Que se passe-t-il lorsque l’argile sèche sur la peau ?
Pendant la pose, un masque à l’argile évolue progressivement. D’abord humide et souple, il perd peu à peu son eau par évaporation. Sa surface devient plus mate, puis sa texture commence à se rigidifier.
Si l’on attend davantage, le masque devient totalement sec et peut finir par craqueler. C’est précisément cette dernière phase qu’il vaut mieux éviter. Une argile devenue complètement sèche n’est pas le signe qu’elle agit davantage : la sensation de peau qui tire correspond avant tout au dessèchement du masque à sa surface.
Une étude clinique menée auprès d’adultes présentant une peau grasse ou mixte apporte un éclairage intéressant. Au total, 75 participants ont été enrôlés et 60 ont terminé l’étude. Pendant quatre semaines, ils ont utilisé deux fois par semaine un masque formulé notamment avec du Kaolin et de la Bentonite. Les chercheurs ont observé une amélioration significative du taux de sébum, de la teneur en eau de la couche cornée et de la perte insensible en eau. Point important : il s’agissait d’une formule cosmétique complète, contenant notamment du Panthénol, et non d’argile utilisée seule. [1]
Quels sont les risques d’un temps de pose trop long ?
Lorsque le masque reste sur le visage jusqu’à devenir totalement sec, les sensations de tiraillement et d’inconfort peuvent être plus importantes, notamment sur les zones sèches ou déshydratées. Et cela vaut également pour les peaux qui brillent : un excès de sébum n’exclut pas un manque d’eau.
Chercher à assécher au maximum la peau après le rinçage n’est donc pas l’objectif d’un masque visage.

















