L'Anémone pulsatille, ou Pulsatille commune (Pulsatilla vulgaris), est une plante vivace appartenant à la famille des Renonculacées, originaire d'Europe. Son nom latin est tiré de pulsare, qui signifie, "agiter, secouer" et de vulgaris, qui signifie "commun". L'Anémone pulsatille se balance au gré du vent ; son nom même étant tiré du grec anemos, qui signifie "vent", d'où son surnom de "Herbe au vent". La plante possède des aigrettes plumeuses qui la coiffent d'un duvet et qui s’agitent avec le vent pour disséminer les graines qu’elles contiennent. Sa tige, assez raide, mesure généralement de 10 à 40 cm de haut. Sa souche est épaisse et entourée des restes des feuilles de l'année précédente. Elle possède une racine pivotante, forte, de couleur noire. La floraison apparaît de mars à juin. Au début de celle-ci, les boutons floraux sont penchés, puis se redressent à mesure que la fleur s'épanouit. Celle-ci est grande, jusqu'à 8 cm de diamètre, solitaire au sommet de la tige. Elle a la particularité de s'ouvrir uniquement s'il y a du soleil. A la moindre goutte de pluie, la fleur se referme. Elle possède des pétales violet, souvent violet foncé, très velus, presque argentés sur la face externe. Ses nombreux étamines sont de couleur jaune et plus courts que les pétales. Après la floraison, la plante développe des tiges plus longues. Une fois les fleurs épanouies, le feuillage émerge de la souche. Les feuilles sont nombreuses, en rosettes radicales, recouverte d'un poil soyeux de couleur vert gris, particulièrement les jeunes feuilles. Elles sont divisées en lanières linéaires, étroites, de 1-3 mm de large. Le fruit produit par la fleur est un polyakène, dont les arêtes s'allongent fortement, formant une tête très hirsute. L'Anémone pulsatille est une espèce très rustique qui résiste aussi bien à la sécheresse qu'à des températures très rudes. Elle affectionne les pelouses, le plus souvent calcaires, les pentes caillouteuses ou encore le sable calcaire.
Une plante sauvage sous protection
En France, elle est rare. Les milieux où elle évolue sont menacés et les jardiniers amateurs, attirés par sa jolie fleur, arrachent souvent les souches pour la replanter chez eux, perturbant ainsi fortement la reproduction de l'espèce. Les populations les plus marginales sont ainsi menacées. L'Anémone pulsatille bénéficie d'une réglementation et d'une protection, au niveau de la cueillette, dans plusieurs départements. C'est une plante très sensible aux pesticides et engrais et lorsque les sols sont trop riches, cette plante ne peut plus s'y développer.
Des risques de toxicité
Comme beaucoup de Renonculacées, la Pulsatille contient des composés chimiques, des lactones, qui la rendent toxique lorsqu'elle est utilisée fraîche. La toxique proto-anémonine, contenue dans ses feuilles et ses racines, se transforme en anémonine lorsque la plante est séchée. Elle devient alors inoffensive. Fraîche, elle n'atteint pas la toxicité d'un Aconit, mais elle peut provoquer par voie externe des érythèmes. Par voie interne, elle peut provoquer de graves brûlures de la bouche et de la gorge, ainsi qu'une inflammation du tube digestif, des reins, des vertiges, voire des convulsions et des troubles respiratoires.
Pulsatilla vulgaris ‘violet’, l'autre nom de la plante
C'est un autre nom pour désigner l'Anémone pulsatille. Aujourd'hui, beaucoup de cultivars sont produits par les pépiniéristes d'où la pluralité des noms qui s'ajoutent aux autres noms vernaculaires comme Fleur de Pâques.













