ils peuvent en intensifier les manifestations.
Comment reconnaître une allergie au pollen ?
Lorsque le pollen est en suspension dans l’air, certaines réactions ne trompent pas. Elles apparaissent souvent de façon saisonnière, au moment des floraisons, et peuvent s’intensifier lors des journées chaudes, sèches ou venteuses.
Des réactions au niveau du nez et de la gorge
Éternuements à répétition : souvent regroupés en salves, ils apparaissent rapidement après une exposition au pollen
Nez qui coule : l’écoulement nasal est généralement clair, fluide et persistant
Nez bouché : la sensation de nez obstrué peut gêner la respiration et parfois diminuer l’odorat
Démangeaisons : elles peuvent se manifester dans le nez, la gorge, voire les oreilles, et provoquer une envie fréquente de se frotter le nez ou de se racler la gorge.
Des signes au niveau des yeux
Yeux rouges : le contact avec le pollen peut irriter les yeux et provoquer des rougeurs
Larmoiements : les yeux ont tendance à pleurer facilement, parfois de façon continue
Démangeaisons oculaires : cette sensation d’inconfort donne souvent envie de se frotter les yeux
Sensation de sable dans les yeux : elle provoque une gêne persistante, avec l’impression d’avoir quelque chose dans l’œil
Paupières gonflées : elles peuvent paraître plus lourdes ou légèrement gonflées, notamment au réveil ou après une exposition prolongée.
Des manifestations plus générales
Fatigue : l’inconfort, les nuits moins réparatrices ou la répétition des réactions allergiques peuvent finir par fatiguer l’organisme
Maux de tête : ils peuvent apparaître en lien avec la congestion nasale ou l’inconfort ressenti au fil de la journée
Gêne respiratoire légère : certaines personnes peuvent ressentir une légère oppression ou une respiration plus difficile.
Ces manifestations varient d’une personne à l’autre et peuvent évoluer selon le type de pollen et le niveau d’exposition. Un élément caractéristique : elles reviennent souvent à la même période chaque année.
Quelles sont les solutions naturelles à adopter en cas d’allergie au pollen ?
En cas d’allergie au pollen, les solutions naturelles peuvent répondre à différents besoins. Certaines s’utilisent en complément pendant la saison, d’autres s’intègrent à des soins apaisants pour la peau ou le contour des yeux.
Pour aider à mieux traverser la saison pollinique

Confort saisonnier - Complément alimentaire
Conçu pour accompagner les périodes de sensibilités saisonnières, ce complément alimentaire associe deux extraits brevetés, l’extrait de Nigelle concentré Nigellin® et la quercétine Quercefit®, reconnus pour leur qualité et leur efficacité documentée, à un extrait d’ortie qui contribue naturellement au soutien des défenses naturelles. Une synergie végétale idéale pour accompagner l’organisme face aux désagréments du printemps.

Huile de Nigelle BIO
Traditionnellement utilisée en cas de sensibilité saisonnière, l’huile de Nigelle est souvent recherchée lorsque les réactions allergiques reviennent chaque année. Elle peut être intéressante pendant la période d’exposition au pollen, en complément d’autres mesures. Utilisée comme ingrédient, elle ne s’emploie pas pure mais dans une préparation adaptée.

Vitamine C optimisée en poudre
Connue pour contribuer au fonctionnement normal du système immunitaire, la vitamine C peut être intéressante pendant les périodes de fatigue ou de sensibilité saisonnière, en complément de l’alimentation.
Pour apaiser les inconforts cutanés

Hydrolat de Camomille romaine BIO
Apprécié pour sa douceur, l’hydrolat de Camomille romaine est souvent utilisé dans les soins destinés aux peaux sujettes aux démangeaisons ou aux sensations d’inconfort. Il est particulièrement intéressant lorsque la peau semble plus réactive pendant la saison des pollens. Il s’emploie comme ingrédient dans une préparation cosmétique adaptée, et non pur.
Pour soulager le contour des yeux

Hydrolat de Bleuet BIO
Incontournable des soins du contour des yeux, l’hydrolat de Bleuet est traditionnellement utilisé pour rafraîchir et apaiser cette zone délicate, souvent plus sensible en période d’allergies saisonnières. Comme les autres hydrolats, il s’emploie comme ingrédient dans une préparation cosmétique adaptée, et non pur.
Quels remèdes de grand-mère adopter en cas d'allergie ?
En complément des gestes d’éviction, il est aussi possible d’agir sur certains inconforts liés au pollen. Le but est de limiter le contact avec les allergènes, d’apaiser les zones les plus sensibles et de mieux supporter cette période.
Adopter les bons réflexes au retour à la maison
Les pollens se déposent facilement sur la peau, les cheveux et les vêtements. Pendant la saison pollinique, se doucher le soir, laver régulièrement ses cheveux et changer de vêtements après une sortie aide à limiter leur présence dans la maison, en particulier sur l’oreiller ou le linge de lit.
Miser sur des soins doux pour le visage et le contour des yeux
Lorsque la peau semble plus réactive ou que le contour des yeux devient inconfortable, certains soins apaisants peuvent être utiles. Les hydrolats de Camomille romaine ou de Bleuet sont souvent appréciés dans ce contexte pour leur douceur. Réservés à un usage cosmétique, ils s’emploient dans une préparation adaptée ou à l’aide d’une compresse propre, posée sur les paupières fermées.
Privilégier les infusions en cas de gorge irritée
Quand la gorge ou le palais deviennent inconfortables pendant la saison des pollens, certaines plantes peuvent être intéressantes en infusion. Le Thym ou la Mauve sont souvent appréciés pour apporter plus de confort et adoucir cette zone sensible.
Explorer les possibilités offertes par la phytothérapie
Certaines plantes comme le Cassis, le Plantain ou l’Ortie sont traditionnellement utilisées pendant les périodes d’allergies saisonnières. Elles peuvent s’envisager en prévention ou lorsque les réactions reviennent de façon récurrente, dans le cadre d’une approche globale et adaptée à chacun.
Soutenir l’organisme par l’alimentation
L’alimentation peut aussi aider à mieux traverser cette période. Privilégier les fruits et légumes, les aliments riches en vitamine C et les sources d’oméga 3 peut être intéressant pendant la saison des pollens, en complément des autres mesures.
Comment adopter les bons gestes face aux allergies ?
En période d’allergie au pollen, certaines précautions permettent de limiter l’exposition et d’atténuer les inconforts. Elles ne font pas disparaître l’allergie, mais peuvent rendre cette période plus supportable.
Surveillez les prévisions polliniques : repérer les jours où le pollen est le plus présent permet d’anticiper plus facilement vos sorties et vos activités en extérieur
Fermez les fenêtres quand le pollen est très présent : à la maison comme en voiture, cela permet de limiter sa présence à l’intérieur. Mieux vaut aérer aux heures où il circule moins, souvent tôt le matin ou en soirée
Protégez vos yeux en extérieur : le port de lunettes de soleil permet de limiter le contact direct du pollen avec les yeux et d’atténuer les irritations
Réduisez les sorties lors des pics polliniques : quand les niveaux de pollen grimpent, il peut être préférable de privilégier les activités en intérieur, surtout si vous êtes particulièrement sensible
Évitez de ramener le pollen à l’intérieur : après une sortie, prendre une douche et changer de vêtements permet de limiter les dépôts de pollen sur la peau, les cheveux et les textiles de la maison
Ne faites pas sécher votre linge dehors : le pollen se fixe facilement sur les fibres et peut ensuite continuer à circuler dans votre intérieur.
Comment savoir si on est allergique au pollen ?
En cas de doute, le premier réflexe est d’en parler à un professionnel de santé. Un médecin généraliste peut déjà orienter le diagnostic à partir des symptômes, de leur fréquence et de leur caractère saisonnier. Si besoin, il peut adresser à un allergologue, qui pourra confirmer l’allergie et identifier les pollens en cause. Certaines personnes choisissent aussi de se faire accompagner par un naturopathe, dans une approche plus globale, mais seul un diagnostic médical permet de confirmer l’allergie. Plusieurs tests peuvent ensuite être proposés.
Le test cutané par prick
C’est le test le plus courant. Il consiste à déposer sur la peau, le plus souvent sur l’avant-bras ou le dos, une petite quantité de différents allergènes, puis à piquer légèrement la peau pour les faire pénétrer. En cas d’allergie, une réaction apparaît généralement en quelques minutes, sous forme de rougeur, de démangeaison ou de petite élévation de la peau.
Le test intradermique
Lorsque le test par prick ne suffit pas à confirmer l’allergie, un test intradermique peut être réalisé. Il consiste à injecter une faible quantité d’allergène sous la peau. Plus sensible, il est aussi utilisé avec davantage de précautions.
Le test sanguin (IgE spécifiques)
Dans certains cas, une prise de sang peut compléter le bilan. Elle permet de mesurer la présence d’anticorps IgE dirigés contre un allergène donné. Un taux élevé peut orienter vers une allergie à certains pollens.
Les tests de provocation
Plus rarement, des tests de provocation peuvent être réalisés sous surveillance médicale. Ils consistent à mettre directement l’organisme en contact avec l’allergène, souvent au niveau nasal, afin d’observer la réaction. Ils sont généralement réservés à des situations spécifiques.
Précautions d'usage
Les solutions naturelles peuvent aider à mieux vivre la saison pollinique, mais elles ne remplacent pas un avis médical. En cas de symptômes persistants, intenses ou inhabituels, il est recommandé de consulter un professionnel de santé. Avant d’utiliser un nouvel ingrédient, il est préférable de vérifier sa tolérance sur une petite zone de peau. Comme chaque organisme réagit différemment, mieux vaut choisir des solutions adaptées à sa sensibilité et demander conseil en cas de doute ou de réaction.
Conseil de l'expert
Ce n'est pas parce que vous êtes allergique au pollen que vous ne pouvez pas en manger ! Non seulement le pollen frais n'est pas le même que celui auquel vous êtes allergique, mais en plus, il pourrait permettre de réduire vos manifestations allergiques en réduisant le niveau d'histamine présent dans votre organisme. Consommez-le frais, en cure pendant le printemps et/ou l'été : 1 cuillère à soupe par jour, à ajouter à vos desserts, smoothies ou yaourts.
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Combien de temps dure une allergie au pollen ?

Combien de temps dure une allergie au pollen ?
Combien de temps dure une allergie au pollen ?

Comment savoir si on est allergique au pollen ?

Comment savoir si on est allergique au pollen ?
Comment savoir si on est allergique au pollen ?
Le premier indice reste le caractère saisonnier des réactions : éternuements, nez qui coule, yeux irrités ou gorge qui gratte, surtout après une exposition en extérieur. Pour confirmer une allergie au pollen et identifier précisément les pollens en cause, un allergologue peut proposer des tests adaptés.

Peut-on avoir recours à une désensibilisation ?

Peut-on avoir recours à une désensibilisation ?
Peut-on avoir recours à une désensibilisation ?
Oui, lorsque l’allergie au pollen est particulièrement gênante au quotidien, un allergologue peut envisager une désensibilisation, aussi appelée immunothérapie. Ce traitement de fond consiste à exposer progressivement l’organisme à l’allergène pour favoriser une meilleure tolérance. Il s’inscrit dans la durée et se met en place sur avis médical.
Zoom sur notre rédactrice spécialisée, Marie-Adine BORIES

Marie-Adine est Naturopathe, diplômée de l’Institut de Naturopathie Humaniste. Depuis plusieurs années, elle aide ses clients à devenir acteurs de leur santé en créant des accompagnements pédagogiques et personnalisés. Passionnée par les émotions et leur impact sur notre capacité de guérison, elle enseigne de nombreuses techniques de santé qui permettent de mieux gérer le stress, améliorer le sommeil et gagner en vitalité.
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