Les tiques sont des acariens hématophages : elles se nourrissent du sang des mammifères, oiseaux et parfois reptiles. On distingue deux grandes familles : les tiques dures (Ixodidae), les plus fréquentes chez l’humain et les tiques molles (Argasidae). Leur cycle de vie comprend trois stades actifs (larve, nymphe, adulte) et à chaque étape, elles nécessitent un repas sanguin pour évoluer (Stanek & Strle, 2018).
Une fois fixées, elles percent la peau à l’aide de leurs pièces buccales et injectent de la salive contenant des substances anticoagulantes, anesthésiantes et immunomodulatrices, ce qui leur permet de rester longtemps sans être détectées (Castelli et al., 2008).
En Europe comme en Amérique du Nord, certaines tiques sont vectrices d’agents pathogènes : Borrelia burgdorferi (responsable de la maladie de Lyme), virus de l’encéphalite à tiques, ou encore parasites de la babésiose (Due et al., 2013).
Quand et comment peut-on être piqué par une tique ?
Les tiques vivent principalement dans les zones humides et végétalisées : hautes herbes, sous-bois, lisières de forêts ou même jardins. Elles ne tombent pas des arbres, mais attendent patiemment, accrochées aux herbes ou aux buissons, qu’un hôte passe à leur portée. Dès qu’elles détectent la chaleur, le mouvement ou le dioxyde de carbone émis par un animal ou un humain, elles s’agrippent à la peau ou aux vêtements. Elles se déplacent ensuite à la recherche d’une zone fine et peu exposée, comme l’arrière des genoux, les aisselles, le cuir chevelu ou l’aine, pour s’y fixer et commencer leur repas de sang. C’est pourquoi les promenades en nature, le jardinage ou même les jeux dans l’herbe peuvent être des moments propices aux piqûres de tiques, surtout du printemps à l’automne.





























