La Ronce pousse dans toute l’Europe, l’Afrique du Nord, l'Afrique australe, le Sud-Est de l'Australie, la Nouvelle-Zélande, les États-Unis et le Chili. La Ronce peut également être trouvée plus près de l'Équateur. Cependant, à cet endroit, la Ronce pousse à des altitudes plus élevées (jusqu’à plus de 2 000 m d'altitude). Le nom de “ronce” vient du latin rumex, rumicis, signifiant “dard”, faisant référence aux épines de la plante. Les Ronces sont étudiées depuis des siècles car elles constituent l’un des genres les plus complexes en Botanique. Et pour cause, leur particularité, l’apomixie, fait qu’elles peuvent former des embryons sans fécondation préalable.
La Ronce est consommée depuis des générations en raison de ses bienfaits pour la santé. Le fruit de la Ronce, la mûre, est largement reconnu pour ses qualités gastronomiques. Les fruits auraient même été déjà consommés par les populations préhistoriques. Dès le IVe siècle avant J.C., Théophraste (372 av. J.-C. - 288 av. J.-C.) connaissait déjà la ronce et ses applications thérapeutiques. Pline l’Ancien, au 1er siècle après J.C., vantait les mérites anti-inflammatoires de la Ronce pour l’intestin et la bouche.
Les tiges, lorsqu'elles étaient fendues en long, étaient utilisées pour fabriquer des paillassons et des cercles de tonneaux. De plus, le bois des arceaux était employé dans l'artisanat de la vannerie et comme source de chauffage pour les fours. Dans certaines régions, les horticulteurs spécialisés dans le Cyclamen et l'Azalée utilisent les tiges sèches de ronces, broyées et décomposées, pour créer de la "terre de roncier", très prisée localement pour ces cultures. Chaque année, l'industrie alimentaire française importe environ 2 700 tonnes de mûres, principalement destinées à la fabrication de confitures et provenant de pays tels que la Pologne, la Roumanie, l'Écosse et le Chili.

