Comment prendre soin de ma peau atopique ?

Une peau à tendance atopique présente une barrière cutanée fragilisée. Elle retient moins efficacement l’eau et réagit plus facilement aux irritants, ce qui favorise la sécheresse, les tiraillements et les démangeaisons. Lorsque des plaques inflammatoires apparaissent de façon récurrente, il peut s’agir d’une dermatite atopique, aussi appelée eczéma atopique. Les soins lavants doux et les émollients contribuent au confort de la peau et au maintien de sa fonction barrière. Ils ne remplacent pas les traitements anti-inflammatoires prescrits pendant une poussée [1-4].

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Qu'est-ce qu'une peau atopique et comment la reconnaître ?

L’atopie désigne une prédisposition personnelle ou familiale à développer certaines manifestations comme la dermatite atopique, l’asthme ou la rhinite allergique. Une peau dite atopique est généralement sèche, fragile et sujette aux démangeaisons. Elle peut présenter des périodes d’accalmie alternant avec des poussées inflammatoires [2,3].

La dermatite atopique est une maladie inflammatoire chronique de la peau. Elle associe une sécheresse persistante, des démangeaisons parfois intenses et des plaques rouges dont l’aspect et la localisation évoluent avec l’âge. Le grattage entretient l’inflammation et peut provoquer des excoriations, un épaississement de la peau ou une surinfection [1-5].

Quelles sont les zones les plus sujettes à l'atopie ?

La localisation des lésions varie selon l’âge. Chez le nourrisson, la dermatite atopique touche fréquemment les joues, le front, le cuir chevelu et les faces externes des bras et des jambes. Chez l’enfant, les plaques prédominent souvent dans les plis des coudes et des genoux, sur le cou, les poignets, les chevilles et les mains. Chez l’adolescent et l’adulte, elles peuvent concerner les plis, le visage, les paupières, le cou, les mains ou les mamelons [2,3,5].

Quelle est la différence entre eczéma et dermatite atopique ?

Le mot eczéma désigne plusieurs maladies inflammatoires de la peau caractérisées par des rougeurs, des démangeaisons et parfois des vésicules, un suintement ou des squames. La dermatite atopique, ou eczéma atopique, est donc une forme particulière d’eczéma. Elle est associée à une prédisposition génétique, à une altération de la barrière cutanée et à un dérèglement de la réponse immunitaire [1-5].

L’eczéma allergique de contact correspond à une réaction immunitaire déclenchée par le contact avec un allergène. La dermatite irritative résulte, quant à elle, d’une agression directe de la peau par une substance irritante. Leur localisation, leur évolution et le contexte d’apparition peuvent aider le médecin à les différencier de la dermatite atopique 1[10].

Quelles peuvent être les causes et facteurs déclenchants ?

La dermatite atopique ne possède pas une cause unique. Elle résulte de l’association de facteurs génétiques, cutanés, immunitaires et environnementaux.

Une prédisposition génétique et familiale

Le risque de dermatite atopique est plus élevé lorsqu’un parent proche présente lui-même une dermatite atopique, un asthme ou une rhinite allergique. Certaines variations génétiques affectent notamment la filaggrine et d’autres protéines participant à la constitution de la couche cornée [3,5].

Une barrière cutanée fragilisée

La couche superficielle de la peau contient moins de certains lipides et protéines indispensables à son étanchéité. Cette barrière laisse davantage s’échapper l’eau et protège moins efficacement contre les irritants, les allergènes et les micro-organismes. La peau devient sèche, perméable et plus réactive [1,3-5].

Un dérèglement de la réponse immunitaire

La dermatite atopique implique une activation complexe du système immunitaire, notamment de certaines voies inflammatoires dites de type 2. Elle ne doit cependant pas être réduite à une simple allergie. Une allergie peut être associée à la maladie ou aggraver certaines situations, mais elle n’explique pas tous les cas [3,5].

Des facteurs déclenchants ou aggravants

La chaleur, le froid, la transpiration, les frottements, la laine, certains produits parfumés, les savons alcalins, les détergents ou le stress peuvent favoriser une poussée chez certaines personnes. Une infection cutanée peut également aggraver les lésions. Ces facteurs varient d’une personne à l’autre et ne constituent pas les causes profondes de la maladie [1,2,4].

Une allergie alimentaire peut coexister avec une dermatite atopique, notamment chez certains jeunes enfants présentant une forme modérée à sévère. Aucun régime d’exclusion ne doit cependant être commencé sans diagnostic médical, car une éviction injustifiée expose à des carences nutritionnelles [1,4].

Comment savoir si on a une peau atopique ?

Plusieurs observations peuvent orienter vers une peau à tendance atopique, mais elles ne permettent pas de poser soi-même un diagnostic :

  1. Observer la sécheresse cutanée : la peau paraît rêche, manque de souplesse et présente parfois de fines squames, même en dehors des poussées ;

  2. Repérer les démangeaisons : elles peuvent être intenses, perturber le sommeil et provoquer un besoin difficile à contrôler de se gratter ;

  3. Examiner les plaques : les zones atteintes deviennent rouges, rugueuses ou épaissies et peuvent parfois présenter des vésicules, un suintement ou des croûtes ;

  4. Noter les localisations : les joues et les faces externes des membres sont fréquemment touchées chez le nourrisson, tandis que les plis prédominent souvent chez l’enfant et l’adulte ;

  5. Observer l'évolution : la dermatite atopique alterne généralement entre des poussées inflammatoires et des périodes d’accalmie ;

  6. Rechercher un terrain familial : un eczéma atopique, un asthme ou une rhinite allergique chez un parent proche renforce l’hypothèse d’un terrain atopique ;

  7. Consulter un médecin : l’examen clinique permet généralement de confirmer le diagnostic. Un dermatologue peut être sollicité en cas de doute, de lésions étendues, de poussées fréquentes ou de traitement insuffisamment efficace [1,2].

Bon à savoir : une peau simplement sèche ou sensible peut présenter certains de ces signes sans être atteinte de dermatite atopique. Seul un examen médical permet de confirmer le diagnostic.

Quelles solutions naturelles pour prendre soin d'une peau atopique ?

Les produits Aroma-Zone peuvent accompagner la toilette, l’hydratation et le confort d’une peau à tendance atopique. Ils ne traitent pas la dermatite atopique et ne remplacent pas les dermocorticoïdes ou les autres traitements prescrits pendant une poussée. Un produit qui pique, brûle ou accentue les rougeurs doit être arrêté.

Nettoyer sans dessécher

Utilisation : Appliquer sur peau mouillée, faire mousser sur l'ensemble du corps puis rincer.

Conservation : La base seule : Stocker votre base lavante à l'abri de la chaleur. La base personnalisée : Bien conservé à l'abri de la chaleur et de la lumière et fabriqué dans des conditions d'hygiène optimale, votre produit pourra se conserver 3 mois.

Précautions : Éviter le contact avec les yeux. En cas de contact avec les yeux, rincer immédiatement à l’eau claire. La personnalisation est recommandée pour les adultes uniquement.

Relipider et protéger la peau

Utilisation : Appliquez sur le visage et/ou le corps matin et/ou soir sur une peau propre et parfaitement sèche. Puis faites chauffer la matière quelques instants dans la paume de vos mains avant de masser délicatement les zones concernées.

Conservation : A stocker à l’abri de la chaleur. Ma base personnalisée : Bien conservée à l'abri de la chaleur et de la lumière et fabriquée dans des conditions d'hygiène optimale, votre produit pourra se conserver 3 mois.

Précautions : La PAO (Période Après Ouverture) de ce produit est de 9 mois. Appliquer sur peau saine. Ne pas appliquer sur une peau très irritée ou abîmée ou sur des lésions suintantes. La personnalisation est recommandée pour les adultes uniquement.

Profiter des bienfaits de l'avoine

Utilisation : S'utilise en tant qu'ingrédient dans vos préparations.

Conservation : Ce produit est sensible à l'humidité. Conserver dans son sachet d'origine dans un endroit sec et frais, à l'abri de la lumière. Refermer soigneusement le sachet après chaque utilisation. Précautions : Produit pulvérulent, ne pas utiliser près d'une source de ventilation, ne pas inhaler. Usage externe, ne pas avaler. Tenir hors de portée des enfants. 

Comment prendre soin d’une peau à tendance atopique ?

Les gestes quotidiens complètent le traitement médical et limitent les agressions susceptibles d’entretenir la sécheresse et les démangeaisons [1,2,4].

  1. Prendre des douches courtes et tièdes : une eau très chaude et un lavage prolongé accentuent la sécheresse cutanée ;

  2. Choisir un nettoyant doux : privilégiez un produit sans savon alcalin, peu parfumé et bien toléré ;

  3. Éviter les accessoires abrasifs : lavez la peau avec les mains, sans gant rugueux, brosse ou fleur de douche ;

  4. Sécher sans frotter : tamponnez la peau avec une serviette douce ;

  5. Appliquer un émollient régulièrement : utilisez-le sur les zones sèches pendant les périodes d’accalmie et selon la tolérance de la peau ;

  6. Traiter les poussées sans attendre : appliquez le traitement anti-inflammatoire prescrit. Un émollient utilisé seul ne suffit pas à contrôler une poussée aiguë et peut être mal toléré sur une peau très inflammatoire [1] ;

  7. Choisir des vêtements doux : le coton et les matières lisses sont souvent mieux tolérés que la laine et les textiles rugueux ;

  8. Éviter la surchauffe : la chaleur et la transpiration peuvent accentuer les démangeaisons ;

  9. Rincer suffisamment le linge : utilisez une lessive bien tolérée et limitez les produits très parfumés ;

  10. Garder les ongles courts : cela réduit les excoriations et le risque de surinfection liés au grattage ;

  11. Repérer ses propres facteurs aggravants : notez les circonstances des poussées sans instaurer d’éviction systématique non justifiée.

Quels ingrédients retrouve-t-on dans les soins pour peau à tendance atopique ?

Le choix d’un produit doit reposer avant tout sur sa tolérance, sa formulation globale et sa capacité à réduire la sécheresse. La présence d’un actif particulier ne garantit pas à elle seule une efficacité supérieure dans la dermatite atopique [1].

  • Les céramides : ces lipides participent au ciment intercellulaire de la couche cornée. Les soins contenant des céramides peuvent contribuer à réduire la sévérité clinique de la dermatite atopique, mais leur supériorité sur les autres émollients n’est pas clairement démontrée pour l’ensemble des paramètres de la barrière cutanée [6] ;

  • La glycérine : cet humectant attire et retient l’eau dans la couche cornée. La glycérine est souvent associée à des agents émollients ou occlusifs dans les soins hydratants ;

  • L'avoine colloïdale : certaines crèmes formulées avec une concentration définie d’avoine colloïdale ont amélioré la sécheresse, le prurit et la fonction barrière dans des études cliniques. Ces résultats ne peuvent pas être généralisés à toutes les formules [7] ;

  • Le squalane : cet émollient complète la phase lipidique d’une formule et peut améliorer la souplesse et le confort d’une peau sèche. Il ne traite pas l’inflammation d’une poussée ;

  • L'acide hyaluronique : cet humectant contribue à l’hydratation superficielle de la peau. Il ne possède pas d’efficacité démontrée sur l’inflammation propre à la dermatite atopique ;

  • Les prébiotiques : ils sont destinés à soutenir l’équilibre du microbiote. Leur bénéfice spécifique dans la dermatite atopique reste moins établi que celui des émollients classiques ;

  • La vitamine B12 topique : une méta-analyse d’essais randomisés suggère un bénéfice de certaines formulations topiques à base de vitamine B12 sur la sévérité de la dermatite atopique. Les données restent toutefois peu nombreuses et ne permettent pas de considérer tout cosmétique contenant de la vitamine B12 comme un traitement de la maladie [9].

Quels soins visage adopter sur une peau sensible ?

Ces soins peuvent accompagner une peau sensible pendant les périodes d’accalmie, ou lorsque l’eczéma touche une autre partie du corps. Ils ne sont pas destinés à soulager une poussée d’eczéma du visage, leur efficacité et leur tolérance n’étant pas établies dans ce contexte. En cas de plaques rouges, suintantes, douloureuses ou très prurigineuses, demandez conseil à un dermatologue.

Étape 1 – NETTOYER ma peau

Étape 2 – CIBLER ma problématique

Étape 3 – HYDRATER ma peau

Étape 4 – AGIR DE L’INTÉRIEUR – Mon complément alimentaire

LE BOOST APAISANT DU SOIR

LE SOIN HEBDOMADAIRE À FAIRE SOI-MÊME

Précautions

Commencez tout nouveau cosmétique sur une petite zone de peau saine et surveillez sa tolérance avant une utilisation plus étendue. N’appliquez pas d’huile essentielle, de parfum, d’exfoliant, d’acide ou de rétinoïde sur une peau atopique irritée sans avis professionnel. Une formule naturelle peut elle aussi provoquer une irritation ou une allergie.

Pendant une poussée, ne retardez pas l’application du traitement prescrit au profit d’un cosmétique. Certains émollients peuvent piquer sur une peau très inflammatoire ou suintante : n’insistez pas et demandez conseil au médecin ou au pharmacien.

Consultez rapidement en cas de suintement important, de croûtes jaunes, de pustules, de douleur, de chaleur locale, d’extension brutale des lésions, de fièvre ou d’atteinte proche des yeux. Ne commencez pas de régime d’exclusion ni de complément alimentaire chez un enfant sans avis médical.

Conseil de l'expert

Une peau atopique a surtout besoin de simplicité et de constance : une toilette douce, un émollient bien toléré pendant les périodes d’accalmie et le traitement prescrit dès qu’une poussée apparaît. Multiplier les actifs ou changer fréquemment de produit augmente le risque d’irritation et complique l’identification d’un soin mal toléré. En cas de dermocorticoïde prescrit, respectez la quantité, la fréquence et la durée indiquées. Les craintes excessives à son sujet peuvent conduire à un traitement insuffisant et à la persistance de l’inflammation.

En savoir plus

Quel est le meilleur soin pour une peau atopique ?

Il n’existe pas un soin unique adapté à toutes les peaux atopiques. Le choix repose surtout sur une formule émolliente simple, bien tolérée, non parfumée et appliquée régulièrement pendant les périodes d’accalmie. En cas de poussée inflammatoire, l’émollient ne remplace pas le traitement prescrit par le médecin. Un produit qui provoque une brûlure ou accentue les rougeurs doit être arrêté.

Quels soins hydratants et relipidants privilégier pour une peau atopique ?

Privilégiez des soins associant des agents hydratants, comme la glycérine, à des lipides relipidants, comme les céramides ou d’autres émollients. Les baumes et crèmes riches conviennent généralement mieux aux peaux très sèches que les textures légères. La tolérance de la formule dans son ensemble compte davantage que la présence d’un actif particulier. Appliquez le soin régulièrement sur une peau propre, en dehors des lésions très inflammatoires ou suintantes s’il est mal toléré.

Quel est le rôle des céramides en cas de barrière cutanée altérée ?

Les céramides sont des lipides naturellement présents dans la couche cornée et participent au maintien de la barrière cutanée. Lorsqu’elle est altérée, la peau perd plus facilement son eau et devient plus sensible aux irritants. Des soins contenant des céramides peuvent contribuer à améliorer le confort et à soutenir la fonction barrière, sans remplacer le traitement médical d’une poussée de dermatite atopique.

Zoom sur notre rédactrice spécialisée, Hélène Betoux

Hélène Betoux est une journaliste beauté française spécialisée dans les médias en ligne. Elle rédige quotidiennement des conseils, des recommandations et des guides pour aider les consommateurs à choisir les produits de beauté les plus adaptés à leurs besoins. Attachée aux cosmétiques naturels, biologiques et « clean », elle suit de près les tendances et les innovations du secteur, qu'elle aime analyser et partager.

Bibliographie

1

Sigg N, Leducq S, Barbarot S, et al. Recommandations françaises pour la prise en charge de la dermatite atopique. Ann Dermatol Vénéréol FMC. 2025;5(8):493-533.

2

Société française de dermatologie. Dermatite atopique. Dermato-Info.

3

Institut national de la santé et de la recherche médicale. Dermatite atopique ou eczéma atopique. Inserm.

4

European Dermatology Forum. Living EuroGuiDerm Guideline for Atopic Eczema. Version de septembre 2023, mise à jour partielle en février 2025.

5

Weidinger S, Aoki V, Dhar S, et al. Atopic dermatitis. Nat Rev Dis Primers. 2026;12:36.

6

Nugroho WT, Sawitri S, Astindari A, et al. The efficacy of moisturisers containing ceramide compared with other moisturisers in the management of atopic dermatitis: a systematic literature review and meta-analysis. Indian J Dermatol. 2023;68(1):53-58.

7

Capone K, Kirchner F, Klein SL, Tierney NK. Effects of colloidal oatmeal topical atopic dermatitis cream on skin microbiome and skin barrier properties. J Drugs Dermatol. 2020;19(5):524-531.

8

Kim K, Lee E, Kim M, et al. Therapeutic effectiveness of probiotics for atopic dermatitis: a systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials with subgroup analysis. Asian Pac J Allergy Immunol. 2025;43(3):428-438.

9

8Yang H, Chen JS, Luo XY, Wang H. Efficacy and safety profile of antioxidants in the treatment of atopic dermatitis: a systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials. Dermatol Ther. 2022;35(7).

10

Société française de dermatologie. Eczéma de contact. Dermato-Info.